Un Blog Bio Mais Pas Trop

Le blog bio mais pas trop, c'est l'histoire d'un jardin quasi bio, débrouillard, économique et simple, à la découverte de la Nature au quotidien. Journal de bord ou fourre-tout, il n'y a pas que du jardinage ...

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La Tanière du Lapin Blanc

samedi 10 mai

Maisons et Jardins Sauvages

le_guide_de_la_maison_ecologiqueCe mois-ci, deux hors-séries sont dans les kiosques, l'un sur la maison et l'autre sur le jardin, mais les deux se rejoignent du point de vue de la nature et du respect de l'environnement.

Le premier est Le guide de la maison écologique (hors-série mai-juin N°136, 60 millions de consommateurs, 5,90 €). Un tour assez complet de la question est ici fait. Modes alternatifs de chauffage et d'isolation, récupération et économie d'eau, énergies renouvelables, tout est abordé. C'est clair, concis et assez juste par rapport à ce qui peut se voir maintenant dans les milieux informés.
Ce guide permet de s'intéresser sérieusement à la question, et d'avoir les adresses pour mener ses propres démarches plus loin.
Même le jardin et les toilettes sèches ont été abordés, la preuve est dans le sommaire.

M7950HPlus sous l'aspect découverte que l'aspect pratique, Jardin nature (Les cahiers nature de Terre Sauvage, printemps 2008, 6,95 €) présente les coulisses du jardin à coups de belles photos et images.
Cette visite est tout à fait dans ce même esprit qui est le mien. Ainsi quelques pages sont consacrées à la diversité dans le potager ainsi qu'aux insectes, qu'ils soient pollinisateurs, prédateurs ou décomposeurs. Le voyage continue en passant par un jardin bio dans le Gard, et un autre au Maroc.
Et enfin d'ailleurs, beaucoup de noms de personnes citées dans ces cahiers l'ont été dans le blog.
Bref, c'est un ouvrage qu'il est très agréable de feuilleter et que l'on conserve dans u coin de sa bibliothèque, comme sait le faire le magazine Terre Sauvage.

A noter qu'il a été fait en partenariat avec Botanic.

Pondu par Din_Diu vers les 22:32:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 2 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

jeudi 06 mars

Pas de vilains mots pour Baumaux

J'ai eu de multiples remarques sur la présence de Baumaux parmi les publicités Google. En effet il n'est pas très judicieux d'être l'ambassadeur du grainetier quand celui-ci est en litige avec un défenseur de la diversité dans nos jardins, l'association Kokopelli.
Mais, comme je l'ai déjà expliqué, sur mon ordinateur je bloque les pubs y compris celles de Google. Donc c'est grâce à vos commentaires et e-mails que j'ai pu être au courant (et j'espère toujours compter sur votre vigilance).

J'ai donc bloquer l'adresse de Baumaux.

J'ai aussi pu lire dans l'article "Tintin, Google et les publicités Baumaux" sur HNS-Info, que "des internautes avertis [...] ont, par contre, informé qu’ils ne s’offusquaient point de cette agressive stratégie commerciale : au contraire, ils cliquaient sur la pub, et plutôt deux fois ou trois fois qu’une, et ils laissaient bien la page du site Baumaux s’ouvrir dans son intégralité. Coût de l’opération : 1 euro facturé au débit de la dite société."
Je  ne suis pas sûr que ce raisonnement soit totalement vrai.

Je reçois, ces temps-ci, de 250 à 350 visiteurs par jour sur ce blog. D'après moi, parmi ceux-ci un faible nombre est vraiment au courant de l'affaire Kokopelli-Baumaux, et la grande majorité des visiteurs qui cliquent sur les pubs Baumaux le fait sans doute avec la sincère intention de voir et peut-être acheter.

Il reste à espérer que la sollicitude exprimée par des membres du gouvernement soit réelle, et qu'un texte de loi favorable à la biodiversité potagère voit le jour. Cela permettra de dénouer cette situation.

En attendant, restons polis : "Mr Baumaux, non merci sans façon".

 

P.S. : les pubs Baumaux, dans le bandeau au dessus de la bannière du blog, sont celles mises en place par l'hhébergeur Canalblog. Et là, je ne peux pas faire grand chose ...

Pondu par Din_Diu vers les 21:31:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 2 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 29 septembre

Jardening et Podcastage

C'est la rentrée, et donc l'occasion de voir ce qui a changé cette année.

Mise à jour du billet du 1er avril 2006
(1ère mise à jour 24 mai 2006, 2nde m. à j. 5 juillet 2006)
 

Le podcast est tout de même une petite révolution qui me permet de télécharger des émissions que j'ai ratées, et de les écouter à tout moment de la journée et n'importe où (au jardin, dans les transports en commun, etc ...).

Et pour télécharger, il faut encore avoir le bon logiciel. J'ai utilisé l'incontournable iTunes, et j'en suis pas content. Ce logiciel est lourd, parfois il ne télécharge pas complètement les émissions, et si c'est le cas impossible de relancer le téléchargement. J'ai également essayé Juice sans être convaincu.

La solution est venu de Zaphir avec le logiciel Ziepod. Il est léger simple d'utilisation et à part un petit problème sans conséquence, j'ai préféré celui-ci.

Une autre solution est de passer par Podemus, qui est en quelque sorte LE répertoire du podcast.

 

Pour écouter un des émissions qui suivent, il suffit de copier l'adresse des liens "fil rss de ..." pour la coller dans son logiciel de podcast .

JARDIN

 

RMC

Votre Jardin : 2 heures par semaine consacrées au jardin. La qualité sonore est relativement médiocre alors que le débit est le même que celui d'Europe 1. Toute les émissions depuis 10 mois sont disponibles.

fil rss jardinage sur RMC

Radio France

On trouve à Radio France seulement des chroniques de 2 à 15 minutes : Le Plantiste (France Inter) Auprès de mon arbre et Le Jardinage (France Info). La qualité sonore est bonne. Attention, une émission pousse l'autre : la chronique Le Plantiste du dimanche sur France-Inter fait disparaître celle de samedi. Mais elles peuvent être en streaming sur le site.

fil rss Le Jardin sur France Inter

fil rss Le Jardinage sur France Info

fil rss Auprès de mon arbre sur France Info

RTL

Dans la chronique Jardinage de RTL, Maison-Jardin, Patricia Beucher répond aux questions des auditeurs. Cependant cette chronique est partagée avec Laetitia Nallet qui parle plutôt de ce qui se passe dans la maison.

fil rss de la chronique jardinage de RTL


RSR et RTBF
Les Radio Suisse Romande (RSR) et Radio Télévision Belges Francophones (RTBF), bien que regroupant plusieurs stations, n'ont apparemment pas d'émissions sur le jardinage.
Sauf peut-être Couleur 3 : dans "Le Son Du Jour", on peut télécharger des chroniques totalement délirantes, et de temps en temps celles d'Ernest Les Pouces Verts et ses conseils de jardinage.

fil rss du Son du Jour de Couleur 3


Et il n'y a d'ailleurs plus de podcast non plus pour Europe 1!


Les Radios de l'Arc Jurassien

RTN (Neuchâtel), RFJ (Jura) et RJB (Jura bernois), sont des radios régionales de la Suisse Romande. Bien qu'elles aient des programmations différentes, il semble qu'elles aient des chroniques en commun. Mais il semble ne plus y avoir pour l'instant d'émissions qui puissent m'être intéressantes.
Quoiqu'il y a la minute des terroirs ...


Route 90

Route 90 est une webradio belge, tout en Flash, ce qui ne facilite pas pour autant la navigation sur leur site. Côté Jardin  est l'émission destinée aux amoureux de  la nature et du jardinage, réalisée en collaboration avec le Cercle Horticole de  Ransart. Sur le ton bon enfant et candide de l'animateur, cette chronique d'un peu moins de 10 minutes fait un rapide tour d'horizon sur un sujet concernant le jardin.
Bémols : le podcast regroupe plusieurs chroniques qui n'ont pas de rapport avec le jardinage, et il n'y a pas d'archives, donc impossible d'écouter des chroniques précédentes.
n'étant plus dans la liste des podcasts, je mets en lien le N°3 de Côté Jardin, insectes et animaux utiles au jardin.

fil rss Route 90



ENVIRONNEMENT

Radio France

Sur Radio France il y a un bon choix d'émissions consacrées à l'environnement, Terre à Terre (France Culture), CO2 Mon Amour (France Inter) et une chronique Planète Environnement (France Info) cependant les deux dernières sont actuellement  disponibles en streaming mais pas en podcast. Il y a aussi pas mal d'autres émissions scientifiques ou sur l'urbanisme qui abordent des sujets propres à l'environnement.

Terre à Terre aborde un seul thème par émission (contrairement à CO2 Mon Amour) voire un thème sur plusieurs émissions (comme le "gros" dossier de l'écoconstruction). Le défaut de l'émission c'est le très bas niveau sonore : impossible de l'écouter en ville. Si seule la dernière émission est disponible en podcast, les 8 dernières sont disponibles en streaming. Sinon il y a les archives non officielles de Terre à Terre.

fil rss de Terre à Terre sur France Culture

fil rss de CO2 Mon Amour sur France Inter

fil rss de Planète Environnement sur France Info

Radio Canada

Les Années Lumière est en fait une émission scientifique, mais elle donne la part belle à l'environnement. En plus de ça, on a du coup une idée de ce qui se pense outre-atlantique.

fil rss des Années Lumière sur Radio Canada

RSR et RTBF

Peu de podcast Environnement parmi les francophones. Néanmoins sur RSR - La Première il est possible d'écouter les 8 dernières émissions d'Atlas, le magazine climat, nature et environnement .

fil rss d'Atlas

 

Pas de podcast, jusqu'à récemment. L'émission On en parle se propose d'aborder des sujets très différents donc de temps en temps il s'agit de jardinage et d'environnement.

fil rss d'On en parle sur RSR

Voilà !! Avec tout ça, je me retrouve occupé pendant plus de 7 heures par semaine. De quoi rentabiliser mes déplacements par exemples.

 

Mais au cas où ça ne suffirait pas il est possible de parfaire son anglais ou son italien (voir le topo de Forminfo), de suivre des conférences universitaires (par Canal U), d'écouter un audiobook (Incipit met de temps à autre des intégrale à disposition) ou tout simplement d'écouter de la musique (Jamendo, c'est pas du podcast mais ça remplit bien le lecteur mp3).

 

Pour ceux qui veulent parfaire leur connaissance en matière de podcast, vous pouvez visiter le blog de Kesako, où le tour de la question est presque fait.

Le podcasting, Kesako ?
Comment créer un podcast.
Suivre l'actualité du Podcast.
Annuaires de podcasts.

Et pour ceux qui ne peuvent se limiter à l'audio et on besoin de vidéo voilà 3 adresses : Côté Jardins, Silence ça pousse, Plein Pot. Bizarre, ce sont toutes des émissions du service public.

(enfin pour ceux, qui tout comme moi, utilisent Firefox et ont des problèmes avec la lecture des vidéos Windows Media Player en streaming, la solution est peut-être )

Pondu par Din_Diu vers les 21:57:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 6 commentaire(s) et de 1 rétrolien(s).

mardi 10 avril

La déforestation peut aider à lutter contre le réchauffement climatique

Ce titre est celui d'une dépêche AFP sur le site du Monde. Si je me permets de reprendre mot pour mot le titre, c'est que j'avais déjà évoqué cette idée dans un de mes billets sur le contrepied scientifique avec un paragraphe sur la déforestation, un moyen de lutter contre l'effet de serre.

La façon de procéder diffère, il s'agit plus de réfléchir à la nécessité ou pas d'une reforestation en fonction de la zone climatique, plutôt qu'un déforestation à proprement parler.
Mais j'ai l'impression d'avoir raison sur un point : au pied du mur, les pires solutions sont envisagées. En effet, la biodiversité n'est pas du tout abordée dans l'article ...

Pondu par Din_Diu vers les 09:09:12, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 4 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 09 mars

Vòlen rien foutre al païs, ils ne veulent rien foutre au pays

Volem rien foutre al païs (Nous ne voulons rien foutre au pays) vient de sortir en salle. Ce film documentaire coréalisé par Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe, est en quelque sorte un complément au précédent Attention Danger Travail qui traitait de ceux qui ont fait le choix de bien survivre au chômage plutôt que mal vivre en travaillant. Quant à Volem rien foutre al païs, il est question de refuser le monde de travail comme il est, et choisir une façon alternative de vivre, une façon autonome, solidaire.

volemVolem rien foutre al païs est un patchwork de séquences dont le fil est difficile à suivre. On commence avec une interview de Georges Pompidou, et on finit avec celle d'une Michèle Alliot-Marie déconcertée. Entre temps on assiste à des exemples d'autoconstruction à base de bottes de paille ou d'indépendance énergétique (le propriétaire est fier de montrer qu'il s'est débranché définitivement du réseau EDF et de dire qu'ils vivent à six avec un demi-salaire), à des expériences d'autarcie, à des manifestations du mouvement Dinero Gratis, au point de vue du MEDEF, au discours philosophique d'un mécanicien utilisateur du moteur à eau, ...

Volem ... est vraiment un patchwork qui parfois part dans tous les sens (que ce soit dans les thèmes ou le temps). On ne peut pas être d'accord sur tout ce qui y est montré. D'ailleurs, le documentaire ne se veut pas vraiment moralisateur, il n'apporte pas de réelles réponses. Il amène à la réflexion.

Ces collectivités qui ont fait le choix de s'extraire de la société de consommation, font des concessions voire des sacrifices. Ils vivent de leurs productions, ont besoin de gagner de l'argent juste pour un peu d'essence pour la voiture, les cigarettes et la picole. A côté de cela, tout au long du documentaire, on voit très peu d'enfants. C'est peut-être un signe que ces modèles de vie, tel qu'ils existent, ont peu d'avenir. Et que dire de l'absence de couverture médico-sociale : surtout ne pas tomber malade ...
Malgré soi, on pense à l'utopie. Or l'utopie est à proprement parler un lieu qui n'existe pas. CQFD.

Le titre du documentaire porte à confusion. Ceux qui ont choisi cette voie refusent le travail salarié mais pas l'activité choisie. D'ailleurs la valorisation (ou plutôt la dévalorisation) du travail occupe une large place.

Ce mode de vie a des aspects positifs. Tout comme le jardinage biologique actuel est différent du jardinage du début du XX° siècle, il ne s'agit pas du tout de retours en arrière vers un état moyenâgeux. Les contraintes économiques et les souhaits écologiques ont fait évoluer leur quotidien vers l'avant. Il est notamment un exemple récurrent, celui des toilettes sèches.

Je me souviens que dans les fermes, les toilettes se résumaient à un cabanon à distance de la maison avec un trou au-dessus d'une fosse à merde, fosse que l'on vidait régulièrement. Ici la fosse est remplacée par un seau, et l'élément essentiel qui fait toute la différence est la sciure. Une jeune femme d'une de ses petites communautés reconnait qu'ils ont fait des expériences. A la terre, la cendre ou le sable, c'est la sciure qui a été préférée notamment parce qu'elle apporte un équilibre azote-carbone au futur compost. Le quotidien de ces gens est mûrement réfléchi, leur survie en dépend.

Pas le temps de s'ennuyer en regardant Volem rien foutre al païs, on passe donc rapidement d'un cas à l'autre, d'un portrait pittoresque à l'autre. Ces exemples ne sont sans doute pas à suivre à la lettre, mais sont sources d'inspiration. Cependant, ironie de tout cela, je suis sorti du cinéma avec plus de questions qu'en y entrant.

Liens :
- le site du film Volem rien foutre al païs, avec diverses infos dont les prochaines dates de projections-débats
- Emission Là-bas si j'y suis (France Inter) du 8 mars 2007
- La critique de Film de Culte avec un des débats en mp3

Pondu par Din_Diu vers les 16:34:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 10 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 02 mars

La Voix de la Nature

Autre spin-off d'AgoraVox, NaturaVox est l'occasion pour le citoyen lambda (λ) d'exprimer ses opinions au sujet de la nature dans trois de ces acceptions : la santé naturelle, l'alimentation et l'environnement. Mais l'agora n'est pas loin, et NaturaVox pourra être le lieu de coups de gueule et de débats, lieu où chacun a droit à la parole.

naturavox
Et il se trouve que vous aurez l'occasion de m'y croiser (si ce n'est pas déjà fait).

Pondu par Din_Diu vers les 10:02:33, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 1 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 21 février

Un tour du monde en 80 hommes ... et femmes

J'ai prêté la première fois attention à l'aventure de Sylvain Darnil et de Mathieu Le Roux, et au livre qui la retrace, dans une émission de France Inter. Ils étaient là pour la promotion de leur livre "80 hommes pour changer le monde, Entreprendre pour la planète". Celui-ci est une galerie de portraits de personnes qui tout autour du monde sont à l'origine d'entreprises ou de projets qui prennent sérieusement en compte l'environnement, le contexte social et économique, et le développement durable.

Ce qui avait attiré mon attention, c'était cette anecdote concernant un agriculteur japonais, Takao Furuno. Face à la difficulté de la culture biologique du riz, il s'est tourné vers les méthodes du passé et a découvert l'importance du canard dans les rizières. L'animal n'aime pas le riz, mais y préfère les mauvaises herbes et les insectes nuisibles. Ses déjections font également un bon engrais.
A côté de cela, Takao Furuno élève des poissons dans les rizières. En plus d'avoir pour conséquences de limiter l'emploi de pesticides tout assurant une production presque le double des fermes avoisinantes, cette façon de faire permet de compter sur plusieurs revenus (riz, canard et/ou poisson).

80hommesMais en commençant, j'ai été assez déçu. Pourtant de partout les commentaires que j'avais pu lire sur le livre étaient enthousiastes.
Je ne m'attendais bien sûr pas à lire un traité de jardinage biologique. Par contre j'avais l'impression que j'avais entre les mains "80 hommes pour changer leur monde". Une grande partie des portraits était ceux d'entreprises qui, d'abord pour des raisons économiques, se sont tournées vers des applications écologiques. Mais il semble que ce soit une question de continent.
Une fois le livre fini, j'ai fait les comptes des ambitions premières. Ainsi en Europe c'étaient plutôt des soucis économiques qui dictaient l'orientation prise par l'entreprise ; en Asie, Afrique et Amérique du Sud, pays en voie de développement, l'émancipation sociale et l'indépendance économique étaient le moteur ; et contre toute attente, c'est en Amérique du Nord que je constatais que la volonté d'écologie et de développement durable étaient à l'origine de créations d'entreprises.
Etant donné que le livre commence par l'Europe, on aura compris ma déception du début.

Le défaut de ce livre c'est l'enthousiasme des auteurs. Ces portraits ne sont que les retranscriptions des rencontres. Les auteurs m'ont semblé admiratifs de leurs interlocuteurs (non sans raisons) et avec peu d'esprit critique. Cela donne un livre qui, bien qu'intéressant par les personnalités décrites et leurs défis souvent quasiment insurmontables, manque de profondeurs. A la fin de chaque chapitre je suis un peu resté sur ma faim.
Mais je reconnais que faire un portrait sur une personne et en débattre en 5-8 pages serait aussi un sacré défi. Donc ce livre a les qualités de ses défauts. J'aurais eu une certaine amertume à dépenser 17 € quand il est paru aux Editions Lattès. Par contre, aux éditions Le Livre de Poche, pour un prix trois fois moindre, il est pratique de le sortir rapidement d'une de ses poches pour lire tout un chapitre entre deux stations de bus ou de métro, ou dans une salle d'attente.

Donc, 6 € me paraît une somme juste pour ce livre qui vaut tout de même un week-end instructif de lecture.

Pondu par Din_Diu vers les 16:32:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 2 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 10 février

Circulez ! Y'a rien à voir !

Vient de sortir Rustica Trimestriel Tout en un, Spécial Potager 2007.
En 80 pages, ce magazine fait un tour d'horizon de ce qu'est un jardin écologique. Rotation des cultures, associations de légumes et fruits, compost et purin, légumes en pot et sur le balcon, rustica2007de nombreuses choses sont abordées et ne sont qu'abordées. Faut pas rêver, pour plus d'infos, il existe des livres. D'ailleurs "Légumes et fruits Secrets de culture" affiché sur la couverture c'est plus aguicheur que réel.
Si les livres restent dans la bibliothèque, ce magazine quant à lui, aurait plutôt sa place à portée de main parmi les outils.
En plus des rapides rappels en matière de rotations, d'associations, etc, ... il traite des sol et climat adaptés, du semis, de la plantation, de l'entretien et  la récolte de 40 légumes traditionnels, 10 légumes originaux, 10 herbes et aromates, et 10 fruits du potager.
C'est un coup de pouce non négligeable pour le débutant, et une remise en mémoire des fondamentaux pour l'amateur confirmé.
Par contre à la place des 15 recettes de cuisine, j'aurais plutôt vu quelque chose comme 30 arbustes pour la haie vive, les moyens d'abriter les alliés du potager, ou encore quelques recettes de purin ou décoction. Mais bon ! c'est Rustica.

Enfin, je ne vois pas pourquoi dépenser 4,50 € pour ce magazine. Si ce n'est que vous auriez quelques raisons de moins de venir lire mon blog ...

Donc, circulez ! y'a rien à voir !

Pondu par Din_Diu vers les 00:04:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 5 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mardi 09 janvier

Une année de jardinier pour commencer l'année

Dans les commentaires du billet "Quelque part entre humus et humour", à propos de l'humour jardinier, une dénommée Romaine a attiré mon attention sur un livre "L'année du jardinier" de Karel Čapek. C'est ce livre dont je parlais dans le billet précédent "Anciennes traditions, nouvelles traditions".

annee_du_jardinierKarel Čapek est aussi connu pour être l'inventeur du concept de robot. En 1929, il écrit "L'année du jardinier".
Les avis sur ce livre sont plutôt unanimes et positifs. Je me suis donc décidé à l'acquérir. Difficile à dénicher en neuf, je l'ai acheté d'occasion.

Ce petit livre se lit rapidement, le temps d'un week-end, et est illustré par les dessins de Josef Čapek, frère de l'auteur.

Cette année du jardinier est découpée en 26 chapîtres, chaque mois alternant avec une approche d'un thème propre au jardin. C'est un grand tour de la question qui est fait : bouturage, griffage, arrosage, rocailles, terre, etc ... Humour et poésie sont au rendez-vous. Karel Čapek est un amateur connaisseur qui se moque des amateurs connaisseurs, donc de lui-même. Et en tant que connaisseur, il nous cite une quantité de noms de plantes. Mais pour autant, ce livre s'adresse aussi bien aux jardiniers confirmés qu'à ceux qui n'y connaissent rien. Ces longues listes de fleurs ne sont que là pour souligner que le jardinier, malgré lui, aime bien étaler sa science et montrer son oeuvre.

Plus que le jardinage et le jardin, Karel Čapek décrit le jardinier. Il y expose ses qualités mais aussi ses travers. "Ainsi donc la jardinier, en avril, est un homme qui, un plant à demi desséché à la main, fait vingt fois le tour de son jardin pour chercher un coin de terre où il n'y ait encore rien de planté."

Et même s'il se limite d'une part au jardin citadin, et d'autre part au jardin de fleurs, chacun peut s'y retrouver. Ou presque.

"Des personnes d'un certain âge et passablement distraite [...] disent, chaque printemps, qu'elles n'ont pas souvenir d'avoir jamais vu un printemps pareil." Certaines choses ne changent pas, mais on sent tout de même  que ce livre a été édité en 1929. Bien des préoccupations actuelles ne sont ici aucunement prises en compte. Le jardinier de cette époque arrose à tout-va voire joue avec le tuyau d'arrosage, sans se soucier du gaspillage, que ce soit au niveau de sa consommation en eau, ou au niveau de la bonne utilisation de cette eau par les plantes.

Ce jardinier traite avec tout ce qu'il trouve, et ne sait pas qu'un des ennemis du puceron n'est autre que la coccinelle. Pire encore, il incite à la destruction des perce-oreilles. Ce jardinier ne connait rien de l'agriculture biologique.

Et en réfléchissant à la question, c'est tout à fait normal que l'agriculture et le jardinage de l'époque ne puissent pas être qualifiés de biologique. L'utilisation en grande quantité de produits phytosanitaires organiques et chimiques débuta en 1939. Auparavant, les pesticides étaient "naturels".

L'agriculture biologique est née de l'utilisation des pesticides de synthèse à grande échelle. Avant cela, elle n'existait pas à proprement parlé. Une conscience écologique au sein de l'agriculture a vu le jour en réaction aux multiples pollutions et dégradations de l'environnement, conséquences d'une agriculture irraisonnée d'après-guerre.

En lisant cet instantané de l'année 1929 du jardinier, je réalise que l'agriculture et le jardinage biologiques ne sont pas du tout des retours en arrière, mais bien des avancées en la matière, cherchant à étudier et intégrer les mécanismes naturels à un milieu artificiel.

jardinier_anneeCependant, que ce soit il y a un siècle ou aujourd'hui, le jardinier est toujours impuissant face aux éléments, et il ne lui reste que sa prière au Bon Dieu :
"Mon Dieu, faites qu'il pleuve tous les jours, à peu près de minuit à trois heures du matin, mais que ce soit une pluie lente et tiède, afin que la terre puisse bien s'imbiber ; qu'il ne pleuve pas sur la lavande et toutes les autres plantes qui Vous sont connues, dans Votre infinie bonté, comme des plantes amies de la sécheresse ; si Vous voulez, je Vous en écrirai la liste sur un bout de papier ; et que le soleil brille toute la journée, mais pas partout (par exemple pas sur les rhododendrons), et qu'il ne soit pas trop ardent ; qu'il y ait beaucoup de rosée et peu de vent, une quantité raisonnable de vers de terre, pas de pucerons, ni de limaces, pas de moisissures, et que, une fois par semaine, il pleuve du purin étendu d'eau et de la fiente de pigeon.
Amen.
"

"L'année du jardinier" est donc un livre à feuilleter pendant un week-end ou régulièrement chaque mois. Il permet de relativiser sa propre situation vis-à-vis de son jardin, et met du baume au coeur.

Pondu par Din_Diu vers les 19:03:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 27 décembre

Utopies, esprits libres et créativité

Avant de retourner à mes jardinades et autres potageries, un petit coup de pouce à un webzine. Il s'est fait attendre Utopies_3longtemps, mais enfin le N°3 de Utopies, le Fanzine des Mondes Imaginaires est arrivé pour Noël. Après un premier numéro consacré au siècle de Jack l'éventreur, et un second au Moyen-Âge, celui-ci a pour thème les pirates. 220 pages (! j'ai pas tout lu) sur l'histoire de la piraterie, ses figures marquantes, sa transposition dans les jeux, la BD, le cinéma ...

Un des caractères propres du webzine (ou ezine) est que chaque numéro sort quand il veut, voire quand il peut. Certains le peuvent régulièrement, d'autres moins.

Webzine vient de web que tout internaute comprend, et de zine pour magazine ou plutôt fanzine. Le fanzine est un magazine amateur fait par des passionnés, des fans. En version papier, le fanzine était et est encore, payant. Il faut bien payer la matière première et l'impression. Le webzine, virtuel, peut se permettre d'être gratuit. Il est en format téléchargeable et consultable hors-ligne, comme le pdf. D'autres - la plupart - se disent webzine, et personnellement je trouve qu'ils n'en sont pas ; ce sont souvent des sites à mi-chemin du blog ou alors un e-mail, mais faisant tout de même preuve de qualité. D'ailleurs beaucoup concernent la culture (rock, litterature, cinéma, ...) d'autres sont plus spécifiques (la calligraphie par exemple).

Donc le webzine est un truc de passionnés pour des passionnés, et les autres. Ma petite sélection de webzine est par conséquent fortement subjective :
- en matière de BD, on connaissait ArtikZone. Ne cherchez plus, maintenant il s'appelle Wart.
- fans de Terry Pratchett et du Disque-Monde, le dernier numéro du Monde du Disque fête ses un an, mais ça n'empêche pas d'en espérer un prochain numéro. Mais bon, le n°9 est absent, les 11 et 12 portés disparus, on peut donc s'attendre à tout de leur part.
- découvert via le netlabel Miasmah, le MultiLink Magazine est en anglais, mais vu que c'est un webzine sur du graphisme, ça ne gêne pas. Photos et créations superbes, qualité impec du magazine, ça métonne toujours qu'il soit gratuit. Autant en profiter.
- je m'y suis intéressé depuis peu en matière d'environnement, ce n'est que récemment que j'ai trouvé Ej'Envie Zine, Human Village, le CSTB, ... difficile de donner un avis sur l'un ou l'autre ... pour l'instant.

Par contre je cherche toujours un webzine sur le jardinage ... des liens à partager ??

Pondu par Din_Diu vers les 11:06:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).



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