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samedi 26 avril
Plein soleil tout le week-end
samedi 08 mars
Petites & Blanches
Le printemps pointe le bout de son nez et aussitôt certaines plantes en profitent pour sortir. Ainsi le chemin est constellé de petits points blancs, des fleurs d'à peine quelques millimètres de large. Puis en regardant de plus près, un point blanc ne ressemble pas forcément au point blanc voisin.
Elles sont blanches, font à peine 4-5 mm de large et pourtant ces fleurs sont différentes.
L'érophile ou drave printanière (Erophila verna) est une petite fleur qui culmine à 2 à 5 cm de hauteur, au bout d'une fine tige. On ne fait pas spécialement attention à elle. A la limite, on voit un tapis de minuscules fleurs apparemment en lévitation à 2 cm au-dessus du chemin. Ne mentez pas, je suis sûr que vous l'avez déjà piétinée au moins une fois. J'en sais quelque chose ...
Comme son nom l'indique (en grec er = printemps, et philos = ami), elle montre dès les premiers jours du printemps ses huit pétales, qui en sont en fait quatre, profondément divisés. Il faut profiter de sa présence parce que si elle fait copain-copain avec le printemps, l'été n'est pas trop sa tasse de thé.
De la même famille que l'érophile, c'est à dire celle des brassicacées ou crucifères, et également annuelle, la cardamine hirsute ou encore cardamine hérissée (Cardamine hirsuta), peut aller jusqu'à 30 cm de haut. Mais ça arrive de la voir très près du sol, pas loin de sa cousine l'érophile, à un peu plus de 10 cm du sol.
La fleur est à peine plus grande que celle de l'érophile, 4-5 mm tout au plus. Une fois la fleur pollinisée, un fruit se développe sous la forme d'une capsule allongée contenant les graines et appelée silique. Ces siliques dépassent alors les fleurs.

On a alors l'impression que les fleurs tentent de se cacher derrière une flopée de bras. Arrivée avant l'érophile, la cardamine hérissée s'en ira après, bien après, à la fin de l'été.
Toujours de la même famille des Brassicacées, et toujours annuelle, ce qui me semble être le tabouret perfolié (Thlaspi perfoliatum) viendra un peu plus tard, tandis que les dernières érophiles feront encore de la résistance.
A mi-chemin entre l'érophile et la cardamine, le tabouret culmine à 20 cm. Mais, toujours pareil, les fleurs dépassent guère 5 mm de large.
C'est parce que ses graines sont très prisées par les oiseaux que la stellaire intermédiaire (Stellaria media) est aussi appelée mouron des oiseaux. On laisse ici tomber la famille des brassicacées pour se joindre à celle des caryophyllacées.
Cette stellaire est annuelle, "toute l'année", de mars à octobre. Et ce n'est pas dix mais bien cinq pétales (cf. érophile).
Non seulement elle est médicinale (tonifiante, diurétique, ...), mais en plus elle est l'une des meilleures plantes de base pour les salades, ainsi qu'un excellent légume cuit.
La seule vivace de cette galerie de fleurs blanches est le plantain lancéolé ou oreille de lièvre (Plantago lanceolata) de la famille de plantaginacées. C'est le dernier à apparaître, courant mai, et sans doute le plus simple à reconnaître : un épi ovale couvert de petites fleurs et au bout d'une longue hampe, avec à la base des feuilles en rosette et en forme de lance (d'où le nom).
Plus que les autres espèces de plantain, cette plante est médicinale et a des propriétés dépuratives, calmantes et cicatrisantes.
Difficile de marcher sur ces fleurs-là quand elles atteignent facilement les 60 cm de hauteur.
Je l'aime bien ce plantain lancéolé : une année, je me suis retrouvé avec un coin de pelouse à nu. Avec les graines des plantains voisins, j'ai improvisé un semis. Cette été-là, tout le reste de la pelouse était grillé sauf cet endroit où les rosettes de plantains restaient bien vertes.
Puis au fil du temps, ces plantains se sont dispersés, laissant la place aux autres herbes.
jeudi 30 août
La visite d'un couple d'élégants
Pas moins de 17 mois entre la dernière fois où j'avais vu un chardonneret élégant et aujourd'hui.
Avec un soupçon d'espoir, j'avais laissé des chardons monter en graines. Et finalement j'avais bien fait.
Un couple de chardonneret élégants (Carduelis carduelis) est venu passer quelques minutes pour manger un morceau. C'est dans leur nom, les chardonnerets sont friands de graines de chardons et de ce qui s'en rapproche, comme les cardères ou les bardanes. On peut les voir picorer ces plantes tout au long de l'automne et de l'hiver.

Avec les moyens du bord c'est-à-dire mon appareil photo à 2 balles à travers une paire de jumelles, je n'ai pas pu faire mieux que ça. Le focus s'est fait sur la haie à l'arrière, mais on reconnait bien le chardonneret : la tête noire, blanche et surtout rouge sang, les ailes noires jaunes et noires, le dos brun. Impossible de distinguer le mâle de la femelle, ils sont trop semblables.
C'est un oiseau que j'aime bien pour ses couleurs vives, assez peu communes chez les autres passereaux. C'est d'ailleurs pour cela et un peu pour son chant, que récemment encore, il était capturé et élevé en captivité comme oiseau d'ornement. Maintenant il est protégé.
Sauf que les chardons se font rares. On n'aime pas trop en avoir que ce soit dans un champ ou dans son jardin, la plante est donc quasi systématiquement supprimée avant de grainer. Les populations de chardonneret se font donc aussi rares.
Si vous savez que passent des chardonnerets élégants par chez vous, pensez à leur réserver un coin avec quelques chardons que vous aurez épargnés.
Le chardonneret élégant sur Wikipedia
mardi 21 août
Flambé n'est pas le machaon
La télévision vous ment !!
Ce reportage du 4 juillet 2007 sur les jachères fleuries, se concluait sur une image de machaon. C'est FAUX !
En juin dernier, en même temps que la chenille de Machaon croisée dans mon jardin, je montrais un dessin du papillon adulte. Regardez l'extrait de vidéo et allez voir ensuite le billet. Ce n'est pas très ressemblant par ce que leur machaon n'est pas un machaon mais un flambé. Ils sont tous les deux de la même famille, les Papilionidés, celle des apollons, des porte-queue et des thaïs.
Le flambé (Iphiclides podalirius), c'est ce papillon rencontré un matin, en face à face. Je devrais plutôt dire de profil ...
Ce matin-là était assez frisquet. Cela pouvait expliquer le fait qu'il se soit laissé facilement approcher. Mais il n'y avait pas que cela. Quand on voit ses ailes et l'absence de leurs queues, on comprend que ce papillon avait échappé à des prédateurs, non sans y perdre des plumes. Bref, il était fatigué.
Sinon, un flambé en bonne forme est un papillon qui volète dans les friches, les jardins ou les vergers, et butine à trois mètres de haut, ce qui rend difficile la photographie avec un appareil moyen, et encore plus compliqué la macrophotographie.
Le flambé partage cette particularité avec le machaon. En effet, j'avais pu constater non seulement la présence d'une chenille de machaon, mais aussi, plus tard, celle d'un adulte machaon (mais hélas pas d'appareil photo ce jour là).
Par contre, la chenille du flambé n'est pas fenouil ou carotte, mais il a plutôt une prédilection pour le prunellier et les arbres fruitiers.
vendredi 29 juin
Prairie, tonte et paillage
Raffa avait publié un billet assez complet sur les tondeuses écolos. Mais il reste toujours la question de ce qu'il est prévu de faire des tontes.
Beaucoup de tondeuses actuelles (écolos ou non) permettent de faire du mulching. L'herbe, est dans ce cas finement hachée puis renvoyée sur le sol. Cela permet de ne pas avoir de "déchets" de tonte, et de fertiliser naturellement le sol.
Mais en fait, ce dernier avantage là peut ne pas être forcément un avantage au final.
Le mulching est idéal pour celui qui est aux petits soins pour son gazon ou sa pelouse, exclusivement constitué de graminées et excluant toute plante à fleur. Ce gazon ou cette pelouse a besoin d'une terre riche pour rester vert et garder un bel aspect en toute saison. Et ces petits soins comprennent notamment la suppression de ces fleurs sans doute par des moyens faciles et (donc)chimiques. Quant aux fleurs, elles tiennent plus de la fleur opportuniste, indésirable et envahissante (comme le pissenlit par exemple, voire l'ortie) que de la fleur sauvage.
D'ailleurs, la majorité des fleurs sauvages se plaisent davantage sur les sols à fertilité réduite, secs et ensoleillés. Beaucoup de belles prairies se trouvent notamment sur des terrains en pente et bien exposés.
Pour réduire la fertilité du sol, "il est alors préférable d'ôter la couche superficielle de terre végétale, très fertile, et de l'utiliser au potager pour le carré de légumes ou dans la confection de bordures de fleurs traditionnelles.
Les prairies, elles, se développent mieux sur un sol pauvre, qui favorise la pousse des fleurs mais non celles des graminées.
Avec la plupart des ensemencements de fleurs sauvages, une couche de terre superficielle de 8 cm suffit pour obtenir une pelouse fleurie pleine de vitalité. Un sol plus riche risquerait de favoriser le développement de plantes indésirables".
Cependant, la prairie n'est pas faite pour être un espace de jeu. Aussi, il vaut mieux délimiter des zones de prairies fauchées 2 à 3 fois par an, des zones de passages tondues court et des zones intermédiaires (pelouses fleuries, plate-bandes de fleurs sauvages, ...).
Et même si le terrain n'est pas très propice pour y laisser pousser une prairie, ne pas renvoyer l'herbe sur le sol me permet de freiner l'installation des plantes indésirables tout en profitant de la présence de belles fleurs venues naturellement, comme celles de la linaire, la brunelle et la chicorée sauvage, l'achillée mille-feuilles, ...
Donc, pas de mulching, mais un bac à tontes.
Que faire de ces tontes ? Il existe plusieurs solutions. Il y a celle de creuser un grand trou, de les y oublier quelques années, puis de trouver un terreau très fin à la place.
Plus simplement, le compost n'est pas mal non plus, à condition de remuer fréquemment.
Sinon, il y a la solution de saison : faire du paillage pour le potager. A condition de respecter une manière de faire.
J'ai lu qu'on conseillait de la laisser sécher avant de la ramasser afin de ne pas faire pourrir ce que protègera le paillage. D'une part ça sous-entend qu'il est fait un premier passage avec la tondeuse puis un second passage avec le balai à gazon, ce qui ne facilite pas forcément la tâche. D'autre part, si les herbes, un peu trop haute, sont en graine, elles risquent de se ressemer dans le potager.
Donc voilà comment je procède. Je plante un ou deux piquets, juste assez profondément pour qu'ils tiennent debout et que je puisse les retirer d'une main. Je vide l'herbe tondue afin de former un tas autour des piquets. Je les retire, ce qui forment des cheminées par lesquelles la vapeur d'eau s'évacuera facilement à partir du coeur du tas. En effet, la fermentation va faire monter la température avec pour conséquence de faire perdre leur pouvoir germinatif aux graines et son eau à l'herbe.
Pendant quelques jours, une fois par jour, je recommence l'opération en mélangeant le tas. Sinon, l'herbe pourrit et on obtient une matière visqueuse noirâtre qui me servirait à rien et que je devrai jeter dans le trou cité plus haut ...
Au bout de quelques temps la fermentation est devenu quasi inexistante. L'herbe semble cuite et peut également sembler se désagréger en flocons grisâtres.
Au fur et à mesure de mes besoins en paillage, je recueille l'herbe en surface, là où elle est toujours sèche.
Et au moins, ce paillage fertilisera mon potager au lieu de la pelouse.
mercredi 11 avril
... et j'ai la banane
Je suis content. Ce week-end, ma yourte aux bananiers s'est vu pousser une deuxième pointe. Un des bananiers retrouve de la vigueur.
Contrairement à l'an dernier il semble que le taux de reprise soit élevé. Certes, j'ai amélioré la yourte, mais aussi, la bâche qui fait le toit, un peu plus trouée que d'habitude a favorisé l'aération et empêché le pourrissement. En plus de cela, avec à peine une semaine de neige et guère plus de gel, on ne peut pas dire que l'hiver ait été rigoureux.
J'ai entièrement enlevé la bâche, mais je laisse encore un peu les feuilles pour protéger la base des bananiers d'éventuels gels tardifs.
Donc, avec ce départ sur les chapeaux de roue, je peux quand même espérer avoir cette année encore, quelques petites bananes (non comestibles) cet été.
vendredi 02 mars
Quelques gouttes sur le petit jonc
lundi 19 février
Retour en fleur
A peine je viens de faire mon déstockage botanique, que la nouvelle collection printemps-été 2007 fait déjà son entrée.
Bien sûr, l'une des premières fleurs à apparaître est la primevère. C'est plutôt normal si on considère son nom, primevère venant de primo vere, qui signifie au début du printemps. On connait le coucou ou primevère officinale (Primula veris), ainsi que la primevère élévée (Primula eliator).
Ces deux-là ont un long prédoncule avec un bouquet de fleurs au sommet. Et bin, y a pas de ça chez moi. Ce serait plutôt la primevère acaule (Primula vulgaris ou P. acaulis). Acaule signifie que la tige est réduite et que les fleurs semble surgir du sol.
Cette primevère s'est croisée avec des variétés ornementales. Il y a donc des jaunes, des violettes et tous les intermédiaires possibles.
Ses feuilles peuvent être ajoutées crues à une salade quand elles sont jeunes. Plus vieilles, mieux vaut qu'elles soient cuites au sein d'une soupe par exemple, en complément à cause de leur goût fort.
Puis je remarque la pâquerette vivace ou petite marguerite (Bellis perennis). Elle n'est pas là depuis peu mais depuis plus longtemps. La fleur de la pâquerette supporte des températures qui vont jusqu'à -15 °C. Cette année, le thermomètre n'est même pas tombé aussi bas !
Elle a donc passé l'hiver discrètement sans être trop inquiétée, et apparemment quelques pétales ont tout de même un peu souffert. Je crois que j'ai certainement dû marcher dessus ...
Dans la haie d'arbustes ornementaux, le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica) ouvre timidement quelques fleurs. Elles ont du mérite de s'épanouir ainsi avec deux mois d'avance. Ce cognassier est peut-être ornemental, mais il me semble avoir entendu quelque part que ses fruits, ressemblant à de petites pommes vertes, pouvaient être cuisiner comme les coings classiques.
Mon préféré en ce début de printemps en cette fin d'hiver, c'est le noisetier (Corylus avellana). Fleurs mâles et femelles sont sur le même arbre.
Les fleurs mâles sont facilement repérables. Ce sont ces gros châtons jaunâtres qui pendouillent et qui finissent par libérer à un moment ou à un autre des nuages de pollen.
Une fleur femelle de noisetier est visible, le plus souvent, uniquement par celui qui sait, primo qu'elle existe (sinon comment y aurait-il des noisettes ?), et secundo où il faut regarder. Donc la fleur femelle est cette petite languette rouge de quelques millimètres, et qui à plusieurs, forme un minuscule bouquet à la pointe d'un bourgeon.
mercredi 14 février
Déstockage botanique
La Saint Valentin est une occasion idéale de parler de fleurs. Donc après le déstockage entomologique, j'en viens au déstockage botanique.
Je ne reviendrai pas sur la ficaire, l'ancolie, la carotte sauvage, la brunelle,le silène ou la linaire. Je vais plutôt sortir des limites du jardin pour partir en promenade estivale.
Pour aller vers les prés les plus proches, empruntons ce petit chemin. Bordé de part et d'autres par un talus, on retrouve de vieilles connaissances dont la linaire, de temps en temps des brunelles, et des orties.
On lui donne aussi le nom d'ortie, mais cette vivace n'en est pas une. L'ortie blanche ou lamier blanc (Lamium album) n'est pas du tout urticante, on peut y plonger la main sans rien craindre. Pourquoi y mettre les doigts ? Pour cueillir les fleurs. Enfant, feu mon autre grand-mère m'avait montré cette plante dont les fleurs riches en nectar faisaient office de sucrerie improvisée. L'ortie blanche, sans doute sensible aux pratiques culturales, s'était raréfiée. Aujourd'hui, j'en vois à nouveau, mais avec la circulation de voitures à proximité, j'hésiterais à mettre ses fleurs à la bouche.
Si on trouve souvent les orties, blanches et autres, ensemble, c'est tout simplement parce qu'elles aiment bien les talus riches en azote.
En vue du pré, sur le côté se trouve des sauges des prés (Salvia pratensis). De loin on peut confondre ces tiges dressées de 20-30 cm au bord du pré avec l'épiaire. Mais de près, avec ce style bifide qui dépasse de la fleur, le doute s'évapore. En tout cas ce qui est sûr, c'est que c'est de la sauge. Ce style et les étamines ont une mobilité qui facilite la pollinisation : ils touchent le dos de l'insecte qui entre dans la fleur.
Ses fleurs peuvent être utilisées pour la décoration de plats dont les salades.

Dans le pré, je retrouve des classiques du lieu. La centaurée jacée (Centaurea jacea) est de la même famille que le pissenlit ou la pâquerette, c'est-à-dire celle des composées. Concrétement ça signifie que la fleur de centaurée n'est pas une fleur mais une inflorescence, un groupe de fleurs. Celles-ci ont différentes formes et couleurs. Sur une pâquerette, les fleurs à la périphérie sont blanches et plates, celles du centre sont jaune et en tube. Sur la centaurée, les fleurs sont de grands tubes violets très découpés sur les bords, et des tubes plus courts et blancs au centre.
On pourrait croire qu'elle fait aussi partie de la famille des composées mais c'est en fait une dipsacacée. Cette scabieuse des champs (Knautia arvensis) affichant les mêmes couleurs que la centaurée, n'en est qu'une lointaine cousine. Pourtant, on les trouve souvent partager le même pré.
Apparemment les couleurs se partagent les étages. En hauteur, le violet est représenté par la centaurée et la scabieuse, plus bas le jaune par le lotier et le gaillet.
Le lotier corniculé (Lotus corniculatus) ou pied de poule, a des fleurs dont la forme rappelle celle de fleurs du potager. Et pour cause, le lotier est une légumineuse comme le haricote et le pois.
Pour certains ce lotier est un bon fourrage, pour d'autres ce serait un poison pour les animaux. Ils ont tous raison. Des études scientifiques ont montré qu'en fonction de là où se trouve la plante, sa toxicité serait variable.
Le gaillet vrai ou caille-lait jaune (Galium verum) contiendrait de la présure qui ferait cailler le lait, d'où son nom. Mais les résultats ne serait pas toujours au rendez-vous.
En dehors de ça, il aurait un usage médicinal contre les maux d'estomac, les troubles nerveux et les maladies de peau.
Beaucoup de chose pour une petite plante.
En parcourant ce pré, je me suis souvenu d'un autre. Si celui dont je viens de faire la visite a une pente légère, l'autre pré a une pente qui doit friser les 45°, ce qui lui donne certaines particularité du point de vue botanique. Je crois me souvenir qu'il y a avait des orchidées.
Il faudrait que j'y fasse un tour ... l'été prochain.
mercredi 07 février
Des gardes-bulbes
Quand elle se défoule, la chienne a tendance à prendre ses virages un peu trop serrés. Et dans sa course, rien ne ressemble plus à un brin d'herbe qu'une fleur qui pointe le bout de son nez.
Maintenant jonquilles, bientôt narcisses et jacinthes, puis tulipes, toutes ces fleurs à bulbes arrivent discrètement. Elles passent encore plus inaperçues quand elles sont recouvertes de neige.
Tout bêtement, des branches de noisetiers coupées pendant le recépage de l'an dernier me servent de gardes-fous.
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