Un Blog Bio Mais Pas Trop

Le blog bio mais pas trop, c'est l'histoire d'un jardin quasi bio, débrouillard, économique et simple, à la découverte de la Nature au quotidien. Journal de bord ou fourre-tout, il n'y a pas que du jardinage ...

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La Tanière du Lapin Blanc

vendredi 29 juin

Prairie, tonte et paillage

Raffa avait publié un billet assez complet sur les tondeuses écolos. Mais il reste toujours la question de ce qu'il est prévu de faire des tontes.

Beaucoup de tondeuses actuelles (écolos ou non) permettent de faire du mulching. L'herbe, est dans ce cas finement hachée  puis renvoyée sur le sol. Cela permet de ne pas avoir de "déchets" de tonte, et de fertiliser naturellement le sol.
Mais en fait, ce dernier avantage là peut ne pas être forcément un avantage au final.

Le mulching est idéal pour celui qui est aux petits soins pour son gazon ou sa pelouse, exclusivement constitué de graminées et excluant toute plante à fleur. Ce gazon ou cette pelouse a besoin d'une terre riche pour rester vert et garder un bel aspect en toute saison. Et ces petits soins comprennent notamment la suppression de ces fleurs sans doute par des moyens faciles et (donc)chimiques. Quant aux fleurs, elles tiennent plus de la fleur opportuniste, indésirable et envahissante (comme le pissenlit par exemple, voire l'ortie) que de la fleur sauvage.

D'ailleurs, la majorité des fleurs sauvages se plaisent davantage sur les sols à fertilité réduite, secs et ensoleillés. Beaucoup de belles prairies se trouvent notamment sur des terrains en pente et bien exposés.
Pour réduire la fertilité du sol, "il est alors préférable d'ôter la couche superficielle de terre végétale, très fertile, et de l'utiliser au potager pour le carré de légumes ou dans la confection de bordures de fleurs traditionnelles.
Les prairies, elles, se développent mieux sur un sol pauvre, qui favorise la pousse des fleurs mais non celles des graminées.
Avec la plupart des ensemencements de fleurs sauvages, une couche de terre superficielle de 8 cm suffit pour obtenir une pelouse fleurie pleine de vitalité. Un sol plus riche risquerait de favoriser le développement de plantes indésirables
".

Cependant, la prairie n'est pas faite pour être un espace de jeu. Aussi, il vaut mieux délimiter des zones de prairies fauchées 2 à 3 fois par an, des zones de passages tondues court et des zones intermédiaires (pelouses fleuries, plate-bandes de fleurs sauvages, ...).

Et même si le terrain n'est pas très propice pour y laisser pousser une prairie, ne pas renvoyer l'herbe sur le sol me permet de freiner l'installation des plantes indésirables tout en profitant de la présence de belles fleurs venues naturellement, comme celles de la linaire, la brunelle et la chicorée sauvage, l'achillée mille-feuilles,  ...

Donc, pas de mulching, mais un bac à tontes.

Que faire de ces tontes ? Il existe plusieurs solutions. Il y a celle de creuser un grand trou, de les y oublier quelques années, puis de trouver un terreau très fin à la place.
Plus simplement, le compost n'est pas mal non plus, à condition de remuer fréquemment.

Sinon, il y a la solution de saison : faire du paillage pour le potager. A condition de respecter une manière de faire.
J'ai lu qu'on conseillait de la laisser sécher avant de la ramasser afin de ne pas faire pourrir ce que protègera le paillage. D'une part ça sous-entend qu'il est fait un premier passage avec la tondeuse puis un second passage avec le balai à gazon, ce qui ne facilite pas forcément la tâche. D'autre part, si les herbes, un peu trop haute, sont en graine, elles risquent de se ressemer dans le potager.

fermentation de la tonte

Donc voilà comment je procède. Je plante un ou deux piquets, juste assez profondément pour qu'ils tiennent debout et que je puisse les retirer d'une main. Je vide l'herbe tondue afin de former un tas autour des piquets. Je les retire, ce qui forment des cheminées par lesquelles la vapeur d'eau s'évacuera facilement à partir du coeur du tas. En effet, la fermentation va faire monter la température avec pour conséquence de faire perdre leur pouvoir germinatif aux graines et son eau à l'herbe.

Pendant quelques jours, une fois par jour, je recommence l'opération en mélangeant le tas. Sinon, l'herbe pourrit et on obtient une matière visqueuse noirâtre qui me servirait à rien et que je devrai jeter dans le trou cité plus haut ...

Au bout de quelques temps la fermentation est devenu quasi inexistante. L'herbe semble cuite et peut également sembler se désagréger en flocons grisâtres.
Au fur et à mesure de mes besoins en paillage, je recueille l'herbe en surface, là où elle est toujours sèche.

Et au moins, ce paillage fertilisera mon potager au lieu de la pelouse.

Pondu par Din_Diu vers les 19:53:00, ce billet de la catégorie "Dans la prairie" fait l'objet de 4 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).


mercredi 27 juin

Le Cotoneaster est SERVIII !!!

Ce billet fait en quelque sorte suite à Arthropodes et au Déstockage Entomologique.

Pendant la première semaine de juin, le cotoneaster était en fleur. Il prenait la relève des wégélias, seringats, aubépines, sureaux, ...

Donc pendant une semaine, c'était la ruée. Tout un monde cohabite sans agressivité les uns envers les autres. Tous sont là pour profiter au maximum de ce que leur offre l'arbuste pendant un temps trop court.

Abeille et dermestes

Les abeilles étaient en pleine effervescence. Pas une seule n'a pris le temps de poser devant l'oeil de l'appareil. J'ai fini par photographier une qui me tournait le dos. Autour d'elle, une dizaine de ce qui semblent être des dermestes, petits coléoptères  généralement détritiphages, est tout aussi affairée. Si je devais avancer une identification, je pencherais pour Attagenus pellio, qui a plus l'habitude de se trouver sur des fleurs.

mouche verte

Il me semble avoir déja rencontré cette mouche verte sur un wégélia. Ce serait donc une Mouche Verte (Lucilia caesar). Elle fait partie de la famille des Calliphorides. Or elle ressemble beaucoup à deux autres espèces de la famille des mouches domestiques, et un peu à une espèce de la famille des Tachinaires. Et sous cet angle, difficile de faire la différence ...

mouche à damier

Au même endroit et à la même époque de l'année, on rencontre les mêmes gens ... et les mêmes insectes. Je retrouve la Mouche à Damier (Sarcophaga carnaria). Cette mouche là laisse peu de place au doute.

Pucerons

Il n'y a pas que les fleurs qui font le bonheur des insectes, il y a aussi les tiges bien tendres qui se couvrent de pucerons. Et bien sûr, dans les parages, les fourmis se régalent du miellat excrété par les pucerons.

Trichius fasciatus

Tout en poil, le Trichius fasciatus, grand amateur de fleurs, est aussi du festin. Sa tête est cachée par son "écharpe". Tout comme sa cousine la cétoine dorée, il se reproduit dans le bois pourri.

Insecte Inconnu

Impossible de les reconnaître tous. Parfois ça relève du casse tête. De gros yeux de mouches, ressemblant aux abeilles mais sans les antennes, je suis tenté de voir du côté des syrphes. Sauf que les syrphes ont les yeux qui se touchent. Ici, ils sont espacés ... Par conséquent, ayons une pensée pour l'insecte inconnu.

volucelle

Pour celui du dessus et celui du dessous, je suis sûr que ces deux insectes sont des syrphes. Mais ce n'est pas une raison pour crier victoire. Il y a environ 5000 espèces de syrphes. Donc je saisis vite le problème quand j'en vois seulement une vingtaine de décrite dans mon livre. Au-dessus, il s'agit d'une volucelle, identifiable par le dessin caractéristique des nervures des ailes, ainsi que par les antennes plumeuses. Et plus précisément, si ce n'est pas une Volucella zonaria, et bien ça y ressemble beaucoup.

syrphe

Par contre pour ce syrphe là, deux fois plus petit que le précédent, je cale ...

papillon vulcain

Un habitué du jardin, le vulcain est si peu farouche, que s'en est au point de l'avoir pris une nouvelle fois en photo. Par contre, il a été impossible de figer un de ses autres confrères papillons. Du moins pour l'instant.

copulation de mouches

Et puis après un bon repas, des mouches domestiques s'offrent un moment supplémentaire de détente. La photo parle d'elle même.

coléoptère Lygistopterus sanguineus

Et elles ne sont pas seules. Pas loin de là, des Lygistopterus sanguineus profitent également des circonstances. Ces coléoptères sont aussi liés à la présence de troncs pourris de feuillus, dans lesquels leurs larves trouvent des insectes pour se nourrir.

Auourd'hui, le buddleïa a pris le relais. Macroglosse, peut-être un machaon (trop loin pour être sûr), d'autres papillons, chrysopes, mouches, etc, ... de jour comme de nuit, tournent autour des grappes de fleurs et ont oublié le cotoneaster.
Le prochain rendez-vous gourmand du cotoneaster sera en hiver. Les oiseaux pourront alors se goinfrer de baies.

Pendant ce temps, la haie de thuya
est très, très, très calme.

Pondu par Din_Diu vers les 19:20:00, ce billet de la catégorie "Les Haies" fait l'objet de 8 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

lundi 25 juin

Le Soriciduc

Le soriciduc est un moyen de contribuer à la biodiversité de proximité, mais pas la peine de chercher la signification de ce terme, vu que je l'ai inventé.

Un soriciduc est un viaduc pour soricidés, c'est-à-dire pour tous les membres de la famille des musaraignes. L'intérêt de ce soriciduc est de permettre aux musaraignes d'avoir un plus grand champs d'action au sein du jardin sans être une proie facile pour des rapaces et les chats. En effet, la musaraigne, notamment durant la période des amours, peut être très peu discrète et totalement insouciante. J'ai eu quelques fois l'occasion d'en voir se battre à mes pieds comme si je n'existais pas. On la repère aussi par son couinement très aigu, précipité et caractéristique.
Enfin, est-il besoin de rappeler que la musaraigne est une alliée précieuse pour le jardin ? Tout en ne lui nuisant pas, elle a continuellement grand appétit et se nourrit d'insectes, de larves, de limaces, d'escargots, ... qu'elle trouve notamment dans le compost. Chaque nuit, elle consomme l'équivalent de son poids !

soriciduc

La génèse de ce soriciduc s'est faite en plusieurs temps. D'abord, j'ai creusé une rigole au pied d'un muret pour évacuer plus loin l'eau de pluie venant du chemin et stagnant devant la maison. Puis, ma chienne, ayant pris l'habitude de boire dans cette rigole, je l'ai protégée avec ce que j'avais sous la main, des vieilles tuiles plates. C'est ensuite seulement que j'ai constaté que cet agencement plaisait aux musaraignes.

Au début, le nombre de tuiles était limité, et pour couvrir plus de longueur je les ai espacées. Plus tard, ayant pu en récupérer à nouveau, j'ai rejoint les tuiles, les faisant se chevaucher. Mal m'en a pris ! c'était devenu un très long couloir sans accès, déserté par les musaraignes.
Maintenant, toute les six tuiles, je laisse un espace de 4-5 cm par lequel les musaraignes peuvent entrer et sortir à leur guise.

En contact avec la terre, il vaut vraiment mieux utiliser des vieilles tuiles usées. Petit à petit, elles ont tendance à s'effriter. Pour les faire durer, il faut faire attention au sens dans lequel on les mets. Il faut les mettre comme sur les toits, sinon la partie qui se redresse en bout de tuile, retiendra l'humidité et s'abîmera plus facilement.
De plus, un morceau de grillage évite que des feuilles mortes obstruent l'entrée et que le soriciduc n'assurent plus sa fonction première, c'est-à-dire évacuer l'eau de pluie.
L'entretien
, enfin, se réduit à une dépose et une repose des tuiles tout les 3-4 ans pour curer et remettre en place les tuiles qui auraient bougé.

Le sorociduc ne profite pas seulement aux musaraignes, mais aussi aux lézards, aux araignées, ... donc à d'autres alliés du jardin.

Pondu par Din_Diu vers les 18:33:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 9 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 22 juin

D'Aneth à Fenouil via Machaon

L'an dernier j'avais planté quelques plantes aromatiques, plantes vendus à Botanic sous forme d'un panier "spéciale grillade" comprenant des pieds de romarin, thym, sauge, sarriette, persil et aneth.
Rapidement des fourmis se sont intallées au pied du persil et l'ont finalement fait crever. Le romarin, la sarriette et le thym apprécient leurs positions et prospèrent tranquillement.
Par contre la sauge a dépéri ces jours-ci. En dépit d'une situation plutôt drainante, les pluies fréquentes sont peut-être en train d'avoir raison d'elle. Mais je ne m'inquiète pas. Un autre pied de sauge, à un autre endroit, a connu le même désagrément. Je l'ai coupé très court et parmi les branches qu'il restait, certaines ont profité. Maintenant cette sauge est un arbrisseau vigoureux.
Donc j'ai taillé presque à ras la sauge plantée l'an dernier, utilisé les déchets de taille pour éloigner les nuisibles de certaines plantes du potager, et puis qui vivra verra.

chenille machaonEt de tous c'est l'aneth qui est la plus imposante. Au début du mois, je vais admirer ses 1 m 80 de haut. C'est sa hauteur qui m'interpelle en plus du fait qu'elle a passé l'hiver. Jusqu'à présent, l'aneth est selon moi, une plante annuelle d'environ un mètre de haut.
Tandis que je me pose des questions, je remarque d'abord les exosquelettes vides des perce-oreilles venus muer sur les feuilles avant de se réfugier contre la tige principale. Puis des tâches de couleur : une chenille.
Une belle chenille solitaire de 5 cm de long. C'est plutôt rare, d'autant que j'ai eu déjà des pieds d'aneth sans constater leur présence.
Même si c'est la première fois que je la vois dans le jardin, elle ne m'est pas inconnue. J'ai dû la voir dans un livre, à la télé, ailleurs.
Je feuillette mon bouquin sur les insectes, et je tombe facilement sur ce qui s'en rapproche le plus. Après une vérification, je constate que cette chenille fait bien surgir des petites cornes rougeâtres quand elle est dérangée.
Pas de doute maintenant, il s'agit de la chenille d'un Papilio machaon, d'un machaon. Si c'est la première fois que je voyais cette chenille par ici, par contre ce n'était pas le cas du papillon, habitué sporadique de la haie fleurie.

machaon
Illustrations extraites d'"insectes de France et d'Europe occidentale" de Michael Chinery (Ed. Arthaud)

Depuis lors, j'ai laissé la chenille tranquille, à grignoter des feuilles d'aneth. Mais quelques jours plus tard elle est allée voir ailleurs, peut-être un endroit plus stable pour sa métamorphose, du moins j'espère.

En voyant le régime alimentaire de cette chenille, je remets en question l'aneth. La chenille se nourrit de carotte sauvage, de fenouil et d'autres ombellifères. L'aneth est annuelle, fait 1m. Le fenouil est vivace, fait 2m (taille actuelle de la plante dans le potager) et se fait aussi appeler aneth doux.
Je viens de comprendre : j'ai acheté de l'aneth, on m'a vendu du fenouil !! Remarquez, au goût la diférence est relativement légère. Mais, bon ! c'est pour le principe.
Quoique, sachant que ça fait venir cette belle chenille, je vais désormais multiplier le fenouil sans délaisser l'aneth.

chenille_machaon_2

Pondu par Din_Diu vers les 20:05:00, ce billet de la catégorie "Au potager" fait l'objet de 13 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

jeudi 21 juin

Le repos du guerr... du jardinier

hamac_hautC'est le 21 juin, nous sommes en été. Je présente donc le geste le plus important à faire en cette saison et dans le jardin : installer son hamac.
D'abord choisir les points d'attache des extrémités du hamac. Piton dans un mur, poteau, tronc ou branche d'arbre, quelqu'ils soient, il vaut mieux prévoir deux mousquetons pour installer et détacher facilement le hamac.
Ensuite, deux bouts de corde permettent de pouvoir utiliser deux points d'attache trop distant.
hamac_troncL'une de ces cordes peut être installé autour d'un tronc en passant au-dessus d'une branche. Une boucle à chaque extrémité de la corde et en deux clics (ceux du mousqueton), le hamac est à moitié installé.
Mais pour ne pas blesser l'arbre, j'utilise des morceaux de chambre à air. Je les utilise aussi  pour  limiter l'usure entre mousqueton et hamac.
 
J'attache l'autre bout du hamac à un poteau. Pour cela, pas besoin de noeud. Qu'est-ce qu'un noeud ? Ce n'est qu'un moyen de réduire à zéro une force de traction suite à l'opposition d'une somme suffisante de forces de frottement, somme liée à la multiplication de zones de contact au sein même de la corde. Non ?!
hamac_basDonc en enroulant plusieurs fois la corde autour du poteau, celle-ci tiendra solidement malgré le poids du futur occupant du hamac.
Autre avantage, cela permet de régler facilement la hauteur. En prenant en considération l'élasticité de la corde et du hamac, celui-ci à vide, devrait se trouver à 80-100 cm du sol.

Maintenant il ne reste plus qu'à se laisser glisser dans ce cocon et osciller mollement. Pour peu que le hamac se trouve à l'ombre d'un feuillage, un petit courant d'air frais,  au mépris de la chaleur ambiante, pourrait passer à proximité. Maintenant, chacun a le choix : céder à l'assoupissement, profiter de ce moment de répit pour réduire la pile de livres accumulés le reste de l'année, se plonger totalement dans l'univers stéréophonique d'un album de musique, ou tout simplement s'abandonner à la contemplation ... ou les quatre à la fois!

A mon avis je ne prends pas trop de risque : Bonne sieste !

Pondu par Din_Diu vers les 17:39:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 8 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 20 juin

23 & 3618

Le rappel de saison :
- il fait soif pour tout le monde y compris les oiseaux
- La carotte sauvage est là
- Juin est le mois du paillage

23est le nombre de pêches qui se trouvent sur mon pêcher de vigne (facile à définir puisqu'il a suffi de compter). Une fois que quelques uns de ces fruits seront tombés pour une raison ou pour une autre, le nombre va se réduire encore. Par rapport à la récolte de l'an dernier, il y en aura peut-être trois ou quatre fois moins. La raison à cela ? Les conditions météo bien sûr. Deux ou trois jours après que les fleurs aient éclos, la neige tombait, ce qui n'aide évidemment pas la pollinisation. Je savais donc qu'il y aurait peu de fruits, mais là, il y en a vraiment très peu.

peche_2007C'est un mal pour un bien. L'arbre se repose et pourra prochainement assurer une bonne récolte (si rien ne vient s'y opposer).

En attendant, faute de voir des fruits, je constate la présence de la cloque. Elle n'est pas un stade très envahissant et n'a apparemment jamais gravement nuit à la fructification. Cependant, je pense sérieusement m'occuper d'elle.

Renseignements pris, il y a quelques moyens de parvenir à la contenir. La décoction de prêle devrait être pulvérisée une fois par mois du début jusqu'à la moitié de l'année, puis une fois tous les deux mois jusqu'à la fin de la période de végétation.
cloque_pecherA l'automne, en plus d'un apport de compost et la plantation d'ail au pied de l'arbre, il faudra traiter à la bouillie bordelaise dès la chute des premières feuilles, traitement à renouveler au gonflement des bourgeons.

J'ai également lu qu'on pouvait enterrer des morceaux de zinc (des carrés d'environ 10 cm de côté) à quelques centimètres de profondeur sous l'arbre. La protection est efficace dès le printemps si cela a été fait à la fin de l'été précédent. Et ça tombe bien, les chenaux sont en zinc.

      

3618est le nombre de cerises qui se trouvent sur le cerisier principal. Bien sûr, c'est un nombre totalement pris au hasard.
Des cerises dont je n'ai pas beaucoup profité. La récolte fut à la fois prometteuse et décevante. Cela fut la conséquence de tout un enchaînement de conditions météorologiques (encore !).
Il faut savoir que je ne traite pas les arbres fruitiers. Le besoin ne s'en était jamais fait sentir. Quelques gestes me suffisaient pour limiter l'impact des maladies, celles-ci étant tout de même présentes.

Cette année, le début du printemps a été chaud et la floraison abondante. Mais la fin du printemps a été pluvieuse. La pluie et le vent empêche toute cueillette des cerises à 6 m de hauteur (à moins d'avoir des envies de suicide) et même plus bas. Mais en plus de ça, l'humidité et la chaleur ont abîmé les fruits et favorisé les maladies comme la moniliose.

cerises_2007Si on ajoute que l'hiver a été doux et que donc le gel par son absence n'a guère fait de ménage parmi les champignons et autres maladies, ces dernières ont eu le champs libre.
Déjà les fruits abîmés ne m'ont pas permis d'en conserver pour plus tard, mais en plus, l'ampleur de l'attaque de ce champignon a réduit la récolte à quelques paniers même pas remplis. Frustrant de voir autant de cerises noires dans l'arbres et savoir qu'elles ne sont même pas bonnes ...

Les quelques gestes que je citais plus haut  sont de ramasser et de supprimer les fruits momifiés qui sont des réservoirs pour la maladie. Mais cela ne suffit pas.
La décocotion de prêle est encore sollicitée  sous forme de pulvérisations pendant la période de végétation.
Egalement de la partie, la bouillie bordelaise est à appliquer avant la chute des feuilles, en fin d'hiver avant le débourrement et pendant la floraison.
Enfin le raifort protègerait les arbres du verger contre les champignons non seulement en étant planté parmi eux, mais aussi en pulvérisant le jus fait à partir de ses feuilles (après les avoir mixées et filtrées).
   
Deux maladies, mais pratiquement les mêmes traitements dont la décoction de prêle. Vu que cette plante peut être utilisée sèche, je profite du désherbage dans le potager pour en faire des stocks. Et quand je vois qu'elle aide à combattre la rouille, le botrytis, le mildiou, etc, ... une fois de plus je confirme que cette mauvaise herbe n'en est pas une.

Pondu par Din_Diu vers les 16:21:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mardi 19 juin

Local Hero

local_heroParmi mes films cultes, il y a celui-là, hélas méconnu. C'est un film simple, frais, apaisant et qui fait place à un optimisme écologique. Superbes paysages d'Ecosse, belle musique, humanité, ... il y a suffisamment d'ingrédients dans ce film pour passer un très bon moment, et même en faire le film à absolument avoir dans sa dévédéthèque.

Ce soir sur ARTE à 22 h 40, Local Hero.

Alors, je vous en supplie, regardez-le, vous ne devriez pas le regretter.

Pondu par Din_Diu vers les 17:50:00, ce billet de la catégorie "C'est Totalement Hors Sujet" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 16 juin

Trois fois cent titres sans titre

Voilà le jeu musical. Tout est dans le titre : 300 titres sans titre. Des kitcheries, quelques ovnis, de la nostalgie, des perles, des préférences personnelles, des souvenirs d'enfance et beaucoup de "ha !! ça je connais, mais impossible de me rappeler ni le chanteur ni le nom de la chanson ni où je l'ai entendu ..."

Une seule règle : identifier d'une part les 300 interprètes en sachant qu'ils sont tous différents (mais un artiste en solo peut aussi faire partie d'un duo ou d'un groupe) ainsi que le titre du morceau. Quand il s'agira de musique d'émissions ou de séries télévisées voire d'un film, l'identification pourra éventuellement se limiter au nom de l'émission, série ou film. Et pas la peine de chercher une cohérence dans l'ordre d'écoute, je les ai mélangés aléatoirement.

RETRANSCRIVEZ-VOS REPONSES SUR UN FICHIER TEXTE JUSQU'AU WEEK-END PROCHAIN, où il sera alors temps de les confronter.

Les fichiers ne sont plus disponibles, ce fut seulement pendant 300 heures. Puis 300 heures encore plus tard, je donnerai les dernières réponses. En attendant, les bonnes réponses données seront avec en bonus un commentaire ou une anecdote en fonction des cas.

J'ai vraiment dépassé très rapidement les 300 et la sélection a été très difficile surtout vers la fin. D'autant que ça couvre près de 40 ans de chansons et musiques. Certains titres seront faciles à reconnaître, d'autres non.

Donc pour donner un petit coup de pouce je donne le nom des derniers recalés qui ne figureront pas parmi les 300. Ce sont :
Run d.m.c. (Walk this way), Inner city (Good life), Vivien Savage (La petite lady), Jean Pierre Mader (Macumba), Chagrin d'amour (Chacun fait ce qui lui plait), Regrets (Je ne veux pas rentrer chez moi seule), Matt Bianco (More Than I Can Bear), The  Shadows (Apache), Axel Bauer (Cargo De Nuit), Jackie Quartz  (Juste une mise au point), le générique de la série Law & Order (New York Police Judiciaire), Kazéro (Thai Na Na), Toto (Africa), Luna Parker (Tes états d'ame Eric), Pink Martini (Je ne veux pas travailler),  et Cookie Dingler (Femme libérée). Trop facile à reconnaître !!

Ce n'est pas la peine de s'attendre à de la qualité sonore. A 48 Kbps en mono, ça ressemble au son d'une radio G0/FM des années 80, mais pour les découvrir ça devrait faire l'affaire.

Maintenant, je vous laisse vous balader d'un morceau à un autre ...

Et pour vous aider, quelques sites :
- Coucoucircus, archives de génériques télés,
- Bide & Musique, des bides inestimables, oubliés ou inédits,
- Flash 80, les plus grands succès musicaux des années 80,
- SongTapper, taper le rythme sur le clavier pour trouver la chanson (ça marche mais pas tout le temps),
- Trouve Ta Musique, en posant ta question,
- Tunatic, un logiciel pour identifier une musique (pas testé),
- Tunefind pour trouver une musique entendu dans une série ou un film,
- MusiqueDePub.Com et MusiqueDePub.TV pour retrouver les musiques de pub.

Pondu par Din_Diu vers les 16:25:00, ce billet de la catégorie "Zyk-o-jardin" fait l'objet de 10 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

Les Vers d'Escher

Comme beaucoup de personnes, je me suis demandé à un moment ou à un autre où M.C. Escher allait chercher ses idées compliquées, tarabiscotées, pour en faire des dessins. Par exemple, Drawing Hands (1948) représente une main gauche qui à la fois dessine une main droite et est dessinée par celle-ci. De la même manière qu'on se pose la question "qui de l'oeuf ou de la poule est arrivé le premier ?" on se demande quelle est la main qui dessine et quelle est la main qui est dessinée. Quel est la réelle ? Quelle est la virtuelle ?
Bienvenue dans la matrice ...

Sixtin_EscherEscher est maintenant une source d'inspiration que ce soit pour une modélisation 3D ou  pour cette image à droite, extraite d'un montage fait pour Worth1000.
Et si finalement Escher s'était tout simplement lui-même inspiré de la nature ?

C'est en tout cas ce que je me suis dit quand j'ai vu les pervers de terre s'envoyer en l'air. C'est pas pervers ça : passer toute sa vie dans le sol et venir à la surface pour copuler aux yeux de tous ?

Après avoir duré la journée, la pluie s'est arrêtée le soir venu. De nuit, à la fraîche, les lombrics en profitent donc pour faire copain-copine. Hermaphrodite, le ver de terre est en fait à la fois copain et copine.

reproduction ver de terre

Sans quitter entièrement leurs trous respectifs, l'un vient à la rencontre de l'autre et vice-versa. Et puis zou ! c'est parti pour la reproduction. Et pas n'importe laquelle, il s'agit là de la reproduction sexuée. Et pour résumer, celle asexuée consiste en l'obtention de deux individus à partir d'un seul, souvent parce que coupé par inadvertance.

La partie renflée des vers de terre, ou clitellum, émet un mucus qui d'abord les tiendra réuni, tête bêche. Les glandes sexuelles mâles et femelles se trouvent à mi-chemin entre le clitellum et la pointe de la tête. Quand les vers de terre se retiront, ovules et spermes de l'alter ego glisseront vers un cocon également sécrété par le clitellum et dans lequelle se produira la fécondation.

Et si Monsieur Escher était encore de ce monde, on pourrait alors lui poser la question suivante : Lequel est le mâle ? Lequel est la femelle ?
Et oui ! vous êtes encore dans la matrice...

Pondu par Din_Diu vers les 10:53:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 5 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 15 juin

Un double plus-qu'anniversaire

Bin oui ! ce blog a déjà un peu plus de 2 ans et compte un peu plus de 300 billets. Pour l'occasion de ce double plus-qu'anniversaire, il y aura un jeu musical (pas grand chose à voir avec le jardin) mis en ligne ce week-end.

Le blog est également en train de subir un ravalement (d'où l'activité un peu molle de ces derniers temps).

Ainsi l'index a été mis à jour. En plus de ça la navigation est facilitée par la possibilité d'aller directement vers la première lettre. Dans  l'index se trouve aussi un moteur de recherche pour le blog.

Un blog sur le jardin et la nature étant amené à se répéter, j'ajoute maintenant en début de certains messages un rappel de saison avec les liens vers des billets qui sont d'actualité (par exemple regardez le billet "Comparatif lilial").

L'interblogalisation a été aussi mise à jour et je devrais bientôt ajouter un lien vers cette page dans le cadre des blogs amis dans la colonne de gauche.

Dans cette colonne, en plus des mini-critiques de ce que j'ai pu voir, lire ou entendre dernièrement, il y aura aussi : 

My status une icône qui signale mon état de connection sur Skype, donc pour ceux qui voudraient chatter ou discuter,

 

Rédacteur naturavox le logo NaturaVox étant donné que je fais partie (de temps en temps) des rédacteurs,

 

Wikio - Top des blogs la position du blog dans le classement Loisirs de Wikio,

 

Creative Commons License le logo du Contrat Creative Commons, histoire de dire que ce blog n'est pas l'occasion de faire n'importe quoi.

Et puis il y aura encore d'autres choses qui vont arriver dans les prochains jours. Donc restez à l'affût !

Pondu par Din_Diu vers les 17:31:00, ce billet de la catégorie "Communiqué" fait l'objet de 5 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).
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