Un Blog Bio Mais Pas Trop

Le blog bio mais pas trop, c'est l'histoire d'un jardin quasi bio, débrouillard, économique et simple, à la découverte de la Nature au quotidien. Journal de bord ou fourre-tout, il n'y a pas que du jardinage ...

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La Tanière du Lapin Blanc

dimanche 11 octobre

Interlude énigmatique

Pour rassurer les visiteurs et visiteuses, je n'ai pas abandonné le blog. Il est seulement entre parenthèse, une longue longue parenthèse.
La page blanche ? Même pas. Ou pas vraiment. J'ai des dizaines d'idées de billets, mais c'est vrai que parfois j'hésite à me lancer.
En fait, depuis l'an dernier beaucoup de choses sont arrivées laissant peu de place au blog.

derangement_bis

Lesquelles ? A vous de deviner quelques uns de ces événements qui ont bouleversé mon quotidien ces derniers temps.
Les amateurs d'énigmes apprécieront peut-être. Attention, deux éléments sont très proches.

A très bientôt, en des jours meilleurs.

Pondu par Din_Diu vers les 13:30:56, ce billet de la catégorie "Communiqué" fait l'objet de 4 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 29 avril

Ne cherchez plus !

"Ah ! Te voilà, toi ? Regarde, la voilà la Pomponnette Grenouillette... C'est maintenant que tu reviens?".

On va croire que j'ai manigancé un genre de coup médiatique avec du suspens où j'annonce la disparition d'une habitante du jardin, pour que, quelques jours plus tard, ô heureux hasard, celle-ci réapparaisse à point nommé. Ben non, en toute sincérité, je suis étonné de revoir la fameuse grenouille en question.

Donc quelques jours à peine après l'avis de recherche, c'est en allant vérifier ce que j'aurai de vase à nettoyer dans la rigole que je tombe nez à nez avec la grenouille. Son retour est bien récent puisque l'après midi même je la dérangeais pendant son bain de soleil en bord de chemin. Auparavant, si ça avait déjà le cas, je l'aurais remarquée (même si je ne suis pas toujours là à surveiller ...).

grenouille_2009_1

D'une bonne dizaine de centimètre, elle a l'air de bien se porter. Et alors, au mystère de l'aéroportation s'en ajoute un autre : qu'a-t-elle pu bien faire ces neuf derniers mois, et surtout comme a-t-elle survécu ? Pas de points d'eau dans les alentours, donc se nourrir et passer l'hiver n'ont pas dû être une mince affaire. Sans parler des prédateurs et des routes à traverser ...

Je devine qu'elle a emprunté le soriciduc, ma version perso du corridor biologique. Çà fait une quinzaine de mètres, mais après ?
Après ? elle se ballade. Depuis, ce jour de la semaine dernière où je l'ai vue, plus de signe de passage. Elle est surement ici pour la période de reproduction. Sauf, vu le caractère exceptionnel de son arrivée (pour ne pas dire parachutage) dans mon chemin, ses probabilités de rencontre un partenaire sont faibles, très faibles.

grenouille_2009_2

Enfin, je m'étais au départ dit qu'il s'agissait d'une grenouille verte, mais ce n'est pas si simple que cela. La ressemblance entre les grenouilles vertes, rieuses et de Lessona, rend la distinction peu aisée.

Je remercie donc ceux qui par leurs commentaires m'ont fait part de leur intense recherche et de leur angoisse ...

Maintenant que cela est dit, je vais faire mon ségo :  je m'excuse auprès de la cigogne, du faucon crécerelle et autre chat qui je l'espère ne me tiendront pas rigueur d'avoir conclu trop rapidement à leur culpabilité.

Pondu par Din_Diu vers les 14:32:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 8 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 18 avril

Avis de recherche

L'an dernier, une grenouille s'est mystérieusement retrouvée au pied du portail. L'hypothèse de la grenouille aéroportée allait bon train et ne put être vérifiée.
Le batracien resta néanmoins dans les parages. En juillet il se trouvait à peine à 5 m de là où je le découvrais et avait pris du poids.

grenouille_juillet

Je ne semblais pas trop la déranger. Une rigole où je vide notamment la gamelle d'eau de la chienne, et donc toujours humide, semblait lui fournir sa dose quotidienne de vers et d'insectes.

traverse

A l'abri d'une traverse de chemin de fer qui fait limite entre le chemin et la pelouse, la grenouille avait la fraîcheur et la protection.

grenouille_juillet_2

En août, plus de signes de grenouille. Peut-être, le temps, trop sec, l'a poussée à chercher un coin humide ou mieux, une mare ? Un prédateur en a fait son repas ? Une cigogne de passage, très rare mais pourtant aperçue ? Un faucon crécerelle vu à voler à 2 m juste au-dessus du chemin ? Ou alors un chat en quête d'amusement ?

 

Voilà, j'ai beau regardé au pied du portail ces jours-ci, pas de nouvelles traces de quelque grenouille que ce soit. Donc, si jamais, vous trouviez ma grenouille, vous êtes priés de la laisser tranquille.  Mais glisser lui tout de même à l'oreille (si vous la trouvez) qu'il serait temps de revenir, parce qu'avec toutes les limaces ici, y a du boulot à la maison...

Pondu par Din_Diu vers les 08:57:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 7 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 17 avril

Adieu tomate, et à jamais

Mes semis de tomates sont faits depuis 2-3 semaines, les plantules sont bien parties. Mais en récolterai-je les fruits ? Pas si sûr.
tomate_mildiouJe n'ai pas fait de potager l'an dernier, donc je ne me prononcerai pas. Par contre le souvenir de 2007 est encore cuisant, les tomates étaient encore vertes quand il a fallu arracher tous les plants. Cette année-là, je mangeai quasiment pas de tomates du potager.
Le responsable, le mildiou, avait les meilleures conditions possibles, chaleur et humidité.
Mais tous le monde étaient concernés par ce fléau, amateurs comme professionnels.

Y compris un jardinier normand et bio, qui début juillet 2007, virait ses plants de tomates avant d'avoir esquisser la moindre lutte. C'est l'introduction d'un article du magazine "Les 4 saisons du jardin bio" de mars-avril 2009. Selon Jean-Paul Thorez, l'auteur de l'article, le mildiou est devenu de plus en plus virulent au cours des années 90. Comme lutte, il s'agit alors de commencer avec des bonnes pratiques de préparation de sol, de plantation, d'espacement, de rotation de cultures, de paillage, d'arrosage, de traitement, ...
On retrouve d'ailleurs en traitements les classiques pulvérisations de bouillie bordelaise et décoction de prêle (à 5%). On trouve dans les livres cette astuce qui consiste à traverser la base de la tige avec un fil de cuivre, lequel cuivre serait en partie dissout et transporté par la sève dans toute la plante la protégeant par la même occasion. Le fil de cuivre ne fait pas l'unanimité puisque dans l'article il est clairement dit qu'il n'a jamais fait ses preuves. Et vu ce que j'ai subi en 2007, je suis plutôt enclin à le croire.

Parfois, et en fonction de là où on habite et de son climat, la seule solution pour protéger ses tomates reste de les cultiver sous abri. Dans la même idée et pour tous, une astuce proposée est de placer un toit transparent au-dessus des plants pour éviter le contact avec l'humidité (de la pluie à défaut de celle de l'air).

Enfin, même si la tendance du climat à se réchauffer joue contre nous, des solutions bio semblent se démarquer. Il y aurait les éliciteurs (sortes de "vaccins végétaux" à base de plantes) et le BRF (bois raméal fragmenté).
Dans le cas du BRF, Jean-Paul Thorez ne rentre pas dans le détail sur les raisons possibles de la capacité du BRF à protéger les plantes cultivées des maladies. A l'occasion d'une conférence de Jacky Dupéty, agriculteur et auteur d'un livre sur le BRF, j'ai eu une explication : les "bons" champignons qui dégradent le broyat, occupent le terrain, entrent en compétition avec le "méchant" champignon qu'est le mildiou, et réduisent son action. Pour l'anecdote, Jacky Dupéty ajoutait qu'il n'arrachait pas les plants de tomates sains en fin de saison, afin que leurs racines, du moins la place qu'elles laissaient, maintiennent une certaine aération du sol.

Pour plus d'infos, le magazine doit être encore kiosque. En plus, il y a le premier volet de la réalisation d'un poulailler en paille.

Pour revenir à la tomate, et pour ceux qui font leurs propres graines, il est toujours bien de savoir s'allier une fois de plus l'aide d'un bon champignon, le geotrichum candidum. Mais ça n'est pas pour tout de suite.
Donc en attendant et pour ne pas être déçu, j'ai préparé seulement un petit nombre de semis de tomates, d'une part  pour pouvoir plus facilement les surveiller et réagir rapidement si besoin, et d'autre part pour ne pas tous miser sur le même cheval et avantager d'autres types de cultures.

Enfin, un homme averti en vaut deux. J'aimerais autant qu"un homme averti mange des tomates"

Pondu par Din_Diu vers les 19:45:00, ce billet de la catégorie "Les nuisibles" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 04 avril

Safari

Tandis  que les derniers rayons du soleil couchant s'attardent sur la prairie, j'aime à contempler les fauves venir en meute s'abreuver ...

fauves


Parfois même, une girafe se joint à eux sans que ça les dérange.

girafe
Bien sûr, peu imaginatif s'abstenir ...

Pondu par Din_Diu vers les 23:59:52, ce billet de la catégorie "Dans la prairie" fait l'objet de 7 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

dimanche 15 mars

Cessez le feu !!

Cela devait finir par arriver. Ce n'est plus toléré, c'est interdit !  Désormais, sur ma commune, le brûlage de (tous) déchets verts à l'air libre est interdit.

Talis lex est
L'arrêté qui fixe cela fait référence entre autres au décret n°2002-540 du 18 avril 2002 relatif à la classification des déchets assimilables aux déchets ménagers parmi lesquels on retrouve les :
"
20 02 Déchets de jardins et de parcs (y compris les déchets de cimetière) :
20 02 01 - déchets biodégradables ;
20 02 02 - terres et pierres ;
"
Mais c'est quoi un déchet ? Selon l'article 1 de la loi du 15 juillet 1975  relative à l’élimination des déchets et la récupération des matériaux , c'est "tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit, ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon".
On n'est d'ailleurs pas loin du glanage où il s'agit de récupérer quelque chose censé être abandonné (dans un champ comme sur la voie publique) donc un déchet.

Il est aussi fait référence au plan de protection de l'atmosphère (PPA) de l'agglomération lyonnaise, arrêté inter-préfectoral n°2008-2834 du 30/06/08 et notamment l'action RTA 4.

Donc pourquoi s'abstenir de brûler ses déchets verts  ?
Cette action RTA 4 (Résidentiel Tertiaire et Artisanat n°4) est  justement de rappeler l’interdiction de brûlage des déchets en plein air et vise la réduction des émissions de polluants (oxydes d’azote, oxydes de soufre, particules en suspension, composés organiques volatils, hydrocarbures aromatiques polycycliques, dioxines et furanes).

Le feu de jardin n'est pas si anodin qu'il parait l'être. Les déchets verts sont la plupart du temps humides quand ils sont brulés. Cette teneur importante en eau produit beaucoup de vapeur chargée en particules (la fumée) et refroidit le feu. Cette combustion à basse température est de mauvaise qualité et favorable à la production de polluants supplémentaires.

La matière vivante contient des sels minéraux comme … le sel ou chlorure de sodium (NaCl). Et le chlore du sel peut être source de dioxine lors d'une combustion à faible température.

Ainsi, un feu de branchages produit des quantités moindre que la combustion de certaines matières plastiques ou de matériaux traités, mais tout de même non négligeables de cette dioxine.

Nos voisins suisses et belges sont sensibles à la combustion des biodéchets en tant que source de ces polluants. En France, l'ADEME semble se limiter aux inconvénients et impacts suivants : risque de brûlures voire d'incendie, gêne pour le voisinage et réduction de la visibilité par la fumée à proximité des routes.

En dehors de cela, un seul feu de 50 kg de végétaux équivaut en particules à : 8500 km parcourus par une voiture essence récente, au moins 40 trajets pour accéder à la déchèterie la plus proche, 4 mois et demi de chauffage d’un pavillon avec chaudière fuel, une demi-journée de feu de bois d’une cheminée ouverte, ou 16 jours de chauffage d’un pavillon avec une chaudière à bois récente.
Si tous les propriétaires d’un pavillon de l'agglomération grenobloise font un seul feu de ce type par an, ils émettront autant de dioxines et furanes que l’incinérateur d’ordures ménagères pour brûler nos déchets pendant 43 ans à la norme actuelle.

Je vais donc désormais devoir changer mes habitudes. On pourrait dire que je suis un pyrophile (même si le terme a une autre signification). J'avais toujours un tas, souvent de branchages, que je ne pouvais destiner au compostage. Et c'est seulement une fois bien sec que je mettais le feu. Beaucoup de flammes, peu de fumée, m'en occuper et le surveiller était un des petits plaisirs du jardinier.

Bye bye ces feux de joie, j'ai commencé à réfléchir à la manière de gérer la quantité d'herbes, de feuilles, de branches issue de mon jardin. 

Le premier moyen qui me vient à  l'esprit est le compostage. Je ne vais pas trop m'étaler dessus, je l'ai déjà fait et d'autre le font encore mieux, que ce soit par exemple l'AREHN ou l'ADEME.
En cas d'impossibilité de composter, il y a alors la déchetterie.

Mon tas de compost déborde, envahit  le jardin et je n'ai pas de véhicule ou pas suffisamment de place pour évacuer tous mes biodéchets … que faire ?!

Remarquez, certains ne se sont pas posés la question très longtemps. J'en veux pour preuve ces petits tas qui jalonnent les bords de chemin de campagne. Voire ces sacs plastiques,  parce que tant qu'avoir la flemme autant l'avoir jusqu'au bout. C'est vrai que la déchetterie est tout de même à 2 km d'ici. Faut pas déconner, ça fait loin !

depots_sauvages

Autre exemple de fainéantise, d'insouciance, d'incivisme  ou simplement du mépris de la réglementation et/ou de l'environnement, il y a les déchets de taille laissés sur place au pied de la haie dans le champ voisin. Enfin, il y a ceux qui  brulent tout de même leurs déchets mais de nuit : l'herbe humide fait beaucoup de fumée et peu de flammes. Invisible à l'œil, l'odorat et les poumons le sentent passer.
Mais tous le monde n'est pas comme ça ! Quoique, pour ce que j'en sais, je ne suis pas allé chercher ces exemples bien loin, tout au plus dans un rayon de 300 mètres autour de chez moi.

Bref, contrairement à d'autres, je me suis posé la question du devenir de mes déchets verts en excès.

Tout d'abord,  un rapide inventaire de ces potentiels déchets :  les fruits tombés sains et malades, les feuilles mortes, l'herbe de tonte, l'herbe de fauche,  les branchages, les branches, les troncs et les souches.

Très possible que cette liste ne soient pas exhaustive, mais celle qui suit l'est l'est certainement encore moins.


Du plus petit au plus gros ...

L'herbe de tonte : dans le compost ou pour faire du paillage, pas grand-chose d'autre à rajouter à ce que j'avais déjà dit ...

L'herbe de fauche : Dans l'année, on fauche beaucoup moins souvent qu'on ne tond. Le "peu" obtenu peut aussi être intégré au compost ou servir de paillage.

Cette année, j'ai essayé un truc avec cette herbe. Les bananiers ont poussé et il devient difficile de les protéger en hiver. Pour ne pas trop avoir à les rabattre, j'ai improvisé des cache-nez pour mes bananiers : du bas vers le haut, j'ai enroulé de l'herbe comme une corde, reliant les brins ensemble en les torsadant. Entourés d'un manchon d'herbes bien serrées de 2cm d'épaisseur, et recouvert d'une simple bâche, les bananiers ont, semble-t-il, bien passé cet hiver, lequel était pourtant assez rigoureux.

Sinon on peut laisser cette herbe en un tas. Des petits tas que j'avais laissés au pied des haies avaient fait le bonheur des femelles vers luisant qui trouvaient là la possibilité d'être à la fois cachées et visibles à  travers les brins.

tas_herbes

Un tas plus grand (plus d'un mètre),dans un coin du jardin, abrité ou pas, fera office d'abri pour insectes ainsi que pour rongeurs. Au fur et à mesure des sessions de fauche, alors qu'il se décomposera et se tassera par la base, le tas sera alimenté par le haut.

Les feuilles sèches : Pendant l'hiver elles auront servi à la protection des végétaux craignant le gel. Puis au printemps, les incorporer au compost. Elles prennent du temps pour se dégrader, alors un manière de donner un coup de pouce au processus est de les "mixer" avec un rotofil dans une poubelle faisant office de "bol à mixeur".
Les feuilles sont aussi un constituant des buttes (voir plus bas).

Les fruits tombés : Ceux apparemment sains ont été laissé pendant l'hiver pour nourrir merles, hérissons ou tout autre affamé. Au printemps, ils iront rejoindre les fruits malades qui, pour éviter la propagation de maladies, ont été enterrés à 1m de profondeur.

Les branchages : Ça se complique. Les branchages sont plutôt encombrants. J'en ai disposés au pied de l'emplacement de la haie actuelle et à l'emplacement de la future haie. C'est un moyen comme un autre pour les arbustes de la haie de ne pas avoir la concurrence de mauvaises herbes et d'avoir les  pieds au frais. Idem pour les futurs arbres de la haie.

dechets_haie

Tous ces branchages sont également des abris pour les insectes et les petits rongeurs.
Des petits fagots, d'inclinaisons et d'orientations variées, constitués d'une vingtaine de tiges de différentes grosseurs, de 20-30 cm de long, creuses ou pleine de moëlle (buddleia, sureau) feront des nichoirs et abris à insectes.
Un grand tas de branchages, aussi organisé en fagot, peut être le refuge de nombreux oiseaux. Certains comme le rouge-gorge, le troglodyte mignon et l'accenteur mouchet y nicheront.
Et pour le jardinier patient (très très patient), ces oiseaux viendront même semer (par l'entremise des voies naturelles) les futurs sureaux, aubépines ou encore prunellier, d'une non moins future haie vive.

Les branchages sont l'élément de base de la culture sur butte à la façon allemande. Dans une tranchée de 25 cm de profondeur, de 1m80 de large, et orientée nord-sud se succèdent des couches concentrique  :
- la première de branchages est bombée, haute de 50 cm tout en laissant une marge sur les côtés,
- la deuxième couche faite avec les mottes de gazon précédemment enlevées au moment de creuser la tranchée, racines vers le haut. Sinon de la paille ou des déchets verts variés sur 15 cm recouvert de 10 cm de terre bien tassée,
- la troisième faite de 25 cm de feuilles, humides et mélangées à un peu de terre,
- la quatrième couche, éventuellement de fumier sinon obligatoirement de compost bien mûr,
- La cinquième et dernière couche de 15 cm d'épaisseur de terre.

culture_sur_butte

Sur la butte, seront d'abord plantées les premières années des plantes exigeantes comme les pommes de terres, des tomates ou des choux. Les moins gourmandes seront au pied de la butte.
Bien que tentant, je n'ai pas encore eu l'occasion de me lancer dans cette façon de faire. Pour les audacieux, il sera bon de connaitre les avantages (dont l'augmentation de la surface cultivable, le sol réchauffé du fait de la fermentation et l'exposition, la facilité de drainage et du travail, et un rendement élevé) et les inconvénients (dont la possibilité des racines de griller au contact avec la matière organique en décomposition,  le dessèchement de la butte, le milieu accueillant pour les souris et les taupes, et l'effort demandé à la mise en place de la butte).
La culture sur butte a fait aussi l'objet d'un sujet sur le forum de OnPeutLeFaire.com.

Autre usage des branchages et des branches de moins de 7 cm de diamètre : le bois raméal fragmenté ou BRF (voir les Jardins de BRF). On l'appelle aussi aggradation (par opposition à dégradation). C'est une technique qui améliore le sol.
Les végétaux (y compris ronces, lierres, … !) sont broyés en octobre juste après la chute des feuilles. Le broyat est disposé en couche de 8 cm d'épaisseur et permet de cultiver directement sans avoir à (trop) travailler le sol. Les (bons) champignons microscopiques, dont le développement est favorisé par la sève encore présente dans les végétaux, permettent également de protéger les plantes du potager. C'est à renouveler tout les quatre ans.
Le broyat obtenu en mars-avril doit être, quant à lui, mélangé au sol en surface et arrosé si le temps est trop sec.
Les conifères peuvent même être utilisés en BRF à condition de représenter moins de 20 % du broyat utilisé.
Le hic, c'est que même si il est possible de le faire à la main (avec hache et marteau), le broyeur peut se révéler indispensable pour ceux ayant de grande quantité de déchets de taille.

Enfin, les branchages peuvent faire de quoi pailler des massifs ou garnir un chemin. En l'absence de broyeur, j'ai utilisé ce que j'avais sous la main : un taille-haie électrique. Tout comme le rotofil (que je citais plus haut) je l'utilise comme un mixeur. J'ai utilisé là aussi une poubelle pour mixer de l'aubépine. Mais pour les végétaux encombrants j'ai utilisé une corde pour faire un énorme fagot, lequel a été débité en "tranches". Dans ce cas là, les morceaux de buddleia ont servi comme paillage pour des boutures de sureau.

taille_haie

Ailleurs, j'étais envahi de vigne vierge. Avec le taille-haie j'ai "émincé" le tas de vigne vierge arrachée en croisant la coupe de façon a avoir des bouts de 10 cm au plus. Cela m'a servi pour les passages du potagers.

Certains végétaux comme les conifères ou les laurier-cerise et laurier-rose ( parce que soit ils sont acidifiants, soit ils sont toxiques), sont difficile à utiliser : éventuellement pour pailler le pied des arbres dont ils sont issus (en l'absence de maladies), sinon direction la déchetterie.

Un cas particulier, le bambou ne fait pas du bon BRF. Par contre, il est très utilisé pour faire des tuteurs , des treilles, des nichoirs à abeilles, etc …  Pour toute ces utilisations, le bambou doit avoir plus de rames_pois4 ans et avoir été séché.

Entre branchages et branches, certaines parties faisant 1,5 à 4 cm de diamètre ont des utilités plus précises : rames pour pois ou haricots grimpant ; panneau tressé en noisetier, châtaignier ou saule, pour des bordures, clôtures ou même pour un silo à compost … sans oublier le frêne qui, flexible, est un bois dont on faisait les arcs.

bordure_tressee
Piquets et tresses sont en noisetier. Sauf que les piquets viennent de branches mises à sécher il y a quelques années de cela, et les tresses sont des chutes de recépage de cette année. Pour couvrir le passage central du potager, j'ai étalé de la vigne vierge coupée en morceau.

Pour un diamètre encore plus large, ces branches font de bons poteaux imputrescibles en robinier (faux acacias) après séchage, des piquets en châtaignier pour les plants de tomate, des portillons, des palissades, des meubles de jardins, …

banc_chaise

Des rondins : De 15 à 20 cm de diamètre, ces rondins quand ils sont en charme, frêne ou chêne, seront mis à sécher pendant 3 à 4 ans pour faire du bois de chauffage.
nichoir_insecteDans un coin du jardin, et pas forcément le même que celui où se trouve celui d'herbe, un tas de bois sert d'abri pour le hérisson, la belette, le crapaud, la musaraigne, les carabes, de nichoir pour les abeilles et de source d'alimentation pour les insectes saproxylophages (mangeurs de bois mort).
Il peut même y avoir deux tas : l'un au soleil pour les insectes xylicoles (qui nichent dans le bois) et l'autre à l'ombre pour les insectes saproxyliques (qui  mangent de la matière morte).
Seuls les rondins frais, non séchés, feront ici l'affaire. Au fil des années, on en ajoute tandis qu'avec la décomposition le tas s'affaissent.

Dans un rondin sec de bois dur (hêtre, chêne,…), des trous de 2 à 12 mm de diamètre, environ 10 fois plus profonds que larges, orientés au sud ou à l'est, et à l'abri des intempéries, seront les futurs nichoirs à abeilles solitaires.

Petits ou grands déchets verts, tous peuvent être réunis dans un immeuble à insectes comme sur cette photo de gauche.

Les billes de bois : Les usages de morceaux de troncs diffèrent peu de ceux des rondins : bois de chauffage, mobilier de jardin (bancs et tabourets), bordure et séparation, ...

bois_mort

Sous le chêne, des rondins provenant d'un vieux saule qu'il a fallu abattre, bordent des fougères, et sont en train de se décomposer au profit des plantes. Les branches mortes tombées du chêne sont cassées facilement et au fur et à mesure pour couvrir le passage boueux que ma chienne aime emprunter.

A l'instar d'une souche, une bille de bois de bouleau ou de saule, debout dans une haie, se décompose assez rapidement au fil du temps. Couverte de mousse ou de lierre, elle devient idéale pour certains petits animaux qui y trouvent nourriture, lieu de ponte ou nichoir, comme la cétoine par exemple .
Et puisque les moisissures des bois morts et vivants diffèrent, il n'y a pas de risques à ce que du bois mort se décompose à côté d'arbres bien en vie.

Réduire les déchets à la source
On trouve dans beaucoup de tondeuses le moyen de faire du mulch. L'herbe tondue est hachée et redéposée dans le gazon. Aucun bac d'herbes à vider. Intéressant pour des pelouses entretenues, cela devient un inconvénient ailleurs. 
Le mulch enrichit le gazon en matière organique, ce que les mauvaises herbes aiment beaucoup, et les prairies apprécient moins. Les plus belles prairies fleuries sont d'ailleurs sur des terrains pauvres.
Avec cela, plus on coupe l'herbe, plus elle aura tendance à pousser. On produit plus de matière en tondant qu'en fauchant, ce qui augmente d'autant plus la fréquence de la corvée...

Sinon, avoir un minimum de déchets se pense à l'avance. Par exemple, au moment de planter une haie. Il s'agit de choisir des arbustes et arbres soit à croissance lente (buis, if), soit facilement valorisables.
Autant préférer les haies vives (prunier, prunellier, sureau, noisetier, aubépine,  houx, cotonéaster, fusain, …) ou fleuries (buddleia, forsythia, wegelia, cornouiller, hibiscus, seringat, lilas,…) au lieu des haies persistantes (thuya, cyprès, troëne, laurier-cerise,…).

Et pourquoi ne pas tailler les saules et robinier en têtard ? Cette façon de faire offre le gîte à une faune variée et ses déchets de tailles font souvent bon usage.

Et pourquoi ne pas mettre en commun un broyeur pour les habitants d'un quartier ou d'un village ? Ou alors un broyeur itinérant où les gens apportent leurs déchets verts et repartent avec leur broyat ? Ce sont des moyens de mettre à disposition à moindre coût un matériel qui sert peu au cours de l'année.

Et pourquoi ne pas organiser une "Bourse aux Déchets Verts" ? Parce que les déchets des uns sont les matières premières des autres.

Et c'est maintenant que se pose le réel problème qui me préoccupe vraiment : si tous ces résidus du jardinage ne sont plus abandonnés mais me servent et qu'ils viennent même parfois à manquer, sont ils encore des déchets ? Et s'ils n'en sont plus, j'ai alors le droit de brûler mes non-déchets verts. Non ?

Pondu par Din_Diu vers les 00:26:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 12 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 04 mars

Paradoxe agrochimique

Qui a dit que tout agriculteur qui estimait pouvoir "faire pousser autant de bonnes plantes à l'aide de quelques kilogrammes d'une substance chimique qu'avec le même nombre de tonnes de fumier" se trompait, et qu'à quiconque cultivait un potager, déclarait qu'à sa place lui-même "s'installerait dans une localité où [il pourrait] acheter à bon prix une grande quantité de fumier" ?

Sélectionner avec la souris pour faire apparaitre la réponse : Sir John Bennet Lawes (1814-1900). Il a déposé les premiers brevets concernant les fertilisants phosphatés et les mélanges de nitrates et est à l'origine de la toute première usine d'engrais artificiel au monde à Rothamsted en 1841. Cela a fait sa fortune.
Cependant, c'est Justus von Liebig qui est considéré comme le père de l'industrie des engrais, les ayant inventés mais n'ayant pas eu l'idée de faire breveter ses découvertes.

Lu dans "Homo disparitus" de Alan Weisman

Pondu par Din_Diu vers les 00:46:00, ce billet de la catégorie "Au potager" fait l'objet de 2 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 27 février

Mort d'un ch'ti pinson

De mémoire, parmi les passereaux qui ont fréquenté la mangeoire avec tournesol en libre-service, il y avait les habitués : les moineaux, les mésanges charbonnières et bleues, et les pinsons des arbres. Régulièrement et chacun en solo, le rouge-gorge et le minuscule troglodyte mignon viennent inspecter le sol en contrebas. De temps en temps, quelques rouge-queue font une brève apparition.
Par contre je n'ai pas eu cette année l'occasion de voir verdiers, serins cini ou encore les chardonnerets élégants.
En revanche, j'ai eu le plaisir d'observer des convives de passages. Une mésange huppée s'est invitée en tout début d'hiver, en compagnie de bergeronnettes grises qui sillonnent le champs fraichement labouré.
Je n'oublie pas le campagnol qui fait de rapides navettes entre son abri sous la traverse de chemin de fer et les quelques graines tombées au sol, et que j'ai souvent l'occasion de surprendre en pleine action.

Et puis ces dernières semaines, quelques pinsons du nord ont rejoint la bande pour la toute première fois. Avec tout ce monde, parfois la découverte est plus maussade ...

pinson_du_nord_mort

Peut-être victime du chat qui squatte dans le coin et lorgne d'un peu trop près tous ces oiseaux. Peut-être entré en collision avec le sas d'entrée vitré. Mais pas de bol, c'est un des représentants d'une des espèces les moins représentées qui paie le pots cassés.

pinson_du_nord_pave
Mais c'est la vie ...

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mercredi 25 février

La pose des nichoirs

installation_nichoir_1Beaucoup ont du se poser la question suivante suivante à la fin du billet sur la fabrication d'un nichoir : pourquoi planter des bâtons à 8h30 et 13h de façon à ce que leurs ombres se projettent en direction de l'arbre qui accueillera le nichoir ? Pour savoir dans quelle direction poser le nichoir.
En effet, l'entrée du nichoir doit être orientée au mieux vers l'est-sud-est. En l'absence d'une boussole, l'entrée devra faire face au soleil de 8h30 (heure d'hiver, 7h30 heure solaire, et 9h30 heure d'été). Et en l'absence de soleil le jour de la pose, les bâtons mis auparavant prendront la relève, celui de 13h indiquant le sud.
Justement, mes nichoirs étant à l'ombre du feuillage des bouleaux dans lesquels ils se trouvent, ils sont un peu plus tournés vers le sud.

En dehors de cela l'emplacement doit être abrité du vent, du soleil direct et à l'abri des prédateurs et en particulier des chats. Pour ce dernier point, il y a toujours la possibilité de mettre une collerette sur le tronc. Autre solution, l'arbre enlierré, qui l'est plus encore depuis la dernière fois que je l'évoquais. 1m50 à 2 m de hauteur de lierre dissuade tout chat de grimper et cela sans nuire à l'arbre (c'est le poids du lierre qui envahit tout un arbre jusqu'à son sommet qui peut le faire mourir).

La hauteur d'installation est entre 2 et 6 mètres avec des préférences selon les espèces (rouge-gorge : moins de 2 m ; mésange charbonnière : 2-6 m  ; mésange bleue : 2-4 m ; rouge-queue : 2-5 m ; merle noir : 2-10 m !).

Pour fixer enfin le nichoir à l'arbre, pas besoin de clous, mais seulement du bon vieux fil de fer.

installation_nichoir_2

Plus ou moins à tâtons, un des deux fils me permet de maintenir tant bien que mal le nichoir au bon emplacement pendant que j'attache solidement avec l'autre fil. Mais depuis longtemps, je ne prends plus la peine de serrer.
Avant, je serrais et utilisais des bouts de chambres à air pour que le câble ne morde pas dans le tronc. Maintenant, ce sont des morceaux de bois que j'insère voire que je fais rouler tout autour du tronc pour tendre le fil sans que ces deux là soient en contact.

installation_nichoir_3

Dans le cas de ce nichoir en particulier, j'ai même été amené à rétablir la verticalité du nichoir.

Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre, un peu observer, mais surtout ouvrir les oreilles aux aguets des premiers gazouillis affamés de la future nichée.

Pondu par Din_Diu vers les 18:20:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 21 février

Nichoir version 2009

vieux_nichoirA partir de mars, les passereaux vont aller nicher. Mais pour l'instant mésanges, moineaux, rouge-gorges et rouge-queues sont encore en repérage et à chercher leur partenaire. Il est donc encore temps pour installer les nichoirs. Encore faut-il que ceux-ci soient prêts voire fabriqués.
Le vieux nichoir va repartir pour une nouvelle année (pas loin d'être la dixième). Mais cette fois-ci, il ne sera pas seul.
Je me suis lancé à nouveau dans l'aventure de la fabrication d'un nichoir. Je pense à de l'aventure puisque, à chaque fois, je me lance avec quelques idées, certaines à expérimenter, mais sans être sûr du résultat et de sa qualité.

nichoir

Aller, zou !!

nichoir_profil

Pour le nichoir version 2009, je me simplifie la vie. Sur le plan j'avais commencé avec un toit en pente. Mais finalement j'ai opté pour un toit plat faisant fi des angles autres que ce bon vieux 90°. Tout au long, l'équerre sera mon amie.
Donc au lieu d'avoir les morceaux E et F de 7 cm, ils feront 12 cm. De même les côtés G et H vont être modifiés. Les planches feront donc 14x96 cm et 23x60 cm. Le toit ne change pas, à la limite il sera raccourci si besoin.

nichoir_demonte

J'ai gardé la forme balcon. Elle permet aux occupants du nichoir de tenir les intrus au dehors, aux oisillons d'être hors de portée des prédateurs comme le chat par exemple, et à l'intérieur d'être à l'abri de la pluie.
J'ai lu des auteurs conseillant d'acheter les nichoirs au lieu de les bricoler soi-même, pour la raison que ceux faits maison sont susceptibles de se dégrader rapidement, de se fendre et d'exposer la nichée à des courants d'air. J'ajouterai d'éviter les agglomérés et contreplaqués qui vieillissent mal sous l'effet des intempéries.
Mais l'inconvénient du bois brut est de présenter trop d'aspérité et de ne pas être alors suffisamment jointif. J'ai donc choisi des planches rabotée. Mais pour qu'un nichoir aux parois lisses ne devienne pas un piège mortel pour les oisillons, j'ai griffé assez profondément avec un poinçon le bois, sans empiéter sur les bords c'est-à-dire la zone de contact entre les éléments (voir bulle 1).
Autre choix, au lieu d'avoir une ouverture par dessus, ce sera une ouverture par le côté. Pour l'instant, le côté est vissé, me laissant jusqu'à l'automne prochain pour trouver une solution mieux adaptée.

eclat

Pour le montage, je préfère les vis aux clous. Avec la perceuse, je fais des pré-trous pour que le bois ne se fende pas, de l'intérieur vers l'extérieur pour éviter des éclats et donc des espaces entre des éléments. Si les pré-trous font 3-5 mm en fonction des vis, j'utilise une mèche plus large pour creuser à peine les pré-trous, ce qui permettra aux têtes de vis de ne pas dépasser de la surface (voir bulle 5).

retrait_nichoir

En dessous du balcon et à la base du nichoir des trous permettont le passage du fil de fer pour installer le nichoir (voir bulle 3). Une fois fixé, le dos sera directement en contact avec le tronc. Pour que la protection du toit ne soit pas abimée, elle sera en retrait, et pour cela j'ai joué du ciseau à bois.
Pour l'entrée ou plutôt les entrées, rien ne vaut une scie à cloche pour avoir le bon diamètre du trou d'envol en fonction de l'espèce. Et je garde la chute qui me sert avec des fers à béton. Pour qu'il soit amovible au moment de l'entretien, j'ai dans l'ordre percé les trous dans les côtés, disposé le panneau d'entrée, enfoncé les clous, coupé les têtes, enlevé un des côtés et enfin raccourci les clous (voir résultat bulle 2).

Attention, la fixation du toit se fait par deux côtés seulement, puisque l'entrée et un des côtés devront être amovibles ultérieurement.

L'inconvénient du toit plat est de ne pas évacuer l'humidité aussi bien que le toit en pente : d'une part l'eau a tendance à stagner, d'autre part la surface du bois est moins exposée au soleil et sèche moins vite.
Pour le toit en pente, j'avais déjà choisi une couverture en zinc, alors pour le toit plat, je ne pouvais pas hésiter une seconde.
Je suis allé puiser dans mon stock de cheneaux récupérés et aplatis, un morceau coupé à la longueur en fonction de celle du toit du nichoir.
Tandis que les clous fixant la plaque de métal se trouvaient sur le dessus du vieux nichoir, les clous seront maintenant sur les côtés (pour cause de toit plat et d'une certaine envie d'élégance). Cela nécessite un minimum de travail du zinc.Pour le vieux nichoir, je ne maîtrisais pas vraiment la technique du travail du zinc. Aujourd'hui, je ne la maîtrise toujours pas (mais ça se voit moins).

chalumeau

Si on essaie de plier à froid le zinc, à tous les coups il se fendra, se déchira. Je l'ai donc ramolli au chalumeau. Mais attention de ne pas trop laisser la flamme, sinon le zinc fond en s'émiéttant.

Je trace les contours du toit, je découpe au niveau des coins, les languettes qui seront rabattues. Et puis à coup de flamme, de pitoit_zincnce et de marteau, je procède au pliage. Sauf sur un côté, celui prévu pour l'ouverture pour l'entretien.
Il ne faut d'ailleurs pas hésiter à s'entraîner pour que le moment venu il n'y ait pas trop de flamme, ni trop de coups de marteau.

Et puis finalement, j'obtiens un résultat assez satisfaisant. Mais ne crions pas victoire, la couverture n'est pas encore installée sur le toit.
A moins de maîtriser la technique (et depuis quelques lignes au-dessus, ce n'est toujours pas le cas), les bords de la couverture ne sont pas à angle droit mais arrondis. Un coup de rape sur les coins du toit (voir bulle 5) et une fois les deux éléments emboités, on commence à avoir un aperçu du résultat final.
Attention, une fois la couverture clouée, le toit (en bois) sera pour ainsi dire fixé définitivement.
Pour fixer l'ensemble, j'utilise des clous en acier galvanisé. D'une part, les clous peuvent traverser une couche de zinc mais très difficilement deux, d'autre part, il est tout à fait probable qu'ils fassent éclater le bois. Donc c'est quasi obligatoire : faire des pré-trous (d'un diamètre égal à la largeur de la pointe d'un clou moins 0,5 mm) tout en faisant attention de ne pas faire de pré-trou face à une vis ! (voir bulle 4)
Une cale en bois entre le marteau et le  clou, et le tour est joué.

nichoirs

Voilà, les nichoirs sont prêts à être installés. L'un est prévu pour des mésanges bleues, l'autre pour des charbonnière. En prévision, et pour chaque nichoir, j'ai planté deux piquets bien droit et à distance du tronc de façon à ce que leurs ombres se projettent en direction de l'arbre. Il faut les planter aux heures suivantes : 8h30 et 13h.

Pondu par Din_Diu vers les 10:46:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 24 septembre

Boo !!

Pas de panique ! C'est un ami.

carabe_3_4

N'ayez pas peur. Sous un aspect assez impressionnant, cet insecte là est un allié du jardin. Discret, on le voit rarement être de sortie au milieu de la journée.

carabe_profilC'est tout de même un beau morceau que ce carabe chagriné (Carabus coriaceus) qui ne mesure pas moins de 3,2cm de long, antennes non comprises. Carabe, carabe ? Ce mot vous dit peut-être quelque chose. En effet, j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer sa présence bienfaitrice dans le jardin, notamment en ce qui concerne la protection contre les limaces.

Les carabes, en général, sont des carnivores et se nourrissent  de vers, de petits arthropodes et de mollusques donc de limaces et d'escargots. carabe_faceCertains carabes pourraient d'ailleurs même s'en prendre aux doryphores.

C'est donc un allié précieux. Pour le garder à proximité, il faut lui réserver au pied d'une haie une zone calme de pelouse laissée à l'abandon avec des pierres ou des morceaux de bois pour se cacher. C'est aussi le moyen de l'aider à passer l'hiver ce que peuvent faire certaines espèces de carabes vivant longtemps.

Hasard du calendrier, j'ai reçu aujourd'hui le dernier numéro du magazine de Botanic. Un petit article sur la musaraigne, autre alliée du jardin, se termine avec une illustration de l'animal s'attaquant à une proie. Ironie de la chose, la proie en question est un carabe.

musaraigne_carabeDonc c'est un allié qui s'en prend à un autre, et non pas à un nuisible. L'équipe de rédaction de ce magazine n'a apparemment pas choisi la meilleure photo.

Cette photo a en tout cas l'avantage de montrer la petite taille de la musaraigne et son appétit vorace qui ne lui fait avoir peur de rien.

Mais bon ! c'est la nature ...

Pondu par Din_Diu vers les 19:00:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 7 commentaire(s) et de 1 rétrolien(s).

lundi 22 septembre

D'une fraîcheur à l'autre

22 septembre, premier jour d'automne. Un petit moment empreint de nostalgie de l'été passé.

L'an dernier, l'été a été plutôt humide au point où la culture du mildiou était pour ainsi dire la plus prolifique du potager. D'ailleurs tout le monde était concerné, amateurs et professionnels.
Cette année, je n'ai pas eu la possibilité de remettre en route le potager. Cependant, vu les quelques orages et le temps en général, j'ai bien l'impression que l'eau s'est une fois de plus imposée. Je me trompe ?

On aura été prévenu. Le mois de juin avait déjà soufflé le froid et le chaud.

Première quinzaine de juin. Ou plutôt je devrais dire de novembre. Un temps gris, la pluie et le froid. J'avais ressorti ma parka et mon parapluie.
Dans un coin de la pelouse cela s'est traduit par cette caricature de sous bois. Spontanément, un champignon s'est invité aux côtés de la fougère, du lierre, de la mousse et de quelques feuilles mortes. L'automne au printemps.
Et depuis, j'ai cette photo légèrement recadrée en fond d'écran.

sousbois

Seconde quinzaine de juin, on passe subitement aux grosses chaleurs. Après la fraîcheur automnale du début du mois, voilà la fraîcheur estivale, celle qu'en fuyant le soleil on trouve à l'ombre des arbustes.

fraicheur

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vendredi 19 septembre

Plus qu'un mois d'écojardin

entreeVoilà un billet que j'aurais du publier depuis belle lurette.

Depuis le 29 avril jusqu'au 26 octobre, l'exposition "Cultivons notre bien-être" se tient dans le Parc de la Tête d'Or à Lyon.

Ce bien-être là passe par l'allopathie, l'homéopathie, l'aromathérapie, la cosmétique bio, les huiles essentielles et ... l'écojardinage.

Ces six pôles font l'objet de six circuits. Chaque circuit est décrit dans des dépliants disponibles à l'entrée du jardin botanique ou d'une des serres.
En dehors des huiles essentielles qui se découvrent dans les grandes serres et la serre aux Pandanus, tous les autres circuits ont lieu dans le jardin botanique. Chaque étape est l'occasion d'une présentation, que ce soit un panneau explicatif ou des objets sous plexiglas prouvant l'omniprésence de  telle ou telle plante dans notre quotidien.

On va peut-être dire que je fais du favoritisme, mais la partie de l'exposition que je préfère est celle consacrée à l'écojardinage.

C'est aussi celle qui peut être le plus concrètement montrée. On y voit des outils, des paillages et des engrais, des tuyaux microporeux et des silos à compost, des nichoirs, etc, et des corridors biologiques.

Le principe de ces corridors est d'ailleurs le même que celui de mon soriciduc. Décidément, c'est vraiment difficile d'avoir la primeur d'une idée. Au moins de voir que je n'ai rien inventé signifie simplement que ce petit aménagement tient de l'évidence dans le jardin.

traces_de_vers

Le  corridor biologique

Permettre le passage des animaux
Un corridor biologique est un trait d'union, un espace de continuité et de rencontre entre des milieux urbains, fragmentés par l'omniprésence du béton.
La création de couloirs pour les animaux à travers le jardin permet à toutes les petites créatures d'aller et venir, tout en se protégeant des prédateurs.
Ils garantissent le déplacement des animaux et, quand ils sont assez confortables, ce sont des lieux d'habitat idéal.
Ces espaces où la nature reprend ses droits contribuent à maintenir et enrichir la diversité de l'écosystème.
On peut agir à grande échelle (route ...) ou à très petite en fleurissant simplement, sans pesticides, son balcon ou sa terrasse !

Je suis impardonnable. Il y a bien des visites commentées gratuites mais quand ? J'avais photographié le panneau, mais c'est illisible ... Et si vous êtes dans le coin, profitez vite des premiers week-ends ensoleillés d'automne pour visiter cette exposition.

Et pour ceux qui seraient dans l'impossibilité de venir y jeter un oeil, une fois l'expo finie, je reviendrai dessus plus en détail.

compost

Enfin si vous êtes des rapides et que l'exposition "Cultivons notre bien-être" ne vous suffit pas, le Jardin Botanique est vaste. Que ce soient les serres Victoria, de Madagascar, froides, chaudes ou  aux plantes carnivores ou les jardins mexicain, d'ombre, médiéval, floral, alpin, ... difficile d'en voir le bout (et je sais de quoi je parle).

panneau

paillages

Les différents paillages

Pondu par Din_Diu vers les 22:20:00, ce billet de la catégorie "En ballade" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 13 septembre

Quand un et un font un

Il y a certaines choses qui marquent et dont on se souvient longtemps, longtemps, longtemps, ... 

Par exemple, je me souviens de mon professeur de biologie au collège introduisant le sujet du cours avec la question "Combien fait 1+1 ?". Bien sûr, il y a eu deux réactions, soit on répond "Ben 2 !", soit on se tait flairant un éventuel piège. 

Vient d'abord la réponse "1+1=1", puis la leçon "UN champignon + UNE algue = UN lichen". Dans cette association symbiotique, le champignon ou mycobionte, fournit à l'algue ou phycobionte un support et l'humidité nécessaire, tandis que l'algue produit, via la photosynthèse, les éléments nutritifs nécessaires au champignon. 

1 + 1 = 1 

Cette leçon m'est resté en tête, et illustre tout à fait la photo suivante. 

 

Quel point commun entre ces ciseaux à gazon, ce parapluie et le lichen sur ce banc en pierre ? Chacun est constitué d'éléments provenant de deux autres "individus". 

En ce qui concerne les ciseaux à gazon, ce sont en fait deux paires de ciseaux. Le ressort de la première, d'une bonne marque, a fini par lâcher, la rendant inutile. La seconde, d'une marque bas de gamme, est rapidement partie en morceaux (bicôse rivet à deux balles). Restait le ressort qui a pu servir et rendre sa jeunesse à la première paire. Et depuis, elle dure, elle dure, elle dure. 

Le parapluie, quant à lui, est l'association des baleines de l'un et de la toile d'un autre. Je trainais mon parapluie depuis ... près de 20 ans, et c'est la toile qui commençait à accuser un coup de vieux, contrairement à un autre parapluie dont les baleines se tordaient facilement. 

On est souvent tenté de jeter un objet dès qu'il semble cassé pour ensuite en acheter un autre aussitôt. Pourtant, une réparation, même minime, suffit pour prolonger la vie de ces objets. D'abord on fait l'économie de l'achat, et ensuite, c'est autant de déchets en moins dans la nature. 

Au delà de la compétence nécessaire (c'est tout de même plus facile de faire des ciseaux à gazon à partir de deux, qu'un magnétoscope à partir de deux), il y a les problèmes d'une part du choix de ce qui vaut la peine de conserver  ou pas, puis d'autre part du stockage. Aussi, ceux qui ont une âme altruiste penseront à Freecycle par exemple pour offrir leurs objets en bout de course. 

1 + 1 = 1 & + 

Associer deux objets n'est pas seulement en obtenir un nouveau, c'est parfois en avoir un "et des poussières".

 

J'avais déjà présenté l'arrosoir avec ses deux pommes, dont une à moitié bouchée pour obtenir un débit plus faible. 

Quant à la faux, j'avais cassé le manche de la première. Parce qu'elle servait peu, on m'a donné plus tard la seconde. Maintenant, j'ai deux lames différentes et chacune adaptée à un usage particulier : une longue pour faucher les herbes et une courte pour les brousailles.

Donc 2 = 1 

Et pour ceux qui seraient encore perplexes, et ne seraient pas convaincus par les démonstrations biologique et  bricologique, en voici une mathématique(ment fausse). 

si a = b 

=> a² = ab 

=> a² - b² = ab - b² 

=> (a - b)(a + b) = (a - b)b 

=> (a + b) = b 

étant donné que a = b 

=> 2b = b 

=> 2 = 1 

et vu qu'on sait que 1 + 1 = 2 alors 1 + 1 = 1.

Pondu par Din_Diu vers les 22:23:00, ce billet de la catégorie "Chez Mac Gyver" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

dimanche 07 septembre

J'avais des usines et des fuites dans mon potager

A la lecture de ce titre sibyllin, certains doivent sans doute se poser la question : "Mais que veut-il dire par là ?".

Des usines ? Une nouvelle variété de légumes originaire du nord de la France ? Mais "j'avais" pourrait laisser entendre que je m'en suis débarrassé. Alors, ce serait un genre de ravageur ? un insecte ? ou un champignon ? Ou alors, simplement une hallucination consécutive à une grosse dépression ?
et ces fuites qui épaississent le mystère ...

Rien de tout ça !

Je me suis simplement intéressé à un outil de Google : le moteur de recherche multilingue. On choisit sa langue maternelle et la langue des pages qui seront l'objet de la recherche. Je ne me suis pas compliqué la vie : français pour la langue maternelle et anglais pour la langue des sites visités. Je tape mes mots clés en français, Google me donne en résultat des pages traduites de sites anglais.

Cet outil permet de s'affranchir de la barrière linguistique et de voir comment ça se passe de l'autre côté des frontières. Mais ce n'est pas sans risques. La traduction automatique, au-delà de me servir une syntaxe souvent déconcertante, peut devenir parfois surréaliste.

Je tape jardinage biologique et blog, et Google me renvoie une liste de sites. Je navigue.

Et puis j'arrive à lire un auteur qui parle des usines de son jardin ! Heureusement, en laissant le curseur au dessus de la phrase, une infobulle s'affiche avec la phrase originale. Les doués en anglais auront déjà saisi l'astuce : le mot anglais plant se traduit par plant ou plante ... et par usine ! Jusqu'à il y a quelques temps, Google préférait la seconde traduction. Mais l'internaute de passage a la possibilité de proposer une meilleure traduction. Apparemment elle est parfois prise en compte (même si je vois encore des usines dans quelques blogs).
Cependant, il y a encore pas mal de correction à faire. Si l'on vous parle de gravure dans un jardin, il faut comprendre qu'il s'agit du fait d'y faire du feu (burn : graver, brûler).

Parfois, c'est encore moins évident. Une faute de frappe ou d'orthographe, et le sens du mot change. Par exemple leak : fuite et leek : poireau. Et donc tout comme moi, vous êtes étonnés de voir des fuites dans la liste des légumes (de toute façon, c'est guère mieux que les usines).

Bref, je suis confronté à la syntaxe, aux traductions multiples et aux accidents d'écriture. Et je ne m'apesantirai pas sur les néologismes et les termes trop spécialisés pour trouver une traduction.

Comprendre la traduction proposée par Google demande parfois une réflexion poussée et une certaine ouverture d'esprit.
On peut lire tout un paragraphe sans problème puis buter sur un mot ou deux.  A l'affichage du texte original, de bonnes connaissances de la langue étrangère en question aident.

Cette recherche multilingue est tout de même bien pratique, même pour les nuls en langues. Elle permet d'avoir un aperçu rapide du contenu d'une page, de ne pas perdre de temps en compréhension, de découvrir les tendances (le jardinage  durable !) qui sont d'actualité et les astuces des collègues jardiniers anglo-saxons, tout en n'étant pas (trop) lost in translation.

Pour vous faire une idée des traductions et des blogs de l'étranger, voilà une petite sélection. J'ai porté mon choix sur des blogs qui au premier abord me semblaient intéressants et sympathiques. Je n'ai pas eu l'occasion de pousser plus loin la recherche, il est donc tout à fait possible de trouver encore mieux.
- Veggie gardening tips
- Mad about herbs
- The Manic Garden
- North Country Maturing Garden
- Organic Picks

Pondu par Din_Diu vers les 00:07:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 4 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).



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