Un Blog Bio Mais Pas Trop

Le blog bio mais pas trop, c'est l'histoire d'un jardin quasi bio, débrouillard, économique et simple, à la découverte de la Nature au quotidien. Journal de bord ou fourre-tout, il n'y a pas que du jardinage ...

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La Tanière du Lapin Blanc

mercredi 29 avril

Ne cherchez plus !

"Ah ! Te voilà, toi ? Regarde, la voilà la Pomponnette Grenouillette... C'est maintenant que tu reviens?".

On va croire que j'ai manigancé un genre de coup médiatique avec du suspens où j'annonce la disparition d'une habitante du jardin, pour que, quelques jours plus tard, ô heureux hasard, celle-ci réapparaisse à point nommé. Ben non, en toute sincérité, je suis étonné de revoir la fameuse grenouille en question.

Donc quelques jours à peine après l'avis de recherche, c'est en allant vérifier ce que j'aurai de vase à nettoyer dans la rigole que je tombe nez à nez avec la grenouille. Son retour est bien récent puisque l'après midi même je la dérangeais pendant son bain de soleil en bord de chemin. Auparavant, si ça avait déjà le cas, je l'aurais remarquée (même si je ne suis pas toujours là à surveiller ...).

grenouille_2009_1

D'une bonne dizaine de centimètre, elle a l'air de bien se porter. Et alors, au mystère de l'aéroportation s'en ajoute un autre : qu'a-t-elle pu bien faire ces neuf derniers mois, et surtout comme a-t-elle survécu ? Pas de points d'eau dans les alentours, donc se nourrir et passer l'hiver n'ont pas dû être une mince affaire. Sans parler des prédateurs et des routes à traverser ...

Je devine qu'elle a emprunté le soriciduc, ma version perso du corridor biologique. Çà fait une quinzaine de mètres, mais après ?
Après ? elle se ballade. Depuis, ce jour de la semaine dernière où je l'ai vue, plus de signe de passage. Elle est surement ici pour la période de reproduction. Sauf, vu le caractère exceptionnel de son arrivée (pour ne pas dire parachutage) dans mon chemin, ses probabilités de rencontre un partenaire sont faibles, très faibles.

grenouille_2009_2

Enfin, je m'étais au départ dit qu'il s'agissait d'une grenouille verte, mais ce n'est pas si simple que cela. La ressemblance entre les grenouilles vertes, rieuses et de Lessona, rend la distinction peu aisée.

Je remercie donc ceux qui par leurs commentaires m'ont fait part de leur intense recherche et de leur angoisse ...

Maintenant que cela est dit, je vais faire mon ségo :  je m'excuse auprès de la cigogne, du faucon crécerelle et autre chat qui je l'espère ne me tiendront pas rigueur d'avoir conclu trop rapidement à leur culpabilité.

Pondu par Din_Diu vers les 14:32:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 8 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).


samedi 18 avril

Avis de recherche

L'an dernier, une grenouille s'est mystérieusement retrouvée au pied du portail. L'hypothèse de la grenouille aéroportée allait bon train et ne put être vérifiée.
Le batracien resta néanmoins dans les parages. En juillet il se trouvait à peine à 5 m de là où je le découvrais et avait pris du poids.

grenouille_juillet

Je ne semblais pas trop la déranger. Une rigole où je vide notamment la gamelle d'eau de la chienne, et donc toujours humide, semblait lui fournir sa dose quotidienne de vers et d'insectes.

traverse

A l'abri d'une traverse de chemin de fer qui fait limite entre le chemin et la pelouse, la grenouille avait la fraîcheur et la protection.

grenouille_juillet_2

En août, plus de signes de grenouille. Peut-être, le temps, trop sec, l'a poussée à chercher un coin humide ou mieux, une mare ? Un prédateur en a fait son repas ? Une cigogne de passage, très rare mais pourtant aperçue ? Un faucon crécerelle vu à voler à 2 m juste au-dessus du chemin ? Ou alors un chat en quête d'amusement ?

 

Voilà, j'ai beau regardé au pied du portail ces jours-ci, pas de nouvelles traces de quelque grenouille que ce soit. Donc, si jamais, vous trouviez ma grenouille, vous êtes priés de la laisser tranquille.  Mais glisser lui tout de même à l'oreille (si vous la trouvez) qu'il serait temps de revenir, parce qu'avec toutes les limaces ici, y a du boulot à la maison...

Pondu par Din_Diu vers les 08:57:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 7 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 27 février

Mort d'un ch'ti pinson

De mémoire, parmi les passereaux qui ont fréquenté la mangeoire avec tournesol en libre-service, il y avait les habitués : les moineaux, les mésanges charbonnières et bleues, et les pinsons des arbres. Régulièrement et chacun en solo, le rouge-gorge et le minuscule troglodyte mignon viennent inspecter le sol en contrebas. De temps en temps, quelques rouge-queue font une brève apparition.
Par contre je n'ai pas eu cette année l'occasion de voir verdiers, serins cini ou encore les chardonnerets élégants.
En revanche, j'ai eu le plaisir d'observer des convives de passages. Une mésange huppée s'est invitée en tout début d'hiver, en compagnie de bergeronnettes grises qui sillonnent le champs fraichement labouré.
Je n'oublie pas le campagnol qui fait de rapides navettes entre son abri sous la traverse de chemin de fer et les quelques graines tombées au sol, et que j'ai souvent l'occasion de surprendre en pleine action.

Et puis ces dernières semaines, quelques pinsons du nord ont rejoint la bande pour la toute première fois. Avec tout ce monde, parfois la découverte est plus maussade ...

pinson_du_nord_mort

Peut-être victime du chat qui squatte dans le coin et lorgne d'un peu trop près tous ces oiseaux. Peut-être entré en collision avec le sas d'entrée vitré. Mais pas de bol, c'est un des représentants d'une des espèces les moins représentées qui paie le pots cassés.

pinson_du_nord_pave
Mais c'est la vie ...

Pondu par Din_Diu vers les 18:36:08, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 25 février

La pose des nichoirs

installation_nichoir_1Beaucoup ont du se poser la question suivante suivante à la fin du billet sur la fabrication d'un nichoir : pourquoi planter des bâtons à 8h30 et 13h de façon à ce que leurs ombres se projettent en direction de l'arbre qui accueillera le nichoir ? Pour savoir dans quelle direction poser le nichoir.
En effet, l'entrée du nichoir doit être orientée au mieux vers l'est-sud-est. En l'absence d'une boussole, l'entrée devra faire face au soleil de 8h30 (heure d'hiver, 7h30 heure solaire, et 9h30 heure d'été). Et en l'absence de soleil le jour de la pose, les bâtons mis auparavant prendront la relève, celui de 13h indiquant le sud.
Justement, mes nichoirs étant à l'ombre du feuillage des bouleaux dans lesquels ils se trouvent, ils sont un peu plus tournés vers le sud.

En dehors de cela l'emplacement doit être abrité du vent, du soleil direct et à l'abri des prédateurs et en particulier des chats. Pour ce dernier point, il y a toujours la possibilité de mettre une collerette sur le tronc. Autre solution, l'arbre enlierré, qui l'est plus encore depuis la dernière fois que je l'évoquais. 1m50 à 2 m de hauteur de lierre dissuade tout chat de grimper et cela sans nuire à l'arbre (c'est le poids du lierre qui envahit tout un arbre jusqu'à son sommet qui peut le faire mourir).

La hauteur d'installation est entre 2 et 6 mètres avec des préférences selon les espèces (rouge-gorge : moins de 2 m ; mésange charbonnière : 2-6 m  ; mésange bleue : 2-4 m ; rouge-queue : 2-5 m ; merle noir : 2-10 m !).

Pour fixer enfin le nichoir à l'arbre, pas besoin de clous, mais seulement du bon vieux fil de fer.

installation_nichoir_2

Plus ou moins à tâtons, un des deux fils me permet de maintenir tant bien que mal le nichoir au bon emplacement pendant que j'attache solidement avec l'autre fil. Mais depuis longtemps, je ne prends plus la peine de serrer.
Avant, je serrais et utilisais des bouts de chambres à air pour que le câble ne morde pas dans le tronc. Maintenant, ce sont des morceaux de bois que j'insère voire que je fais rouler tout autour du tronc pour tendre le fil sans que ces deux là soient en contact.

installation_nichoir_3

Dans le cas de ce nichoir en particulier, j'ai même été amené à rétablir la verticalité du nichoir.

Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre, un peu observer, mais surtout ouvrir les oreilles aux aguets des premiers gazouillis affamés de la future nichée.

Pondu par Din_Diu vers les 18:20:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 21 février

Nichoir version 2009

vieux_nichoirA partir de mars, les passereaux vont aller nicher. Mais pour l'instant mésanges, moineaux, rouge-gorges et rouge-queues sont encore en repérage et à chercher leur partenaire. Il est donc encore temps pour installer les nichoirs. Encore faut-il que ceux-ci soient prêts voire fabriqués.
Le vieux nichoir va repartir pour une nouvelle année (pas loin d'être la dixième). Mais cette fois-ci, il ne sera pas seul.
Je me suis lancé à nouveau dans l'aventure de la fabrication d'un nichoir. Je pense à de l'aventure puisque, à chaque fois, je me lance avec quelques idées, certaines à expérimenter, mais sans être sûr du résultat et de sa qualité.

nichoir

Aller, zou !!

nichoir_profil

Pour le nichoir version 2009, je me simplifie la vie. Sur le plan j'avais commencé avec un toit en pente. Mais finalement j'ai opté pour un toit plat faisant fi des angles autres que ce bon vieux 90°. Tout au long, l'équerre sera mon amie.
Donc au lieu d'avoir les morceaux E et F de 7 cm, ils feront 12 cm. De même les côtés G et H vont être modifiés. Les planches feront donc 14x96 cm et 23x60 cm. Le toit ne change pas, à la limite il sera raccourci si besoin.


nichoir_demonte


J'ai gardé la forme balcon. Elle permet aux occupants du nichoir de tenir les intrus au dehors, aux oisillons d'être hors de portée des prédateurs comme le chat par exemple, et à l'intérieur d'être à l'abri de la pluie.
J'ai lu des auteurs conseillant d'acheter les nichoirs au lieu de les bricoler soi-même, pour la raison que ceux faits maison sont susceptibles de se dégrader rapidement, de se fendre et d'exposer la nichée à des courants d'air. J'ajouterai d'éviter les agglomérés et contreplaqués qui vieillissent mal sous l'effet des intempéries.
Mais l'inconvénient du bois brut est de présenter trop d'aspérité et de ne pas être alors suffisamment jointif. J'ai donc choisi des planches rabotée. Mais pour qu'un nichoir aux parois lisses ne devienne pas un piège mortel pour les oisillons, j'ai griffé assez profondément avec un poinçon le bois, sans empiéter sur les bords c'est-à-dire la zone de contact entre les éléments (voir bulle 1).
Autre choix, au lieu d'avoir une ouverture par dessus, ce sera une ouverture par le côté. Pour l'instant, le côté est vissé, me laissant jusqu'à l'automne prochain pour trouver une solution mieux adaptée.

eclat

Pour le montage, je préfère les vis aux clous. Avec la perceuse, je fais des pré-trous pour que le bois ne se fende pas, de l'intérieur vers l'extérieur pour éviter des éclats et donc des espaces entre des éléments. Si les pré-trous font 3-5 mm en fonction des vis, j'utilise une mèche plus large pour creuser à peine les pré-trous, ce qui permettra aux têtes de vis de ne pas dépasser de la surface (voir bulle 5).

retrait_nichoir

En dessous du balcon et à la base du nichoir des trous permettont le passage du fil de fer pour installer le nichoir (voir bulle 3). Une fois fixé, le dos sera directement en contact avec le tronc. Pour que la protection du toit ne soit pas abimée, elle sera en retrait, et pour cela j'ai joué du ciseau à bois.
Pour l'entrée ou plutôt les entrées, rien ne vaut une scie à cloche pour avoir le bon diamètre du trou d'envol en fonction de l'espèce. Et je garde la chute qui me sert avec des fers à béton. Pour qu'il soit amovible au moment de l'entretien, j'ai dans l'ordre percé les trous dans les côtés, disposé le panneau d'entrée, enfoncé les clous, coupé les têtes, enlevé un des côtés et enfin raccourci les clous (voir résultat bulle 2).

Attention, la fixation du toit se fait par deux côtés seulement, puisque l'entrée et un des côtés devront être amovibles ultérieurement.

L'inconvénient du toit plat est de ne pas évacuer l'humidité aussi bien que le toit en pente : d'une part l'eau a tendance à stagner, d'autre part la surface du bois est moins exposée au soleil et sèche moins vite.
Pour le toit en pente, j'avais déjà choisi une couverture en zinc, alors pour le toit plat, je ne pouvais pas hésiter une seconde.
Je suis allé puiser dans mon stock de cheneaux récupérés et aplatis, un morceau coupé à la longueur en fonction de celle du toit du nichoir.
Tandis que les clous fixant la plaque de métal se trouvaient sur le dessus du vieux nichoir, les clous seront maintenant sur les côtés (pour cause de toit plat et d'une certaine envie d'élégance). Cela nécessite un minimum de travail du zinc.Pour le vieux nichoir, je ne maîtrisais pas vraiment la technique du travail du zinc. Aujourd'hui, je ne la maîtrise toujours pas (mais ça se voit moins).

chalumeau

Si on essaie de plier à froid le zinc, à tous les coups il se fendra, se déchira. Je l'ai donc ramolli au chalumeau. Mais attention de ne pas trop laisser la flamme, sinon le zinc fond en s'émiéttant.


Je trace les contours du toit, je découpe au niveau des coins, les languettes qui seront rabattues. Et puis à coup de flamme, de pitoit_zincnce et de marteau, je procède au pliage. Sauf sur un côté, celui prévu pour l'ouverture pour l'entretien.
Il ne faut d'ailleurs pas hésiter à s'entraîner pour que le moment venu il n'y ait pas trop de flamme, ni trop de coups de marteau.

Et puis finalement, j'obtiens un résultat assez satisfaisant. Mais ne crions pas victoire, la couverture n'est pas encore installée sur le toit.
A moins de maîtriser la technique (et depuis quelques lignes au-dessus, ce n'est toujours pas le cas), les bords de la couverture ne sont pas à angle droit mais arrondis. Un coup de rape sur les coins du toit (voir bulle 5) et une fois les deux éléments emboités, on commence à avoir un aperçu du résultat final.
Attention, une fois la couverture clouée, le toit (en bois) sera pour ainsi dire fixé définitivement.
Pour fixer l'ensemble, j'utilise des clous en acier galvanisé. D'une part, les clous peuvent traverser une couche de zinc mais très difficilement deux, d'autre part, il est tout à fait probable qu'ils fassent éclater le bois. Donc c'est quasi obligatoire : faire des pré-trous (d'un diamètre égal à la largeur de la pointe d'un clou moins 0,5 mm) tout en faisant attention de ne pas faire de pré-trou face à une vis ! (voir bulle 4)
Une cale en bois entre le marteau et le  clou, et le tour est joué.


nichoirs


Voilà, les nichoirs sont prêts à être installés. L'un est prévu pour des mésanges bleues, l'autre pour des charbonnière. En prévision, et pour chaque nichoir, j'ai planté deux piquets bien droit et à distance du tronc de façon à ce que leurs ombres se projettent en direction de l'arbre. Il faut les planter aux heures suivantes : 8h30 et 13h.

Pondu par Din_Diu vers les 10:46:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 24 septembre

Boo !!

Pas de panique ! C'est un ami.

carabe_3_4

N'ayez pas peur. Sous un aspect assez impressionnant, cet insecte là est un allié du jardin. Discret, on le voit rarement être de sortie au milieu de la journée.

carabe_profilC'est tout de même un beau morceau que ce carabe chagriné (Carabus coriaceus) qui ne mesure pas moins de 3,2cm de long, antennes non comprises. Carabe, carabe ? Ce mot vous dit peut-être quelque chose. En effet, j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer sa présence bienfaitrice dans le jardin, notamment en ce qui concerne la protection contre les limaces.

Les carabes, en général, sont des carnivores et se nourrissent  de vers, de petits arthropodes et de mollusques donc de limaces et d'escargots. carabe_faceCertains carabes pourraient d'ailleurs même s'en prendre aux doryphores.

C'est donc un allié précieux. Pour le garder à proximité, il faut lui réserver au pied d'une haie une zone calme de pelouse laissée à l'abandon avec des pierres ou des morceaux de bois pour se cacher. C'est aussi le moyen de l'aider à passer l'hiver ce que peuvent faire certaines espèces de carabes vivant longtemps.

Hasard du calendrier, j'ai reçu aujourd'hui le dernier numéro du magazine de Botanic. Un petit article sur la musaraigne, autre alliée du jardin, se termine avec une illustration de l'animal s'attaquant à une proie. Ironie de la chose, la proie en question est un carabe.

musaraigne_carabeDonc c'est un allié qui s'en prend à un autre, et non pas à un nuisible. L'équipe de rédaction de ce magazine n'a apparemment pas choisi la meilleure photo.

Cette photo a en tout cas l'avantage de montrer la petite taille de la musaraigne et son appétit vorace qui ne lui fait avoir peur de rien.

Mais bon ! c'est la nature ...

Pondu par Din_Diu vers les 19:00:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 7 commentaire(s) et de 1 rétrolien(s).

lundi 10 mars

J'arrive vraiment pas à le coâre

Corvée de fin d'hiver ou corvée de début de printemps, c'est la même chose, il faut le faire : ce dimanche, je m'en suis allé virer les feuilles qui se sont glissées entre les grilles du caniveaux devant le portail du garage. En même temps, je profite pour enlever la terre que les vers de terre ont remontée.

j'ai presque fini, il me reste plus qu'un coin à faire. J'enlève les feuilles et, Oh ! surprise ! devinez sur quoi je tombe ?

grenouille

Et oui, sur une grenouille verte (Rana esculenta). Elle s'était trouvé un refuge entre les feuilles de chêne et quelques poils de ma chienne ...

La surprise est vraiment grande parce que je ne vois pas du tout d'où elle peut venir. Le ruisseau le plus près est à 800 mètres, et pour en venir il faut traverser deux-trois routes et chemins, ainsi qu'un carrefour très fréquenté.
Alors un point d'eau ?! Là non plus, je ne vois pas. D'autant que, renseignement pris, les grenouilles vertes sont plutôt bruyantes pendant l'été. Je les aurais certainement entendues si il y s'en était trouvé à proximité.

Donc voilà l'animal. La grenouille verte se trouve dans toute l'Europe, que ce soit en plaine ou en montagne. Le mâle fait 7,5 cm, et la femelle jusqu'à 13 cm. Elle se nourrit d'insectes, d'araignées, de petits poissons, d'escargots, etc. Bref, c'est un voisinage très sympathique et pratique pour un jardin.
Elle habite sur les rives des lacs, dans les étangs ou les mares, et l'hiver l'adulte le passe au fond de l'eau dans la vase. Le jeune par contre se cache plutôt au sec, sous des pierres, dans du feuillage, ...

Celle qui se trouve dans mon caniveau fait environ 5 cm, ce qui confirme que c'est un jeune.

grenouille1_1000

Mais tout ça ne m'explique toujours pas comment, cette jeune grenouille verte est arrivée là ... Ces jours-ci, le vent est fort, mais tout de même pas au point de faire voler les grenouilles ... !

Je remets une épaisseur de feuilles sur cette nouvelle venue, et j'espère que cette rencontre inopinée ne l'aura pas trop dérangée. On ne sait jamais, des fois qu'elle déciderait de s'installer ...

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mardi 07 août

En Vis à Pie

Une nuit en début de juin dernier. Juste avant d'aller dormir, je sors la chienne une dernière fois. Connaissant par coeur le terrain, j'avance dans le noir.
Soudain au niveau du bosquet de bouleaux, j'entends un bruit à deux mètres du sol. Un battement d'ailes. L'oiseau n'est pas aller loin, il est encore tout près. J'allume la lampe torche. Une pie bavarde.

pie_decouverte

Comme la plupart des animaux aveuglés par la lumière (ou les phares de voitures), la pie ne me voit pas et reste immobile. Donc, caché derrière la lampe torche, je fais le tour de l'arbre et j'aborde l'oiseau sous un autre angle. Il n'est pas tranquille mais se laisse approcher.

pie_approche

Je l'approche tellement que l'appareil photo est à 20 cm de lui. On dirait que c'est un jeune oiseau. D'ailleurs, se percher à deux mètres de haut ressemble bien à une erreur de jeunesse, erreur qui aurait pu lui être fatale. De plus l'implantation des plumes me fait penser que cette pie est en train de perdre son plumage de jeune pour celui d'adulte.

pie_de_pres

En partant, je fais exprès de l'effrayer. Il aurait été une proie trop facile pour le premier chat venu. C'était une bien agréable et rare rencontre nocturne.

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lundi 25 juin

Le Soriciduc

Le soriciduc est un moyen de contribuer à la biodiversité de proximité, mais pas la peine de chercher la signification de ce terme, vu que je l'ai inventé.

Un soriciduc est un viaduc pour soricidés, c'est-à-dire pour tous les membres de la famille des musaraignes. L'intérêt de ce soriciduc est de permettre aux musaraignes d'avoir un plus grand champs d'action au sein du jardin sans être une proie facile pour des rapaces et les chats. En effet, la musaraigne, notamment durant la période des amours, peut être très peu discrète et totalement insouciante. J'ai eu quelques fois l'occasion d'en voir se battre à mes pieds comme si je n'existais pas. On la repère aussi par son couinement très aigu, précipité et caractéristique.
Enfin, est-il besoin de rappeler que la musaraigne est une alliée précieuse pour le jardin ? Tout en ne lui nuisant pas, elle a continuellement grand appétit et se nourrit d'insectes, de larves, de limaces, d'escargots, ... qu'elle trouve notamment dans le compost. Chaque nuit, elle consomme l'équivalent de son poids !

soriciduc

La génèse de ce soriciduc s'est faite en plusieurs temps. D'abord, j'ai creusé une rigole au pied d'un muret pour évacuer plus loin l'eau de pluie venant du chemin et stagnant devant la maison. Puis, ma chienne, ayant pris l'habitude de boire dans cette rigole, je l'ai protégée avec ce que j'avais sous la main, des vieilles tuiles plates. C'est ensuite seulement que j'ai constaté que cet agencement plaisait aux musaraignes.

Au début, le nombre de tuiles était limité, et pour couvrir plus de longueur je les ai espacées. Plus tard, ayant pu en récupérer à nouveau, j'ai rejoint les tuiles, les faisant se chevaucher. Mal m'en a pris ! c'était devenu un très long couloir sans accès, déserté par les musaraignes.
Maintenant, toute les six tuiles, je laisse un espace de 4-5 cm par lequel les musaraignes peuvent entrer et sortir à leur guise.

En contact avec la terre, il vaut vraiment mieux utiliser des vieilles tuiles usées. Petit à petit, elles ont tendance à s'effriter. Pour les faire durer, il faut faire attention au sens dans lequel on les mets. Il faut les mettre comme sur les toits, sinon la partie qui se redresse en bout de tuile, retiendra l'humidité et s'abîmera plus facilement.
De plus, un morceau de grillage évite que des feuilles mortes obstruent l'entrée et que le soriciduc n'assurent plus sa fonction première, c'est-à-dire évacuer l'eau de pluie.
L'entretien
, enfin, se réduit à une dépose et une repose des tuiles tout les 3-4 ans pour curer et remettre en place les tuiles qui auraient bougé.

Le sorociduc ne profite pas seulement aux musaraignes, mais aussi aux lézards, aux araignées, ... donc à d'autres alliés du jardin.

Pondu par Din_Diu vers les 18:33:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 9 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 16 juin

Les Vers d'Escher

Comme beaucoup de personnes, je me suis demandé à un moment ou à un autre où M.C. Escher allait chercher ses idées compliquées, tarabiscotées, pour en faire des dessins. Par exemple, Drawing Hands (1948) représente une main gauche qui à la fois dessine une main droite et est dessinée par celle-ci. De la même manière qu'on se pose la question "qui de l'oeuf ou de la poule est arrivé le premier ?" on se demande quelle est la main qui dessine et quelle est la main qui est dessinée. Quel est la réelle ? Quelle est la virtuelle ?
Bienvenue dans la matrice ...

Sixtin_EscherEscher est maintenant une source d'inspiration que ce soit pour une modélisation 3D ou  pour cette image à droite, extraite d'un montage fait pour Worth1000.
Et si finalement Escher s'était tout simplement lui-même inspiré de la nature ?

C'est en tout cas ce que je me suis dit quand j'ai vu les pervers de terre s'envoyer en l'air. C'est pas pervers ça : passer toute sa vie dans le sol et venir à la surface pour copuler aux yeux de tous ?

Après avoir duré la journée, la pluie s'est arrêtée le soir venu. De nuit, à la fraîche, les lombrics en profitent donc pour faire copain-copine. Hermaphrodite, le ver de terre est en fait à la fois copain et copine.

reproduction ver de terre

Sans quitter entièrement leurs trous respectifs, l'un vient à la rencontre de l'autre et vice-versa. Et puis zou ! c'est parti pour la reproduction. Et pas n'importe laquelle, il s'agit là de la reproduction sexuée. Et pour résumer, celle asexuée consiste en l'obtention de deux individus à partir d'un seul, souvent parce que coupé par inadvertance.

La partie renflée des vers de terre, ou clitellum, émet un mucus qui d'abord les tiendra réuni, tête bêche. Les glandes sexuelles mâles et femelles se trouvent à mi-chemin entre le clitellum et la pointe de la tête. Quand les vers de terre se retiront, ovules et spermes de l'alter ego glisseront vers un cocon également sécrété par le clitellum et dans lequelle se produira la fécondation.

Et si Monsieur Escher était encore de ce monde, on pourrait alors lui poser la question suivante : Lequel est le mâle ? Lequel est la femelle ?
Et oui ! vous êtes encore dans la matrice...

Pondu par Din_Diu vers les 10:53:00, ce billet de la catégorie "Les alliés" fait l'objet de 5 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).
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