Un Blog Bio Mais Pas Trop

Le blog bio mais pas trop, c'est l'histoire d'un jardin quasi bio, débrouillard, économique et simple, à la découverte de la Nature au quotidien. Journal de bord ou fourre-tout, il n'y a pas que du jardinage ...

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La Tanière du Lapin Blanc

vendredi 19 septembre

Plus qu'un mois d'écojardin

entreeVoilà un billet que j'aurais du publier depuis belle lurette.

Depuis le 29 avril jusqu'au 26 octobre, l'exposition "Cultivons notre bien-être" se tient dans le Parc de la Tête d'Or à Lyon.

Ce bien-être là passe par l'allopathie, l'homéopathie, l'aromathérapie, la cosmétique bio, les huiles essentielles et ... l'écojardinage.

Ces six pôles font l'objet de six circuits. Chaque circuit est décrit dans des dépliants disponibles à l'entrée du jardin botanique ou d'une des serres.
En dehors des huiles essentielles qui se découvrent dans les grandes serres et la serre aux Pandanus, tous les autres circuits ont lieu dans le jardin botanique. Chaque étape est l'occasion d'une présentation, que ce soit un panneau explicatif ou des objets sous plexiglas prouvant l'omniprésence de  telle ou telle plante dans notre quotidien.

On va peut-être dire que je fais du favoritisme, mais la partie de l'exposition que je préfère est celle consacrée à l'écojardinage.

C'est aussi celle qui peut être le plus concrètement montrée. On y voit des outils, des paillages et des engrais, des tuyaux microporeux et des silos à compost, des nichoirs, etc, et des corridors biologiques.

Le principe de ces corridors est d'ailleurs le même que celui de mon soriciduc. Décidément, c'est vraiment difficile d'avoir la primeur d'une idée. Au moins de voir que je n'ai rien inventé signifie simplement que ce petit aménagement tient de l'évidence dans le jardin.

traces_de_vers

Le  corridor biologique

Permettre le passage des animaux
Un corridor biologique est un trait d'union, un espace de continuité et de rencontre entre des milieux urbains, fragmentés par l'omniprésence du béton.
La création de couloirs pour les animaux à travers le jardin permet à toutes les petites créatures d'aller et venir, tout en se protégeant des prédateurs.
Ils garantissent le déplacement des animaux et, quand ils sont assez confortables, ce sont des lieux d'habitat idéal.
Ces espaces où la nature reprend ses droits contribuent à maintenir et enrichir la diversité de l'écosystème.
On peut agir à grande échelle (route ...) ou à très petite en fleurissant simplement, sans pesticides, son balcon ou sa terrasse !

Je suis impardonnable. Il y a bien des visites commentées gratuites mais quand ? J'avais photographié le panneau, mais c'est illisible ... Et si vous êtes dans le coin, profitez vite des premiers week-ends ensoleillés d'automne pour visiter cette exposition.

Et pour ceux qui seraient dans l'impossibilité de venir y jeter un oeil, une fois l'expo finie, je reviendrai dessus plus en détail.

compost

Enfin si vous êtes des rapides et que l'exposition "Cultivons notre bien-être" ne vous suffit pas, le Jardin Botanique est vaste. Que ce soient les serres Victoria, de Madagascar, froides, chaudes ou  aux plantes carnivores ou les jardins mexicain, d'ombre, médiéval, floral, alpin, ... difficile d'en voir le bout (et je sais de quoi je parle).

panneau

paillages

Les différents paillages

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vendredi 08 août

Je suis les traces de vers

Pour ceux qui, en toute confusion viendraient de lire "J'essuie les traces de verres", je les invite à aller voir du côté du Grand Ménage de Raffa. Les autres peuvent rester.

Après une pluie d'orage, des portions de route à travers champs sont recouvertes d'une pellicule d'un à deux centimètre de boue. En surface, tout un entrelacement de stries.

traces_de_vers

Il ne faut pas chercher bien loin les auteurs de ces sillons : les vers de terre. Ceux-ci n'ayant pas encore la faculté de creuser l'asphalte, le meilleur moyen de traverser la route d'un bord à l'autre reste de passer par au-dessus.
C'est assez amusant de suivre ces réseaux sur des dizaines de mètres. Cela me fait penser aux canaux de Mars (qui n'étaient pas du tout des canaux).
Toute trace sera nettoyée par la prochaine petite pluie.

Ce qui est moins amusant est de penser à l'érosion des sols
Ce que je peux observer n'est que ce qui s'est déposé là. A coup sûr une énorme quantité de boue s'est jetée dans le ruisseau en aval. D'ailleurs la couleur de son eau me donne apparemment raison.
Et en l'absence de moyens de protection et de lutte, les champs de maïs alentours n'arrangent pas vraiment les choses ...

Pondu par Din_Diu vers les 22:29:00, ce billet de la catégorie "En ballade" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mardi 28 août

Peekaboo !!

peekaboo

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samedi 02 décembre

Noël - 23 : Témoignage d'un converti

Ce billet était prêt à être publié pour le 2 décembre bien avant la date, mais sans raison apparente il a été bloqué. Finalement le voilà.

J'ai passé deux ans à Strasbourg. Cette ville n'est pas uniquement touristique, elle est aussi agréable à vivre. Je l'ai adoptée tout de suite. Le centre-ville entièrement piéton, un réseau de piste cyclable à faire pâlir d'envie de plus grandes villes, une imbrication de bâtiments, de cours d'eau et de verdure, etc ...

Et pourtant, la première année j'ai boudé le marché de Noël. Je l'avais à peine effleuré du bout du pied. Je n'étais déjà pas spécialement inspiré par l'esprit de Noël, et le trouvais de toute façon superficiel.
L'année suivante, peut-être un peu plus imprégné par la vie strabourgeoise, je me suis lancé. Et finalement, ça vaut vraiment le coup.

Visiter le marché de Noël de Strasbourg, c'est de toute façon visiter la ville. De la cathédrale à la Petite France, c'est un labyrinthe de rues et de ruelles bordées de part et d'autre de petits chalets. Au crépuscule, je commence à me sentir une âme d'enfant. Plus la nuit tombe, plus les lumières du marché se détachent de l'obscurité. Ce sont des décorations clignotantes, des devantures étincelantes à perte de vue.

Les yeux sont à la fêtes, mais sont rapidement suivi par les autres sens. De loin, on sent déjà les parfums de cannelle des pains d'épices et des vins chauds. En humant un peu plus finement, on détache de la pesante cannelle une odeur de jus d'orange chaud au miel ainsi que de gaufre au chocolat.

Bien sûr l'eau monte à la bouche. Je suis sollicité de tout côté. Mon estomac crie famine (famine qui date à peine de 5 heures !). Mon visage et mes mains, quant à eux, recherchent la chaleur en ce mois de décembre en dessous de zéro. Même s'il y a foule, la chaleur ne suffit pas. Va pour le jus d'orange chaud. C'est au tour des papilles de déguster.

Je continue à marcher. C'est une longue ballade pour faire le tour. La foule ralentit ma foulée. J'en profite pour détailler les étals. Les produits artisanaux rivalisent de diversité et d'originalité. Il est  difficile non pas de trouver un cadeau à faire, mais plutôt de savoir quel article je finirai par ne pas acheter. L'ambiance influence mon jugement. Et après ? que diable ! c'est bientôt Noël !

Le marché de Noël de Lyon fait très pâle figure à côté de celui de Starsbourg. Dès que l'occasion de faire un tour à Strasbourg au mois de décembre se présente à moi, je n'hésite pas.

Site du marché de Noël de Strasbourg
Liste de grands marchés de Noël européens

Pondu par Din_Diu vers les 11:17:00, ce billet de la catégorie "En ballade" fait l'objet de 1 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

vendredi 24 novembre

Déstockage entomologique

Avez-vous remarqué le curseur gendarme et l'arrière-plan envahi d'insectes ? C'était en quelque sorte un teaser pour ce billet.

J'ai encore quelques photos prises cet été, et parmi celles-ci il y a toujours quelques insectes. C'est l'occasion de faire une suite à Arthropodes, précédent billet qui regardait de très près cette faune.


Evoquant la présence de la Belle-Dame dans mon potager, je citais également d'autres papillons, qu'ils soient présents ou _DSCN2159attendus. Ressemblant vaguement à la Belle-Dame, le Vulcain (Vanessa atalanta) passe l'hiver au stade imaginal. Imaginal, adjectif qui vient d'imago, la forme adulte des insectes. Si à la lecture de cela, certains font une découverte, c'est qu'ils ont fait l'impasse sur le billet sur les insectes qui passent à l'heure d'hiver.
Une fois passé l'hiver dans le sud de l'Europe, le vulcain remontera vers le nord, et les femelles iront pondre sur les orties.
Pas d'ortie, pas de chenilles, pas de papillons. Faire un peu de place pour cette urticacée ce n'est pas du gâchis. Combien de fois faudra-t-il le répéter ...

paon_du_jourEgalement sur les orties, le paon-du-jour (Inachis io) hiverne dans les arbres creux et les maisons, et ne migre pas. Je me plaignais en août de ne pas voir un seul paon-du-jour. Mais 2006 était une année à papillon, il me suffisait d'attendre. Et je n'ai pas été déçu. Que ce soit les chardons ou les buddleïas, les fleurs des prés ou des jardins, il est finalement partout.
Il est facilement reconnaissable à cause de ses ocelles, des imitations d'yeux prévues pour effrayer les oiseaux qui chercheraient à becqueter un joli papillon.

myrtilDéjà croisé sur ce blog alors qu'il avait une épée de Damoclès non pas au-dessus de sa tête mais au dessous, le myrtil (Maniola jurtina) est un satyre ! En fait les satyres sont une sous-famille de papillons, lesquels se ressemblent pas mal, ce qui rend parfois difficile de les départager. Et les satyres font parties de la famille des nymphélidés.
Dans le cas du myrtil, ce n'est pas l'imago mais la chenille qui hiberne.

 
sphinx_du_tilleulEt parfois, on ne tombe pas sur le papillon mais sur la chenille. On gagne alors en complexité. Tout d'abord, il s'agit de faire la différence entre l'avant et l'arrière. Heureusement, il y a une corne pour signaler ... l'arrière, et pour tromper les éventuels prédateurs. Ou alors on peut toujours regarder dans quel sens la chenille vaque à ses affaires. Attention, à ne pas la déranger. Sinon elle se met en position défensive, et là, on a l'impression que cette histoire n'a ni queue ni tête.

chenille_sphinx_du_tilleul

Autre problème : de quelle espèce de papillon s'agit-il ??? A cause de la corne bleue, j'ai d'abord pensé à un moro-sphinx, mais en l'absence de rayures horizontales, j'ai tout faux ... et un peu plus trapue, ç'aurait pu être une chenille de sphinx deni-paon. Finalement, ce sera certainement une chenille de sphinx du tilleul (Mimas tiliae). Le comble c'est que je n'ai pas de tilleul, mais ce papillon ne fait pas dans l'exclusivité.
Remarquez tout de même que cette recherche s'est cantonnée à la famille des sphinx. A force de tourner autour du pot on finit par y tomber dedans.

La punaise ne vous dérange pas ? Quelle punaise ? Celle qui sert de curseur !

punaiseGrand ordre que celui des hétéroptères, alias les punaises. Il y en a de partout, même sur mes choux. Les plus connues des punaises sont les punaises des bois au corps épais et large, comme celle à gauche. Et si on ne les voit pas, on les sent. Quand elles sont inquiétées elles émettent une sécrétion malodorante, qui pour moi ressemble un peu (mais vraiment un peu) à de la pâte d'amande. Cette punaise là est difficile à identifier, ce n'est pas le cas de toute.

gendarmesQui ne connait pas le gendarme (Pyrrhocoris apterus) en train de grouiller de partout ou alors seulement de prendre un bain de soleil ? C'est peut-être pour cela qu'on l'appelle le cherche-midi. Par contre je ne sais pas pourquoi il porte également le nom de suisse ?

gendarmeJe les trouve en grand nombre dans les hibiscus, apparemment cette plante leur plait bien. En fait ce n'est pas étonnant : les hibiscus font partie de la famille des malvacées, famille qu'apprécient ces gendarmes.
Sachant que le tilleul fait partie de cette famille de plantes (et non plus des tiliacées), je comprend que ces bestioles soit friands des fruits de l'arbre, une fois tombés. Mais ce sont également des nettoyeurs qui débarassent des cadavres d'insectes morts.
 
Pour d'autres punaises, le pyjama rouge et noir qu'elles arborent, ne trompe pas. graphosomaD'une part ça permet de bien les reconnaître, et d'autre part ça signifie "essayez de me manger et vous vous en mordrez les doigts" ou plutôt "... vous vous en becqueterez les ailes".

Cette punaise en pyjama est une Graphosoma italicum. Elle aime bien les Ombellifères sur lesquelles elle se nourrit d'août à octobre.
Elle vient donc décorer mon coin d'aromatiques. Perchée dans une inflorescence d'aneth, elle est tellement sure d'elle et de son code de couleur "!! Avertissement !!", que je peux la déranger allègrement.  Elle reste imperturbable.
C'est un sujet idéal pour les photos. Le seul hic, c'est que le moindre brin de vent fait tanguer la tige d'aneth.
Quand l'animal prend la pose, c'est le végétal qui fait des siennes !

Pour finir, deux photos puis un petit jeu.

D'abord une larve de coléoptère, certainement une cétoine. C'est la même que dans le billet sur le tas de compost. Mais en gros plan, la surface de l'insecte, à la fois irisée et translucide, a un aspect soyeux que je trouve superbe. Et la noix en guest.

verblanc

Sur l'autre, des insectes que je "respecte". Je les cotoie depuis toujours sans (quasiment) jamais avoir été piqué. C'est une scène qui se retrouve déjà 2 ou 3 fois sur le blog, mais sur cette photo, j'aime ce côté les fauves qui viennent boire en meute, ainsi que le reflet net des guêpes dans l'eau.

guepes_a_leau

Enfin, pour le petit jeu, il faudra attendre demain.

Pondu par Din_Diu vers les 23:59:00, ce billet de la catégorie "En ballade" fait l'objet de 1 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 09 septembre

SunFlower Cup 2006

En 2005 , c'était le vendredi 30 septembre à 20 h. En 1991, c'était le jeudi 29 août dans la journée. En 2006, c'est donc un samedi 9 septembre dans l'après-midi que la récolte de tournesol aura eu lieu.
Impossible de faire autrement que de réserver quelques heures dans la matinée de demain pour aller glâner. Le glânage n'est pas encore interdit, alors profitons-en.

Post-scriptum : J'ai un peu oublié de préciser quelques précautions pour glâner du tournesol.
Même si il faut quadriller le champ, les tournesols non moissonnés sont souvent ceux qui ont été couchés par la moissoneuse. Ils se trouvent donc là où l'engin a fait ses manoeuvres de demi-tour par exemple.
Il faut un couteau ou un sécateur pour détacher la fleur de la tige.
Je ne sais pas comment se débrouillent les autres glâneurs dans ce cas, mais j'emporte les fleurs pour les égréner plus tard. Je ne traîne pas dans un champ surtout en période d'ouverture de chasse.
On n'est pas seul sur Terre, donc, je prends juste ce dont j'ai besoin. Si nécessaire, je retournerai sur place. Le temps n'est pas pluvieux, autant en profiter.
Et même s'il n'a pas plu, il faut vite égréner et faire sécher les graines, pour éviter un risque de moisissure.

Pondu par Din_Diu vers les 20:23:00, ce billet de la catégorie "En ballade" fait l'objet de 2 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

lundi 24 juillet

Meule de foin et botte de paille

Je cherchais à faire un jeu de mot en rapport avec Chapeau melon et bottes de cuir, dans le style chapeau de paille et botte de foin ou chapeau la meule et botte de paille, mais finalement j'ai fait dans la sobriété.
Entre la meule de foin et la botte de paille, il s'est passé un mois entre les deux moissons.

meule_foin
meule de foin en juin ...

botte_paille
... et tour de bottes de paille en juillet.

Pondu par Din_Diu vers les 19:59:00, ce billet de la catégorie "En ballade" fait l'objet de 6 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).
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