Un Blog Bio Mais Pas Trop

Le blog bio mais pas trop, c'est l'histoire d'un jardin quasi bio, débrouillard, économique et simple, à la découverte de la Nature au quotidien. Journal de bord ou fourre-tout, il n'y a pas que du jardinage ...

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La Tanière du Lapin Blanc

lundi 01 octobre

Paré à la mise en boîte

J'ai un peu trop abusé du teasing. Du coup, si les lecteurs et lectrices sont déçus par le billet tant attendu qui suit, c'est d'abord moi qui risque d'être mis en boîte.

Justement, dans "boîte de munitions servant au désobusage", il fallait retenir le terme boîte, tout simplement. Quant au désobusage, il s'agit de neutraliser les munitions et les explosifs.
C'est quasiment la fin de la période de jardinage intensif, et les outils et le matériel en général sont de moins en moins utilisés. L'occasion de faire du rangement.

rangement

Parmi les boîtes de rangement, il y en a au moins trois, pour trois fonctions différentes. Voici donc un inventaire de leurs contenus.

L'ancienne caisse à outil (en haut à gauche) permet de stocker les matériels qui servent occasionnellement, et les produits à tenir éloignés des animaux et des enfants. Donc de haut en bas et de gauche à droite, il y a dans ma caisse :
        - Un bouteille avec un reste d'engrais liquide pour plantes vertes,
        - un voile de croissance,
        - des sachets pour protéger les fruits,
        - de l'aliette, notamment pour traiter les haies de conifères, mais  qui m'a très peu servi,
        - des granulés anti-limace que j'utilise seulement dans des conditions particulières,
        - de la bouillie bordelaise, en double parce qu'il y a le vieux paquet presque vide et le neuf,
        - du produit pour plantes vertes et contre les cochenilles,
        - un pot de glu,
        - un pot de goudron de pin,
        - du round-up, lequel me sert seulement pour dévitaliser les souches d'arbres,
        - des boites d'hormone de bouturage,
        - un cadenas pour fermer la caisse si nécessaire,
        - du fil, avec là deux types de bobine,
        - de la javel en pastille, plus pratique que des doses liquides,
        - et une canette de bière, pour alimenter un piège à limace, il me reste celle-là et elle servira l'année prochaine.

A droite de l'ancienne caisse à outil, il y a cette boîte de désobusage. Contrairement à l'autre rangement, elle reste peu en place et il m'arrive de la balader sur le terrain. Elle contient les petits outils indispensables au jardinage :

        - la moitié d'une cisaille à gazon, qui, sans fonction précise, me sert très souvent,
        - la cisaille à gazon, entière,
        - le plantoir à bulbe,
        - le plantoir,
        - le sécateur,
        - la griffe à 3 dents,
        - la clé pour serrer la lame de la faux sur son manche,
        - la pierre à aiguiser la faux,
        - la petite binette, que par ici on appelle piochon,
        - le transplantoir qui a bien vécu, au point se plier en deux pour un oui ou pour un non,
        - le transplantoir neuf, et donc qui reste bien droit,
        - une série de 4 outils en fait plutôt adaptés pour l'entretien des plantes vertes,
        - et des paires de gants de travail.

 

joint_caissetteLa boîte de désobusage/à outils de jardin, n'a plus de joint au niveau du couvercle. En général, les boîtes de munitions ont l'avantage d'être étanche. En métal et équipées d'un joint caoutchouc, elles sont très utiles pour conserver ce qu'on veut à l'abri de l'humidité.
J'avais eu l'occasion de récupérer quelques boîtes de ce genre, mais je pense que l'on doit pouvoir en trouver dans les magasins de surplus de l'armée.

En bas de la photo ci-dessus, la troisième boîte me sert pour conserver les graines. En ajoutant deux-trois bouchons de tubes d'aspirine l'humidité résiduelle sera réduite.
J'y range aussi un pinceau utile pour trier les graines, et dont le manche me sert à faire les trous pour les semis en godets.

A gauche de la boîte, il y a des choses, comme une lame de faux et une scie à élaguer, qui ont du mal à trouver leur place. La plupart du temps elles restent à proximité ou sur la caisse en bois.

En fonction des besoins, on peut avoir une ou plusieurs boîtes supplémentaires. D'autant que ma liste d'outils n'est pas exhaustive et ne contient que ce que j'ai, ou plutôt que ce dont j'ai besoin.
Couteau à désherber, grattoir, serfouette, râteau à main, etc, ... il y aurait encore beaucoup de choses à rajouter.

Et vous qu'est-ce qu'il y dans vos boîtes à outils de jardinage ?

Pondu par Din_Diu vers les 22:35:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 2 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

jeudi 06 septembre

Teaser

Un teaser, histoire de monter en épingle un prochain billet.

desobusage

Le prochain billet en question

Pondu par Din_Diu vers les 22:42:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 7 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

jeudi 21 juin

Le repos du guerr... du jardinier

hamac_hautC'est le 21 juin, nous sommes en été. Je présente donc le geste le plus important à faire en cette saison et dans le jardin : installer son hamac.
D'abord choisir les points d'attache des extrémités du hamac. Piton dans un mur, poteau, tronc ou branche d'arbre, quelqu'ils soient, il vaut mieux prévoir deux mousquetons pour installer et détacher facilement le hamac.
Ensuite, deux bouts de corde permettent de pouvoir utiliser deux points d'attache trop distant.
hamac_troncL'une de ces cordes peut être installé autour d'un tronc en passant au-dessus d'une branche. Une boucle à chaque extrémité de la corde et en deux clics (ceux du mousqueton), le hamac est à moitié installé.
Mais pour ne pas blesser l'arbre, j'utilise des morceaux de chambre à air. Je les utilise aussi  pour  limiter l'usure entre mousqueton et hamac.
 
J'attache l'autre bout du hamac à un poteau. Pour cela, pas besoin de noeud. Qu'est-ce qu'un noeud ? Ce n'est qu'un moyen de réduire à zéro une force de traction suite à l'opposition d'une somme suffisante de forces de frottement, somme liée à la multiplication de zones de contact au sein même de la corde. Non ?!
hamac_basDonc en enroulant plusieurs fois la corde autour du poteau, celle-ci tiendra solidement malgré le poids du futur occupant du hamac.
Autre avantage, cela permet de régler facilement la hauteur. En prenant en considération l'élasticité de la corde et du hamac, celui-ci à vide, devrait se trouver à 80-100 cm du sol.

Maintenant il ne reste plus qu'à se laisser glisser dans ce cocon et osciller mollement. Pour peu que le hamac se trouve à l'ombre d'un feuillage, un petit courant d'air frais,  au mépris de la chaleur ambiante, pourrait passer à proximité. Maintenant, chacun a le choix : céder à l'assoupissement, profiter de ce moment de répit pour réduire la pile de livres accumulés le reste de l'année, se plonger totalement dans l'univers stéréophonique d'un album de musique, ou tout simplement s'abandonner à la contemplation ... ou les quatre à la fois!

A mon avis je ne prends pas trop de risque : Bonne sieste !

Pondu par Din_Diu vers les 17:39:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 8 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 07 mars

Retroussons nos manches !

Archimède disait "Donnez-moi un point d'appui et je soulèverai le monde !". Moi je dis "Donnez-moi un point d'appui et je casserai les manches d'outils les uns après les autres !". Comme circonstances atténuantes, il faut savoir que la terre du jardin est lourde et que je prends le principe du levier au pied de la lettre.

Donc régulièrement, je remplace les manches de certains outils, et autant que ce soit bien fait. Hélas, parfois, la partie à enchâsser n'est pas à la bonne taille.

J'utilise le morceau de manche cassé qui est resté dans la partie métallique comme gabarit pour savoir quel diamètre devra avoir l'extrémité du nouveau manche. En fonction de cela, je taille plus ou moins vivement dans le bois avec mon opinel. Puis, pour avoir la forme idéale, je tâtonne en alternant mise en place du manche et passage l'opinel. J'enlève juste les endroits en contact avec l'intérieur de l'outil et donc ceux tâchés par la rouille. Doucement le bout du manche prend forme. Il faut faire quand même attention que le manche soit bien droit et ne parte pas de travers par rapport au reste de l'outil.
Le manche que j'ai à retailler est courbe et donc il y a une position particulière à respecter. Pour ne pas perdre mon repère au cours des manipulations et des ponçages, j'ai fait une petite incision dans le bois (visible juste à droite du couteau).

manche_1

Après plusieurs essais, le manche finit par bien s'insèrer. Un bon coup de papier de verre à gros grain va affiner la forme. Ensuite avec un grain plus fin, j'ai poncé tout le manche, et l'ai rendu doux, doux, doux, ...
Pour protéger le bois, j'utilise un bloc de paraffine. Je le frotte sur la moindre surface du manche. Il sera protégé de l'humidité, et aura un meilleur contact avec les mains.

manche_2

Le manche est enfin prêt à être fixé définitivement. Une fois bien placé, je prends le manche, partie métallique vers le haut, je tape franchement son extrémité contre le sol. De cette manière l'outil pourrait pratiquement tenir sans clou. Mais mettre un clou est une précaution à ne pas négliger.

manche_3

L'outil a retrouvé une nouvelle jeunesse, ... jusqu'à la prochaine fois !

Pondu par Din_Diu vers les 18:20:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mardi 06 mars

Un arbre enlierré

arbre et lierreIl y a de quoi se prendre la tête quand il s'agit du lierre. Malgré ses grandes qualités, on peut facilement le considérer comme une "mauvaise herbe". Sournoisement, il envahit d'abord les recoins sombres. Il se fait discret, prend des forces. On croit qu'il végète mais, quand il se sent d'attaque, déclenche un raz-de-marée. Pas le temps de se retourner que le tapis est déjà déroulé.
Et alors pour désherber du lierre, c'est coton. Il ne faut absolument oublier aucun morceau de lierre sous peine de voir se multiplier les foyers d'invasions. Et ce n'est plus un, mais une bonne dizaine de tsunamis qui sont à craindre.

Cependant la plante est utile et, entre autre, fleurit en automne et fructifie au printemps, ce qui permet à la faune de survivre. Mais les fleurs, et donc les fruits, ne se forment que sur des rameaux d'un certain âge (d'où l'intérêt de bouturer de préférence des vieux rameaux). Une bonne épaisseur de lierre fait aussi d'abri pour de nombreux petits animaux, oiseaux, rongeurs ou insectes.

Au lieu de tenter de l'anéantir, il peut donc être plus sage d'utiliser la liane et de la contrôler ...

Le lierre n'étouffe pas les arbres sur lesquels il s'accroche. A la limite, les arbres sont plus susceptibles de souffrir du surpoids dû au lierre ainsi que d'une augmentation de la prise au vent. Mais c'est dans les cas extrêmes.
Un minimum d'entretien est alors nécessaire : tailler pour éviter que le lierre n'aille sur les branches.

Dans le cas de mon bouleau, je taille à 1m. Je pourrais aller jusqu'à 2m que ça ne changerait rien. C'est pour moi le moyen de ne pas laisser le lierre envahir l'arbre. En plus de ça, cette large gaine végétale dissuade les chats de grimper, ce qui n'est pas pour déplaire aux mésanges qui nichent 3-4 m plus haut.

Pondu par Din_Diu vers les 16:15:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 8 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 26 janvier

Neige, gel et dégel

chienne_neigeD'un côté, on attend la neige avec impatience pour s'y rouler dedans, y courir fougueusement, et pour en bouffer à pleine gueule.
De l'autre, c'est la corvée de déneigement des chemins, des arbustes.

Quand la neige trop collante s'accumule, il faut alors passer de partout dans les haies et les arbustes isolés pour la faire tomber des branches avant que celles-ci cassent. Pour cela j'utilise une gaule, une branche de  noisetier de 5 m de long.

Mais si la neige ne présente pas de risque, il y a tout intérêt à la laisser en place. Elle agit entre autre comme un isolant thermique. Pour s'en rendre compte, il suffit de prendre simplement une pioche ou une bêche. Dans le potager, à certains endroits la neige a fondu et la terre est exposée au gel. Avec la pioche, j'y ai soulevé une plaque solide de terre épaisse de 8 cm. Juste à côté, la terre recouverte de neige est friable, ou alors légèrement gelée. C'est toujours bon à savoir quand quelques légumes-racines d'hiver sont encore au jardin.

meule_neigeAvec le temps doux de ces dernières semaines, des jonquilles au pied de la meule (photo à droite) commençaient à pointer. La neige les protégera du gel, je la laisse donc, ici et ailleurs. Sur la meule, des pots de plantes montagnardes (sedum, joubarbe, ...) n'ont rien à craindre.
Par contre je pense que dans d'autres régions de France, les plantes déjà en fleurs vont souffrir malgré tout ...

Pour protéger les arbres comme les conifères, il y a différentes méthodes. Soit on les cercles pour éviter que les branches s'écartent et se rompent ; soit on les taille en pointe pour offrir un minimum de prise à la neige.

D'autres arbres sensibles au froid ont déjà leur protection, leur écharpe autour de leur tronc. En fait, cette écharpe les protège aussi bien du froid que du chaud.
Pour le froid, ça se comprend, ça isole des températures négatives. Pour le chaud, ça protège du soleil matinal et d'un réchauffement trop rapide qui causerait des dégâts au niveau cellulaire.

Les protections sont diverses et se font en fonction des cas : pailles, plastique associé à du voile non tissé, papier journal, fougère, pavés et briques, plaques de verre, hivernage en serre ou véranda, ... Tout est possible et tout est à prendre à considération. Mais bien sûr, c'est pour les plantes sensibles et les plantes en pot. Les autres se débrouillent très bien toutes seules.

Il faut se rappeler que le froid a du bon : il élimine une bonne quantité d'insectes nuisbles, il va émietter le sol bêché, il marque une étape dans la phase de sommeil des végétaux. Il est aussi nécessaire à la germination de certaines graines.

Et bien sûr, il faut éviter le sel pour déneiger là où il y a des plantations. Eventuellement, de la cendre, en plus d'être un futur apport nutritif, peut être un bon anti-glisse. Sinon il y a le sable, la sciure, ...

Enfin, un petit truc : les endroits où la neige fond précocément, plus chauds qu'ailleurs, feront de bons emplacements pour les plantes frileuses ou avides de chaleur et pour les premiers semis.

Pondu par Din_Diu vers les 12:51:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 22 novembre

Fruit de glane

A l'abri du hangar, quelques rayons vespéraux rasent les grains de maïs.

 

mais

Pondu par Din_Diu vers les 15:19:37, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 2 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

jeudi 16 novembre

T*ile & T*ile

* : à remplacer par o ou u, au choix.

Le temps est doux et, sur les plages, on bronze encore à mi-novembre.

On passe rapidement d'une condition météo à l'autre. Ce qui serait dommage serait d'être surpris par un gel subit et pourtant attendu.

J'ai déjà veillé aux bananiers. Il reste quelques arbustes à protéger. Ce sont non seulement les arbres qui, d'origine méridionale, craignent le froid (tels les figuiers, certains muriers, les plantes aromatiques), mais aussi de jeunes arbres à l'écorce pas suffisament épaisse pour bien résister au gel.

tuile_hiver_1Plus que le gel, ce qu'il faut craindre c'est le dégel. Il faut qu'il se fasse en douceur. Après une nuit de gel, la seule chaleur du soleil du matin peut provoquer un dégel trop rapide, causant la destruction des cellules du tronc des arbres. Il en résulte souvent un éclatement de l'écorce.
A titre préventif, on peut peindre les troncs en blanc pour renvoyer un maximum de lumière, et empêcher le tronc d'absorber de la chaleur le matin.
On peut également utiliser un mélange de terre argileuse et d'eau comme badigeon. C'est le même mélange épais qu'on utilise sur les plaies après avoir soigneusement enlevé les écorces éclatées avec une lame aiguisée.

Une autre méthode est d'enrouler de la toile de jute autour du tronc, toile dont sont faits certains sacs postaux par exemple.
tuile_hiver_2Cette année, j'ai même trouver l'idée d'utiliser les tuiles. Celles-ci me servent beaucoup en été, mais quasiment jamais en hiver. Enfin jusqu'à maintenant.
Un simple lien tressé en rafia suffit pour que les tuiles se maintiennent mutuellement ensemble.
J'en espère 3 actions :
- accumulation de chaleur restituée pendant une partie de la nuit,
- isolation grâce au feuilles mortes qui remplissent ce cylindre,
- et effet décoratif.

Le tapis de feuilles mortes
au pied des arbres est également important : il protège les racines. De la même façon, ça peut protéger aussi les plantes des massifs, notamment celles qui sont enterrées pendant la période hivernale.

Pondu par Din_Diu vers les 19:45:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 10 novembre

Un week-end "mercato"

Quand j'entends le mot mercato, je ne pense pas à la traduction italienne de marché. Je pense plutôt aux transferts, que ce soient de joueurs de foot d'un club à un autre, ou des présentateurs d'une chaine télé à une autre.

Donc ce week-end mercato sera un week-end de transfert ... d'arbres et arbustes.
Toutes les plantes installées spontanément chez moi, ne m'ont pas consulté pour le faire. Je dois donc les remettre à leurs places. Et c'est le meilleur moment de l'année pour le faire.

Le petit figuier à l'ombre du cerisier va trouver la lumière. Le sorbier va rejoindre la haie, tout comme quelques fusains, buddleïas, cotoneaster, sureaux, etc. Le temps que je lui fasse de la place, le murier va soit se trouver à l'étroit dans un pot, soit attendre le printemps au même endroit (c'est-à-dire au milieu du potager). Beaucoup de jeunes noyers vont être supprimés, mais l'un d'entre eux est au bon endroit : il aura juste droit à une petite coupe pour ne pas se prendre la grosse tête.

Les gestes de plantation restent les mêmes. De mémoire, il faut :
- Préparer les trous de préférence à l'avance. Pour un trou profond, il faut penser à faire deux tas de terre : un tas des 20-30 premiers centimètres de bonne terre qu'on mettra au fond, et la terre du fond qui se retrouvera en surface.
- Mélanger la terre sortie du trou avec du compost, du terreau ou un engrais de type Or Brun.
- Planter le tuteur d'abord, s'il y en a besoin.
- Si la plante a les racines à nu, les tailler de façon à ce que soit net, puis les praliner.
Il existe diverses recettes de pralin avec divers ingrédients : terre argileuse, bouse, charbon de bois, compost, tourbe blonde, ... Plus simplement, j'utilise ce qui reste au fond d'un silo où se trouvait auparavant le compost. Je racle en surface un mélange de terre et de restant de compost que je mélange avec de l'eau afin d'obtenir une boue épaisse. Tremper les racines dans ce mélange favorisera la reprise de la plante. Le pralin se conserve pour des plantations ultérieures.
- Placer l'arbre et verser la terre en laissant une cuvette pour l'arrosage.
- Pour les arbres greffés, pour ce qui aurait acheté leurs arbres, penser à positionner le point de greffe au même niveau que le sol alentour.
- Avec un petit bâton, combler de terre les poches d'air entre les racines.
- Tasser du pied.
- Arroser. Même si l'arbre n'en a pas besoin à ce moment là, ça permet surtout de tasser encore la terre, et de la faire venir au contact des racines. Bien sur, il faut que les températures soient au dessus de zéro pour cet arrosage.
- Attacher au tuteur ou haubanner, en protégeant le tronc.
- Rajouter un tapis de feuilles mortes, elles isoleront les racines du froid. Selon ma grand-mère, une épaisseur de papiers journaux feraient également l'affaire.

Et maintenant, au boulot !!!

Pondu par Din_Diu vers les 20:04:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 1 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

lundi 30 octobre

Le Retour de la Yourte aux Bananiers

yourte5On apprend de ses erreurs. L'année dernière je mettais la Yourte aux Bananiers en fonction pour la toute première fois. Rapidement il y a eu des points à revoir. Je vais donc y remédier cette année.

Déjà, je m'y prends plus tôt. J'ai 15 jours d'avance par rapport à l'an dernier. Mine de rien, ce n'est pas du luxe.
Pour le reste, je garde toujours le même système avec un bout de grillage à mouton, des piquets pour le maintenir, et un poteau en métal pour faire office de mât.

Par contre, la bouteille plastique placée entre le poteau et la bâche a mal supporter l'hiver, que ce soit le froid comme les vents. A la fin de l'hiver, la bouteille était lacérée et ne protégeait plus la bâche.
Comme solution, j'avais pensé utilisé une balle de tennis empalée sur le poteau pour ménager la bouteille plastique. Mais bien sûr, quand on n'en cherche pas, on a des balles usées en pagaille, et quand on en veut, on n'en trouve pas une seule ...
yourte_tshirtyourte_bouteilleJ'ai donc choisi un vieux t-shirt qui me sert notamment pour filtrer les purins. Je l'ai enroulé au mieux autour du poteau. A la place de la bouteille plastique, j'utilise une bouteille de lait opaque et apparemment plus résistante. Quatre encoches au niveau du goulot permettent de faire passer le t-shirt et de la fixer fermement.
Il faudra aussi que je fasse du raccomodage de bâche ...

Autre point délicat, "la garniture". En l'absence de paille, j'utilise les feuilles mortes et en particulier du chêne. Mais cette espèce de chêne peut garder ses feuilles mortes tout l'hiver jusqu'à ce que les nouvelles viennent les pousser au printemps.
Heureusement, le terrain est venté et les feuilles tombent plus tôt. Mais parfois pas assez tôt.
yourte_maisCette année, en prévision d'une éventuelle pénurie, j'ai profité du glanage pour récupérer des feuilles et des enveloppes d'épis de maïs.
Cette protection ne me semble pas assez compacte pour assuré la meilleure isolation. J'ai donc disposé ces feuilles et enveloppes de maïs au centre. Autour et au dessus de ce "noyau", je complète avec les quelques premières feuilles de chênes. Donc pour résumer, au centre le maïs et sur les côtés et au-dessus le chêne.

Avec tout ça, ça devrait être de mieux en mieux protégé.

Pour la protection des arbustes (figuier, murier, ...), vous pouvez voir ce que j'avais mis dans le billet sur la Yourte aux Bananiers.

Pondu par Din_Diu vers les 18:17:00, ce billet de la catégorie "Les gestes" fait l'objet de 2 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).



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