De menus travaux
Octobre est une période charnière. L'endormissement s'installe sur le potager, la fin de la récolte de la plupart des légumes a eu lieu, il reste 2-3 courgettes de cet été, les potirons à rentrer d'ici une ou deux semaines, et quelques rangs de légumes pour l'hiver.
Pour que la chouette ait le champ libre pour chasser les campagnols et autre rongeurs, il va falloir que je fauche la prairie. Je dois aussi me préoccuper ces jours-ci de la mise en place d'abris à insectes (fagots de bois et de tiges creuses, briques creuses, boîtes remplies de paille avec de fines ouvertures, ...), et de la protection des plantes sensibles.
En attendant le coup de bourre que sera la plantation d'arbres et d'arbustes début novembre, je prépare les parcelles du potager pour l'hiver.
Ces parcelles déjà remuées par la récolte de légumes, et par l'arrachage des plants desséchés, n'ont besoin que d'un sommaire coup de griffe pour désherber. Et si il y a de la prêle, je la mets de côté en fagots à sécher, lesquels serviront dès le printemps prochain. Une fois le sol nettoyé, je n'ai plus qu'à répandre le compost. Rien d'autre à faire. Les vers de terre seront bien suffisants pour mélanger tout cela.
En grattant dans le compost, des larves cherchent à s'enterrer rapidement. Elles sont blanchâtres et assez grosses, 3-4 cm de long (voir la comparaison avec la noix). J'ai longtemps cru que c'était des larves d'hannetons, larves assez destructrices pour les racines. Sauf que des hannetons adultes, je n'en ai jamais vu. En fait il s'agirait de larves de cétoines, inoffensives pour les racines, apparemment gourmandes de compost, et très décoratives dans le jardin.
En dehors de l'utilisation des insecticides, la diminution du nombre des hannetons serait due, selon certains, à la disparition d'un corps de métier : les taupiers. Moins de taupiers, plus de taupes, moins de hannetons. C'est un raisonnement qui semblent assez logique.

