Un Blog Bio Mais Pas Trop

Le blog bio mais pas trop, c'est l'histoire d'un jardin quasi bio, débrouillard, économique et simple, à la découverte de la Nature au quotidien. Journal de bord ou fourre-tout, il n'y a pas que du jardinage ...

Perdu chez DinDiu ? Cliquez sur le Lapin Blanc ...
Suivez-le dans sa tanière ... et consultez l'index.
La Tanière du Lapin Blanc

jeudi 28 décembre

Les piles rechargeables, pas si écolos que ça ? (Ière partie)

Notez le point d'interrogation. Pourquoi ne pas se poser la question ?
Il est connu, par exemple, que les produits de substitution à l'amiante ne sont pas sytématiquement inoffensifs pour la santé. Le remède peut être pire que la maladie. Et ça ne coûte rien de s'interroger. C'est une habitude que l'enfant a, et que l'adulte perd "Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? Pourquoi ? Pourquoi ? ...".

En plus de cela la question est d'actualité. A l'occasion de la période de Noël sont réalisées 60 % des ventes annuelles de piles jetables. Et chaque année la consommation en piles augmente de 10 %. Plus de 7,5 milliards de piles sont produites chaque année dans le monde. En France, chaque foyer en consomme une trentaine par an.
Doucement la pile rechargeable gagne du terrain. De toute évidence, c'est une bonne chose, et je suis le premier à le reconnaître. Mais l'est-ce vraiment ?

Avant de tenter de répondre, pourquoi ne pas faire un petit tour du côté des sciences et voir quelques exemples de ce qui s'est déjà fait en matière de contestation.

Eloge du contrepied scientifique
un peu de provoc, mais sur fonds de vérités


La déforestation, un moyen de lutter contre l'effet de serre

J'en entends déjà qui s'étranglent en lisant ça. Quand j'ai entendu cette hypothèse pour la première fois, j'étais aussi éberlué. Comme les autres étudiants. Mais c'est ce que soutenait le professeur en géochimie, Mr Yves Tardy.

Le pire, c'est que ce raisonnement, dans l'absolu, se tient. Tout d'abord, il faut savoir que globalement il y a plus de carbone dans les sols que dans la végétation.

forets_graph1
Contenus approximatifs en tonnes de carbones par hectare de forêts de divers écosystèmes
(sources : GIEC, 2001 via www.manicore.com)

A partir de là, on constate que la déforestation laisse les sols à nu, exposés à l'érosion. Les pluies et le ruissellement ne sont alors pas trop gênés pour décaper les sols et les emporter dans les lacs ou les océans. La matière organique contenue dans les sols, emportée, va alors sédimenter et être ainsi bloquée. C'est d'autant moins de dioxyde de carbone libérable dans l'atmosphère, d'où un certain impact sur l'effet de serre.

Cerise sur le gâteau, la matière organique et le phosphore des sols peuvent constituer un apport nutritif conséquent dans les océans.

Certes ce raisonnement ne prend pas en considération des concepts tels que la biodiversité, la survie des populations locales,... Je pense qu'il était plutôt là pour amener les étudiants à réfléchir, à ne pas tous prendre pour argent comptant.

Mais qui sait ? au rythme où le réchauffement climatique semble progresser, une fois au pied du mur, cette hypothèse pourrait devenir une solution.
Dans le Science & Vie de décembre 2006 (n° 1071), des projets tout aussi abracadabrantesques ont été imaginés par des scientifiques pour lutter contre le réchauffement climatique : parasol spatial, ballons pour rafraîchir l'atmosphère, banquise artificielle, piégeage chimique du carbone dans les océans.

Il faudra surtout retenir que notre planète est complexe, et que même un processus qui nous semble destructeur, l'érosion, participe à la régulation du gaz carbonique dans l'atmosphère, et donc au mantien de la vie.

 

La pollution c'est la vie

Pas de pollution, pas de vie. Je ne débloque pas, je suis sérieux. Mais il ne faut pas penser à la pollution humaine actuelle, mais plutôt a une pollution qui date de ... 3,5 milliards d'année.
C'est à cette époque qu'apparaissent les premières bactéries photosynthétiques. Par cette réaction de photosynthèse, les bactéries consomment le gaz carbonique de l'atmosphère et de l'eau, produisent leur matière organique et un déchet, l'oxygène. L'atmosphère primitive ne contient pas d'oxygène, mais plutôt du méthane, de l'ammoniac, de l'hydrogène, du gaz carbonique, etc...
L'oxygène ne sera pas libéré directement dans l'atmosphère, il réagira avec les autres constituants pour former du gaz carbonique avec le méthane, de l'eau avec l'hydrogène, ...
Puis, il y a 2 milliards d'année, quand il y a plus d'oxygène libéré que d'oxygène capté, celui ci est enfin libre dans l'atmosphère.
L'oxygène pollue l'atmosphère, et d'ailleurs, pousse la vie a évoluer vers des formes plus complexes et adaptées à cenouvel environnement.

On peut imaginer qu'en l'absence d'une telle pollution, la terre serait encore peuplée uniquement de bactéries. Vous vous rendez compte !! un monde sans internet ... !!

 

 

Quand l'eau aurait de la mémoire ...

On se souvient de l'affaire de la mémoire de l'eau. En 1988, Jacques Benveniste, biologiste français réputé, annonçait avoir démontré que des échantillons d'eau pure conservent les propriétés physico-chimiques des substances qui y ont séjourné. Les conséquences sont assez importantes, elles expliqueraient notamment le fonctionnement de l'homéopathie. Mais les conclusions du biologiste sont intenables, l'expérience n'etant pas reproductible. Le souvenir qu'on a de tout ça tient plutôt du feuilleton rocambolesque.

Mais les travaux d'un apprenti chercheur remettent l'affaire sur le tapis. Le magazine Science & Vie d'août 2006 (n° 1067) relate l'épopée de Philippe Vallée. Celui-ci défie la grande majorité de la communauté scientifique.

Il a la conviction que les champs électromagnétiques, même minuscules, agissent sur les êtres vivants et que les effets perdurent longtemps après l'arrêt des champs. Pour cela, il va faire ses expériences sur l'eau.

Je passe sur les difficultés rencontrées par le scientifique, mais contre toute attente, il arrive finalement  à ses fins. "Pour la première fois, une expérience montre clairement que les champs électromagnétiques de basses fréquences et intensités ont un effet mesurable, durable et reproductible sur ses petits échantillons d'eau purifiée".

A quoi cela est dû ? Apparemment au fait que l'eau pure n'existe pas. Elle contient toujours des impuretés, même minimes, sous formes de nanobulles de gaz et d'ions.

Des applications dans les domaines pharmaceutiques, cosmétique, agrochimiques, sont envisageables. Mais en plus, cela permet de voir d'un oeil neuf des faits considérés jusqu'à maintenant comme étant du charlatanisme, tels que la mémoire de l'eau ou la machine de Priore.
Sans oublier l'impact des ondes des téléphones portables sur le corps humain ...

      

 

Géocentrisme et aléas

Parfois il y a des raisons, bonnes ou mauvaises, d'être contesté ou de contester. Et une des raisons souvent rencontrée est la religion. On en connait deux exemples célèbres.
Au tout début du XVII° siècle, Galilée mettait à mal la théorie géocentrique, la Terre est le centre de l'univers, théorie soutenue par l'Eglise catholique de l'époque. Dans son livre Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, il défend l'héliocentrisme, plus correct d'un point de vue scientifique. Et pour cela, il fut condamné à la prison à vie par l'Inquisition.
Au XX° siècle, Albert Einstein ne put s'empêcher de faire intervenir ses convictions religieuses face aux aspects aléatoires de la physique quantique. Il les refusa et déclara alors "Dieu ne joue pas aux dés".

Deux esprits également brillants, deux façons différentes de voir le monde. Qui a dit que c'était facile d'avoir des idées et, surtout, de les défendre ?

 

 

Le nucléaire et les OGM, c'est cool et ça craint

Ce qui résume bien le problème. Toute médaille a un revers.
Le nucléaire éclaire les foyers, dépiste et traite des maladies, mais aussi est à l'origine d'armes à la puissance inimaginable et produit des déchets et des pollutions pour le moins préoccupants. Les OGM pourraient produire des médicaments indispensables, mais pour l'instant, en plus des risques possibles pour l'environnement et contrairement à ce qu'on semble vouloir nous faire croire, ils tiennent peu de promesses.

La Science fait peur à certains, est pleine d'espoir pour d'autres. Elle a de multiples facettes, bienfaitrices ou inquiétantes, et même insoupçonnées. D'où l'intérêt de se poser des questions, de remettre en question systématiquement ce qu'on sait ou qu'on croit savoir.

Ne pas laisser d'autres penser pour soi. Construire sa propre idée de la chose. Tout un programme.

 

Et les piles dans tout çà ? Et si on voyait ça demain.

Pondu par Din_Diu vers les 14:54:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 8 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

jeudi 20 octobre

Et la médecine, elle est bio ?

La médecine, bio ? Apparemment c'est un pléonasme, la médecine étant l'art de soigner le vivant, et bio signifiant vie. Dans le contexte de ce blog, bio signifierait plutôt "qui préserve l'environnement".

L'impact de la médecine sur l'environnement

Or la médecine ne protège pas systématiquement l'environnement, et bien fréquemment au contraire (et surtout dans son usage vétérinaire).
En Inde et au Pakistan, l'utilisation dans les élevages d'un médicament, le diclofénac, un anti-inflammatoire, associée à une pratique traditionnelle de laisser les carcasses aux charognards, met en péril l'existence de 3 espèces de vautour (en plus de l'odeur pestilentiel des cadavres en décomposition).
Plus près de nous, l'utilisation à mauvais escient d'antibiotique dans les élevages, conduit au développement de résistances chez les bactéries pathogènes. L'administration ultérieure de ces antibiotiques sera alors de moins en moins efficace, aussi bien chez les animaux traités auparavant que chez l'homme.
Je me souviens même avoir lu un article qui supposait que la prise de vermifuge par le bétail, bovins et chevaux, pouvait être plutôt lourde de conséquence. Ces vermifuges incomplètement métabolisés par l'animal, se retrouvent alors partiellement dans les excréments, et empêchent alors les larves de mouches de coloniser bouses et crottins. Plus aucune décomposition des excréments, je laisse imaginer la suite.


Les médecines traditionnelles

Aussi peut-on se tourner un peu plus vers les médecines traditionnelles.Il y a déjà un objectif économique à faire cela.
La médecine traditionnelle, quelle que soit son origine, s'est développée de manière empirique, contrairement à la médecine dite occidentale fondée sur les sciences. La botanique s'oppose à la biochimie, et les opposés se rejoignent. l'industrie pharmaceutique cherche à exploiter les plantes, et leurs molécules (qu'elle souhaitera surement breveter). En attendant, jusqu'à maintenant, et grâce à leurs médecines traditionnelles, les pays en voie de développement peuvent espérer s'affranchir d'une certaine dépendance économique vis à vis des industries pharmaceutiques. Mais ça vaut la peine de rappeler que cette situation de dépendance vient à changer, notamment par la production de médicaments génériques par les pays qui en ont besoin, tout comme l'Inde (cas actuel du Tamiflu).

Globalement les médecines traditionnelles ont bonne presse. Quasiment chaque pays a la sienne, souvent en fonction de sa flore locale. Elles ont été longtemps le symbole d'un savoir oublié, voire méprisé par la Science, et signe d'espoir pour certains (d'où parfois la présence de mouvements sectaires dans ce domaine). Maintenant elle recouvrent leurs lettres de noblesse.
Par chez nous, c'est souvent appelé Remèdes de Grand-Mère. Qui n'a pas pris une petite camomille, pour se calmer ou pour s'endormir plus facilement. Un mal de gorge ? En attendant la visite chez le médecin, une infusion avec quelques clous de girofle, antiseptiques et anésthésiants, et voilà la douleur calmée pour quelques heures. Et l'aspirine ? un extrait d'écorce de saule. Et ainsi de suite, la liste est longue.
Dans d'autres pays, ces médecines ont plus d'importance.


Le Kalaripayat

Le kalaripayat est une technique de combat qui trouve son origine dans la région de Kérala en Inde. Il est même considéré comme l'ancêtre des arts martiaux asiatiques. Pour éviter les accidents corporels et prévenir les accidents musculaires et articulaires, les maîtres devaient apprendre les techniques de guérison.
Ainsi à la fois pour le combat et pour les soins, on devait avoir la maîtrise des points vitaux (marmah), de la science du système nerveux, et de l'anatomie. Et en plus de techniques de massages qui en découlent, ces "médecins-guerriers" ont une connaissance d'une médecine des plantes, la médecine ayurvédique, prépondérante en Inde.


La médecine tibétaine

La médecine tibétaine est déjà plutôt originale dans la façon dont se fait la consultation : la main droite du médecin prend la main gauche du patient, et la main gauche le poignet droit. A chaque doigt du médecin correspond une veine liée à un organe. Le médecin se fait une idée de l'état du patient quand il prend le pouls et observe les vibrations et le souffle à l'intérieur des veines.
Selon la médecine tibétaine, il y a trois éléments : l'humidité, le mouvement et la chaleur. Il y a des maladies de l'air,  du feu de l'eau ou de la terre. Les médicaments sont composés de plantes (parfois plusieurs dizaines). Les 6 goûts que contiennent ces plantes sont essentiels pour fabriquer les médicaments. Ces goûts possèdent 8 pouvoirs différents : lourdeur, brillance, fraîcheur, conquête, légèreté, rugosité, chaleur, coupant. Les 6 goûts correspondent aussi à : terre & eau, feu & terre, eau & feu, eau & air, feu & air, terre & air. Ces 4 éléments produisent 6 goûts différents : sucré, acide, salé, piquant, amer et le goût du myrobolan.
En prenant en compte les 6 goûts possibles dans différents plantes, la médecine décrit différents mélanges de plantes, dont le padma 28. Dans le padma, une substance aurait un pouvoir très antioxydant qui inhiberait la destruction des cellules et "nettoierait les vaisseaux". Une autre substance tibétaine inhiberait la prolifération des cellules cancéreuses, induisant une rémission du cancer le rendant opérable.
Une première hypothèse de l'action de ces médicaments, suggère que l'ensemble des substances fait que leur effet est décuplé et vu qu'elles sont en petites quantité, les effets secondaires sont minimes.
Une autre hypothèse part du principe qu'intervient un rayonnement corpusculaire émis par les cellules. Un peu long à développer, mais pour résumer, les médicaments modifierait l'énergie rayonnante (la lumière) émises par les cellules. Ils n'agiraient pas sur la maladie, mais pousseraient l'organisme à se défendre.
Si on ajoute à cela la pilule précieuse, on comprend que des sectes essaient de s'approprier ces techniques qui frôlent la superstition.

En conclusion

Les médecines traditionnelles ont des siècles d'existence, d'essais divers, d'échecs et de réussites, d'expériences. C'est pour cela qu'elles réservent quelques surprises que la science contemporaine a du mal à expliquer.
Néanmoins, il est possible que la médecine de demain soit à mi-chemin entre celle traditionnelle et celle occidentale, une symbiose des deux pour obtenir de meilleurs résultats tout en ayant moins d'effets secondaires (sur le patient comme dans l'environnement).

Un rendez-vous télévisuel : Samedi 22 octobre à 20h40 sur ARTE "Le Voyage du bouddha bleu" découverte de la médecine tibétaine.

Pondu par Din_Diu vers les 22:21:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

lundi 10 octobre

"OGM et glânage ...

... ne font pas forcément bon ménage." Voilà qui pourrait faire un nouveau dicton, un dicton du XXI° siècle.

 

En effet qui me dit que le champs où je vais glâner, ne fait pas l'objet d'une expérimentation OGM ? Qui me dit qu'en semant chez moi des semences glânées, je ne participe pas à la prolifération d'OGM dans le milieu naturel ?

 

Sur le site www.ogm.gouv.fr, il est dit que "ces expérimentations sur des plantes génétiquement modifiées doivent recevoir une autorisation du ministre chargé de l'Agriculture après avis du ministre chargé de l'Environnement. Une fois l'autorisation accordée, toute expérimentation au champ fait l'objet d'une information au public avec notamment, l'envoi d'une fiche d'information au public qui est accessible en mairie. Toute mise en culture de produits génétiquement modifiés est en outre soumise à des contrôles de surveillance biologique, afin d'identifier tout effet non intentionnel."

 

Il faut donc prendre connaissance sur le site www.ogm.gouv.fr ou en mairie des sites concernés.
Mais voilà : les déclarations ne sont pas obligatoires, la France traînant le pas par rapport à ce que demande l'Europe. C'est peut-être là la peine de rappeler ce qui était à d'actualité il y a quelques semaines de cela : plus de 1000 hectares d'OGM cultivés en France dans le plus grand secret, et cela en toute légalité (voir l'article du 23.09.05 du Monde).

A côté de ça, je pense que les protocoles qui tiennent à contenir toute contamination externe par les OGM, doivent obliger les champs d'expérimentation à ne pas être trop près des zones habitées, zones où on peut trouver tout naturellement des plantations de maïs, colza pourquoi pas, etc...

Dur est ce monde où même le petit plaisir de glâner est entâché.

Pondu par Din_Diu vers les 18:57:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

dimanche 09 octobre

Terra Preta : Toujours d'actualité

La Terra Preta est toujours d'actualité. ARTE vient de rediffuser un reportage à ce sujet "A la recherche de l'Eldorado". Les veinards qui ont la chance d'avoir ARTE dans la journée (TNT et Satellite, je crois), peuvent en voir encore une reddif à 12h20 le 15/10, plus d'infos par ici.

Quant à moi, je pense toujours mettre la chose en pratique, à savoir, faire d'abord mon propre charbon de bois, le piler avec des morceau de pots en terre cassés, puis ensevelir le mélange à une certaine profondeur.
En parallèle, je vais optimiser ma façon de faire du compost, en pensant notamment à rajouter cendres et coquilles d'oeuf (pour les substance minérales). C'est bien beau d'avoir le charbon de bois dans le sol, faut-il encore qu'il soit alimenté en matières nutritives.

Je rappelle tout de même qu'il semble que la Terra Preta nécessite la présence d'une bactérie, or sous nos latitudes, la température, différente de celle d'Amazonie, pourrait jouer en ma défaveur.

Sur Thém@doc, une autre explication imagée de la fabrication du charbon de bois. Ca s'adresse à des collégiens mais les adultes peuvent tout de même en apprendre.

Pour le topo sur la Terra Preta, il suffit de lire le message précédent que je viens de remonter du fond des archives.

Pondu par Din_Diu vers les 19:00:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

Terra Preta : la panacée venue de l'Eldorado.

Message datant du 23 Mai 2005

Déjà des reportages passés ces derniers mois sur ARTE l'évoquaient, et c'est au tour du magazine Science & Vie n°1052 de Mai de consacrer un petit article sur la Terra Preta.

La Terra Preta (terre noire, en portugais) est une terre que l'on trouve au coeur de l' Amazonie et dont le rendement est 800 fois supérieur aux sols amazoniens ordinaires voisins.
La Terra Preta est associée à des traces d'occupation indienne antérieure à l'arrivée des Européens. En plein coeur de l'Amazonie existaient de grands villages reliés par des routes et des digues, limités par des murets,... tout cela ayant donné naissance au mythe de l'Eldorado. Ce sol composé de déchets divers et en particulier de charbon de bois, est d'origine humaine.

Son intérêt écologique tient à plusieurs raisons. Pour faire la comparaison, la technique de la terre brûlée produit d'un côté des cendres (partie minérale de la matière) sujette au lessivage des sols, et du dioxyde de carbone (partie organique) qui prend part à l'effet de serre. Ces sols vite épuisés poussent à de nouveaux défrichements et contribuent à la déforestation.
Par contre, la Terra Preta bloque le carbone dans le sol sous la forme du charbon de bois. C'est un sol qui retient bien les sels minéraux (souvenez-vous donc du charbon actif qui filtre et retient les impuretés), il est vite regénéré par la mise en jachère et a un rendement supérieur à la normale. Pas besoin d'aller voir ailleurs, donc pas de défrichement superflu.
Mais je me demande en combien de temps se crée un tel sol. A mon avis, il n'est pas impossible qu'il faille une ou deux générations pour atteindre sa fertilité optimale, ce qui ne serait pas vraiment en adéquation avec les intérêts économiques d'aujourd'hui, qui sont plutôt de l'ordre du court et du moyen terme...

Peut-on facilement fabriquer de la Terra Preta ?
Pas à 100 %. Des scientifiques du monde entier mènent leurs recherches sur ce phénomène. Dernièrement, on en est venu à penser qu'une bactérie jusque là inconnue jouerait un rôle dans la fertilité de cette terre. Mais voilà, la Terra Preta pourrait être victime de son succès et faire l'objet d'un trafic illégal !

Peut-on imiter la Terra Preta en France ?
En Amazonie il y a déjà une certaine difficulté à la reproduire. En France, les saisons sont plus marquées, la température et le taux d'humidité sont globalement plus bas. Mais ça ne coûte rien d'essayer. D'ailleurs, j'ai bien l'intention de tenter le coup, et je vous tiens informer...

Quelques sites :
Le site des explorateurs de Gran Païtiti
Voir loin devant, le monde allant vert
Midier.net
Passé Présent Futur

Faire son charbon de bois

Pondu par Din_Diu vers les 18:55:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 12 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 14 septembre

Biocarburants : info et intox ?

L'augmentation du prix de l'essence aidant, les biocarburants se trouvent ces jours-ci sur le devant de la scène médiatique.

Rapidement, j'ai entendu que les biocarburants sont d'une part plus chers à produire que les carburants issus du pétrole, et que d'autre part il y aurait un impact sur l'environnement.

Etonnant, d'autant que dans les journaux télévisés, on a pu voir qu'en Allemagne l'utilisation de biocarburants (jusqu'à une teneur de 100 %) est devenu pratique courante. Même certaines voitures, spécialement équipées, roulent en utilisant de l'huile non raffinée. Vous êtes en panne de carburant ? Pas de problème ! y a de l'huile à la cuisine...

Dans le Science & Vie n°1056 de ce mois-ci, j'ai pu lire que des chercheurs de l'université de Cornell à New-York, prenant en compte les dépenses (engrais, pesticides, irrigation, carburants,...), constataient que l'énergie déployées à produire des biocarburants (aux Etats-Unis) est supérieure à celle qu'ils pourraient fournir.
Sur la même page, des agronomes de la même université (!), confirment que l'agriculture biologique du maïs et du soja offre des rendements identiques à ceux de la culture conventionnelle. Mais l'agriculture bio requiert 30 % d'énergie en moins, réclame moins d'eau et pas de pesticides. A noter que cette étude s'est faite sur la durée, avec par exemple les années de sécheresse où les cultures bio ont eu un bien meilleur rendement que celles conventionnelles.

Si c'est valable avec le maïs et le soja, pourquoi ça ne serait pas valables pour d'autres cultures, en particulier le colza et la betterave ?

Enfin dans LyonPlus d'hier, j'apprends que des chercheurs toulousains ont réussi à obtenir 20 à 30 fois plus de bioéthanol que ce qui est actuellement produit dans des usines en activités.

Tout cela me laisse méditatif...
Entre les chercheurs qui n'accordent pas leurs violons, l'influence (très probable) des lobbys (à tout les coup pétroliers), et la mollesse en investissement, la Machine Biocarburants a l'air d'avancer en étant debout sur le frein.

Vivement le baril à 100 $.

Pondu par Din_Diu vers les 19:08:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 1 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

dimanche 12 juin

Non Au Labour

C'est ce qu'on peut lire dans un entrefilet dans Science & Vie n°1053 de ce mois. C'est la conclusion d'une étude faite pendant 10 ans aux Etats-Unis.

La technique de "non labour", qui consiste à semer sans avoir retourné la terre, limite le relargarge des matières organiques dans l'atmosphère et permet donc un meilleur stockage de dioxyde de carbone. Assez intéressant quand on sait que la terre piège deux fois plus de CO2 que les forêts.

Donc je résume : Terra Preta + Non labour = réduction de l'effet de serre. Résumé un peu rapide, j'en conviens, mais on peut toujours espérer.

Dans ce même numéro de Science & Vie, deux autres articles sont à lire. Un premier présente une expérience sur la capacité de stockage en CO2 d'une plantation en pleine forêt amazonienne, et le second pose la question "Combien de temps l'homme survivrait-il si les abeilles disparaissaient ?".

Pondu par Din_Diu vers les 18:30:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

lundi 30 mai

Enterrons les ogm et le bio...

Dans Sciences et Avenir n°700 de ce mois-ci, il est fait mention d'un scientifique américain, Doug Ausenbaugh, qui s'est spécialisé dans la culture souterraine de plantes, dont des OGM à intérêts pharmaceutiques.

Cette culture souterraine permet d'une part d'éviter la contamination avec des végétaux non OGM, et d'autre part de contrôler les conditions environnementales afin d'obtenir un rendement bien meilleur à celui de cultures menées en extérieur.
En plus pas de mauvaises herbes, ni animaux nuisibles, donc pas de pesticides. Ce qui pourrait intéresser les producteurs de l'agriculture biologique.

Pondu par Din_Diu vers les 19:36:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 25 mai

La Belgique a disparu

Dans le journal gratuit LyonPlus n°233 d'hier, un petit article fait écho à ce que j'écrivais sur la Terra Preta.

On y apprend qu'entre août 2003 et août 2004, le Brésil a perdu 26 130 km² de forêt amazonienne, soit presque la surface de la Belgique, atteignant le plus fort taux de déforestation enregistré depuis 1995. Sont en cause le trafic illégal de bois, l'élevage et les cultures.
Il est sûr que si les recherches sur la Terra Preta permettent de mettre un terme à la deforestation par brûlis, ce sera tout bénéfices, que ce soit du point de vue de la vie agricole locale, de l'effet de serre comme de la biodiversité. Justement, en ce qui concerne la biodiversité, il est parfois difficile de se faire à l'idée que des espèces, animales et surtout végétales, soient limitées à des zones retreintes au sein de l'immense Amazonie, et qu'elles puissent nous être importantes. "Medicine Man" avec Sean Connery et Lorraine Bracco, n'est pas un chef-d'oeuvre, mais juste un bon film qui traite du sujet de façon assez claire.

Pondu par Din_Diu vers les 17:57:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

lundi 16 mai

RoundUp : Attention danger !?

Dans son N°699 du mois de mai, Sciences et Avenir revient sur cet herbicide très utilisé, et considéré peu dangereux pour l'environnement du fait de sa faible rémanence (il se dégrade vite en contact avec le sol).

En effet, le magazine en avait déjà abordé en janvier dernier son potentiel cancérogène.

Des études ont montré que le glyphosate, la molécule active du RoudUp, seul, inerte, ne pénètre pas dans la peau, et ne présente pas de danger tel quel.
Mais le RoundUp est en fait une association de molécules dont le glyphosate, et c'est cette association qui présente une certaine toxicité. On le soupçonne aussi d'être à l'origine d'avortements spontanés et de naissances prématurés dans certaines régions agricoles des Etats-Unis.

En attendant d'en avoir la preuve, voilà 2-3 conseils pour l'utilisation des produits phytosanitaires :
- bien suivre les indications
- prévoir des protections : masque, gants,...
- veiller à ce que pendant l'utilisation de pesticides, il n'y ait personne non protégée à proximité
- et surtout si le produit rentre en contact avec votre peau, il ne faut pas se savonner énergiquement avec le savon. Ces produits, gras ou associés à des corps gras,  sont faits pour pénétrer dans les cellules. Et le savon favorise cette pénétration. Il faut donc se savonner mais tout en douceur, se rincer, et cela à plusieurs reprises.

Pondu par Din_Diu vers les 20:04:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 1 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).



« Accueil  1 
Remonter en haut de page