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samedi 04 avril
Safari
Tandis que les derniers rayons du soleil couchant s'attardent sur la prairie, j'aime à contempler les fauves venir en meute s'abreuver ...

Parfois même, une girafe se joint à eux sans que ça les dérange.

Bien sûr, peu imaginatif s'abstenir ...
lundi 22 septembre
D'une fraîcheur à l'autre
22 septembre, premier jour d'automne. Un petit moment empreint de nostalgie de l'été passé.
L'an dernier, l'été a été plutôt humide au point où la culture du mildiou était pour ainsi dire la plus prolifique du potager. D'ailleurs tout le monde était concerné, amateurs et professionnels.
Cette année, je n'ai pas eu la possibilité de remettre en route le potager. Cependant, vu les quelques orages et le temps en général, j'ai bien l'impression que l'eau s'est une fois de plus imposée. Je me trompe ?
On aura été prévenu. Le mois de juin avait déjà soufflé le froid et le chaud.
Première quinzaine de juin. Ou plutôt je devrais dire de novembre. Un temps gris, la pluie et le froid. J'avais ressorti ma parka et mon parapluie.
Dans un coin de la pelouse cela s'est traduit par cette caricature de sous bois. Spontanément, un champignon s'est invité aux côtés de la fougère, du lierre, de la mousse et de quelques feuilles mortes. L'automne au printemps.
Et depuis, j'ai cette photo légèrement recadrée en fond d'écran.
Seconde quinzaine de juin, on passe subitement aux grosses chaleurs. Après la fraîcheur automnale du début du mois, voilà la fraîcheur estivale, celle qu'en fuyant le soleil on trouve à l'ombre des arbustes.
vendredi 25 juillet
Un visiteur très attendu
C'est la toute première fois que j'en vois un cette année. C'est peut-être parce que je passe moins de temps dehors le soir.
Quoique, quand je vois la quantité de limaces qui s'en donnent à cœur joie, j'ai bien l'impression que le hérisson (puisque c'est de lui qu'il s'agit) était au abonné absent. De là à faire le lien entre l'absence de potager et celle de l'animal, il n'y pas loin.
Donc ce jeune hérisson s'est retrouvé dans les pattes de ma chienne. Aussitôt, en boule, un oeil en coin guette le moment où il pourra prendre la poudre d'escampette.
Mais cette fuite peut devenir un instant de perplexité, un instant de face à flash.
Bon tant pis ! Quand faut y aller, faut y aller !
Et me voilà rassuré de constater que j'ai toujours un allié dans le jardin.
vendredi 18 juillet
Un tour de passe-passe botanique
Petite devinette :
Comment cacher un chien de 35 kg sous une feuille d'herbe ?
Réponse prochainement dans quelques billets.
samedi 26 avril
Plein soleil tout le week-end
samedi 08 mars
Petites & Blanches
Le printemps pointe le bout de son nez et aussitôt certaines plantes en profitent pour sortir. Ainsi le chemin est constellé de petits points blancs, des fleurs d'à peine quelques millimètres de large. Puis en regardant de plus près, un point blanc ne ressemble pas forcément au point blanc voisin.
Elles sont blanches, font à peine 4-5 mm de large et pourtant ces fleurs sont différentes.
L'érophile ou drave printanière (Erophila verna) est une petite fleur qui culmine à 2 à 5 cm de hauteur, au bout d'une fine tige. On ne fait pas spécialement attention à elle. A la limite, on voit un tapis de minuscules fleurs apparemment en lévitation à 2 cm au-dessus du chemin. Ne mentez pas, je suis sûr que vous l'avez déjà piétinée au moins une fois. J'en sais quelque chose ...
Comme son nom l'indique (en grec er = printemps, et philos = ami), elle montre dès les premiers jours du printemps ses huit pétales, qui en sont en fait quatre, profondément divisés. Il faut profiter de sa présence parce que si elle fait copain-copain avec le printemps, l'été n'est pas trop sa tasse de thé.
De la même famille que l'érophile, c'est à dire celle des brassicacées ou crucifères, et également annuelle, la cardamine hirsute ou encore cardamine hérissée (Cardamine hirsuta), peut aller jusqu'à 30 cm de haut. Mais ça arrive de la voir très près du sol, pas loin de sa cousine l'érophile, à un peu plus de 10 cm du sol.
La fleur est à peine plus grande que celle de l'érophile, 4-5 mm tout au plus. Une fois la fleur pollinisée, un fruit se développe sous la forme d'une capsule allongée contenant les graines et appelée silique. Ces siliques dépassent alors les fleurs.

On a alors l'impression que les fleurs tentent de se cacher derrière une flopée de bras. Arrivée avant l'érophile, la cardamine hérissée s'en ira après, bien après, à la fin de l'été.
Toujours de la même famille des Brassicacées, et toujours annuelle, ce qui me semble être le tabouret perfolié (Thlaspi perfoliatum) viendra un peu plus tard, tandis que les dernières érophiles feront encore de la résistance.
A mi-chemin entre l'érophile et la cardamine, le tabouret culmine à 20 cm. Mais, toujours pareil, les fleurs dépassent guère 5 mm de large.
C'est parce que ses graines sont très prisées par les oiseaux que la stellaire intermédiaire (Stellaria media) est aussi appelée mouron des oiseaux. On laisse ici tomber la famille des brassicacées pour se joindre à celle des caryophyllacées.
Cette stellaire est annuelle, "toute l'année", de mars à octobre. Et ce n'est pas dix mais bien cinq pétales (cf. érophile).
Non seulement elle est médicinale (tonifiante, diurétique, ...), mais en plus elle est l'une des meilleures plantes de base pour les salades, ainsi qu'un excellent légume cuit.
La seule vivace de cette galerie de fleurs blanches est le plantain lancéolé ou oreille de lièvre (Plantago lanceolata) de la famille de plantaginacées. C'est le dernier à apparaître, courant mai, et sans doute le plus simple à reconnaître : un épi ovale couvert de petites fleurs et au bout d'une longue hampe, avec à la base des feuilles en rosette et en forme de lance (d'où le nom).
Plus que les autres espèces de plantain, cette plante est médicinale et a des propriétés dépuratives, calmantes et cicatrisantes.
Difficile de marcher sur ces fleurs-là quand elles atteignent facilement les 60 cm de hauteur.
Je l'aime bien ce plantain lancéolé : une année, je me suis retrouvé avec un coin de pelouse à nu. Avec les graines des plantains voisins, j'ai improvisé un semis. Cette été-là, tout le reste de la pelouse était grillé sauf cet endroit où les rosettes de plantains restaient bien vertes.
Puis au fil du temps, ces plantains se sont dispersés, laissant la place aux autres herbes.
jeudi 30 août
La visite d'un couple d'élégants
Pas moins de 17 mois entre la dernière fois où j'avais vu un chardonneret élégant et aujourd'hui.
Avec un soupçon d'espoir, j'avais laissé des chardons monter en graines. Et finalement j'avais bien fait.
Un couple de chardonneret élégants (Carduelis carduelis) est venu passer quelques minutes pour manger un morceau. C'est dans leur nom, les chardonnerets sont friands de graines de chardons et de ce qui s'en rapproche, comme les cardères ou les bardanes. On peut les voir picorer ces plantes tout au long de l'automne et de l'hiver.

Avec les moyens du bord c'est-à-dire mon appareil photo à 2 balles à travers une paire de jumelles, je n'ai pas pu faire mieux que ça. Le focus s'est fait sur la haie à l'arrière, mais on reconnait bien le chardonneret : la tête noire, blanche et surtout rouge sang, les ailes noires jaunes et noires, le dos brun. Impossible de distinguer le mâle de la femelle, ils sont trop semblables.
C'est un oiseau que j'aime bien pour ses couleurs vives, assez peu communes chez les autres passereaux. C'est d'ailleurs pour cela et un peu pour son chant, que récemment encore, il était capturé et élevé en captivité comme oiseau d'ornement. Maintenant il est protégé.
Sauf que les chardons se font rares. On n'aime pas trop en avoir que ce soit dans un champ ou dans son jardin, la plante est donc quasi systématiquement supprimée avant de grainer. Les populations de chardonneret se font donc aussi rares.
Si vous savez que passent des chardonnerets élégants par chez vous, pensez à leur réserver un coin avec quelques chardons que vous aurez épargnés.
Le chardonneret élégant sur Wikipedia
mardi 21 août
Flambé n'est pas le machaon
La télévision vous ment !!
Ce reportage du 4 juillet 2007 sur les jachères fleuries, se concluait sur une image de machaon. C'est FAUX !
En juin dernier, en même temps que la chenille de Machaon croisée dans mon jardin, je montrais un dessin du papillon adulte. Regardez l'extrait de vidéo et allez voir ensuite le billet. Ce n'est pas très ressemblant par ce que leur machaon n'est pas un machaon mais un flambé. Ils sont tous les deux de la même famille, les Papilionidés, celle des apollons, des porte-queue et des thaïs.
Le flambé (Iphiclides podalirius), c'est ce papillon rencontré un matin, en face à face. Je devrais plutôt dire de profil ...
Ce matin-là était assez frisquet. Cela pouvait expliquer le fait qu'il se soit laissé facilement approcher. Mais il n'y avait pas que cela. Quand on voit ses ailes et l'absence de leurs queues, on comprend que ce papillon avait échappé à des prédateurs, non sans y perdre des plumes. Bref, il était fatigué.
Sinon, un flambé en bonne forme est un papillon qui volète dans les friches, les jardins ou les vergers, et butine à trois mètres de haut, ce qui rend difficile la photographie avec un appareil moyen, et encore plus compliqué la macrophotographie.
Le flambé partage cette particularité avec le machaon. En effet, j'avais pu constater non seulement la présence d'une chenille de machaon, mais aussi, plus tard, celle d'un adulte machaon (mais hélas pas d'appareil photo ce jour là).
Par contre, la chenille du flambé n'est pas fenouil ou carotte, mais il a plutôt une prédilection pour le prunellier et les arbres fruitiers.
vendredi 29 juin
Prairie, tonte et paillage
Raffa avait publié un billet assez complet sur les tondeuses écolos. Mais il reste toujours la question de ce qu'il est prévu de faire des tontes.
Beaucoup de tondeuses actuelles (écolos ou non) permettent de faire du mulching. L'herbe, est dans ce cas finement hachée puis renvoyée sur le sol. Cela permet de ne pas avoir de "déchets" de tonte, et de fertiliser naturellement le sol.
Mais en fait, ce dernier avantage là peut ne pas être forcément un avantage au final.
Le mulching est idéal pour celui qui est aux petits soins pour son gazon ou sa pelouse, exclusivement constitué de graminées et excluant toute plante à fleur. Ce gazon ou cette pelouse a besoin d'une terre riche pour rester vert et garder un bel aspect en toute saison. Et ces petits soins comprennent notamment la suppression de ces fleurs sans doute par des moyens faciles et (donc)chimiques. Quant aux fleurs, elles tiennent plus de la fleur opportuniste, indésirable et envahissante (comme le pissenlit par exemple, voire l'ortie) que de la fleur sauvage.
D'ailleurs, la majorité des fleurs sauvages se plaisent davantage sur les sols à fertilité réduite, secs et ensoleillés. Beaucoup de belles prairies se trouvent notamment sur des terrains en pente et bien exposés.
Pour réduire la fertilité du sol, "il est alors préférable d'ôter la couche superficielle de terre végétale, très fertile, et de l'utiliser au potager pour le carré de légumes ou dans la confection de bordures de fleurs traditionnelles.
Les prairies, elles, se développent mieux sur un sol pauvre, qui favorise la pousse des fleurs mais non celles des graminées.
Avec la plupart des ensemencements de fleurs sauvages, une couche de terre superficielle de 8 cm suffit pour obtenir une pelouse fleurie pleine de vitalité. Un sol plus riche risquerait de favoriser le développement de plantes indésirables".
Cependant, la prairie n'est pas faite pour être un espace de jeu. Aussi, il vaut mieux délimiter des zones de prairies fauchées 2 à 3 fois par an, des zones de passages tondues court et des zones intermédiaires (pelouses fleuries, plate-bandes de fleurs sauvages, ...).
Et même si le terrain n'est pas très propice pour y laisser pousser une prairie, ne pas renvoyer l'herbe sur le sol me permet de freiner l'installation des plantes indésirables tout en profitant de la présence de belles fleurs venues naturellement, comme celles de la linaire, la brunelle et la chicorée sauvage, l'achillée mille-feuilles, ...
Donc, pas de mulching, mais un bac à tontes.
Que faire de ces tontes ? Il existe plusieurs solutions. Il y a celle de creuser un grand trou, de les y oublier quelques années, puis de trouver un terreau très fin à la place.
Plus simplement, le compost n'est pas mal non plus, à condition de remuer fréquemment.
Sinon, il y a la solution de saison : faire du paillage pour le potager. A condition de respecter une manière de faire.
J'ai lu qu'on conseillait de la laisser sécher avant de la ramasser afin de ne pas faire pourrir ce que protègera le paillage. D'une part ça sous-entend qu'il est fait un premier passage avec la tondeuse puis un second passage avec le balai à gazon, ce qui ne facilite pas forcément la tâche. D'autre part, si les herbes, un peu trop haute, sont en graine, elles risquent de se ressemer dans le potager.
Donc voilà comment je procède. Je plante un ou deux piquets, juste assez profondément pour qu'ils tiennent debout et que je puisse les retirer d'une main. Je vide l'herbe tondue afin de former un tas autour des piquets. Je les retire, ce qui forment des cheminées par lesquelles la vapeur d'eau s'évacuera facilement à partir du coeur du tas. En effet, la fermentation va faire monter la température avec pour conséquence de faire perdre leur pouvoir germinatif aux graines et son eau à l'herbe.
Pendant quelques jours, une fois par jour, je recommence l'opération en mélangeant le tas. Sinon, l'herbe pourrit et on obtient une matière visqueuse noirâtre qui me servirait à rien et que je devrai jeter dans le trou cité plus haut ...
Au bout de quelques temps la fermentation est devenu quasi inexistante. L'herbe semble cuite et peut également sembler se désagréger en flocons grisâtres.
Au fur et à mesure de mes besoins en paillage, je recueille l'herbe en surface, là où elle est toujours sèche.
Et au moins, ce paillage fertilisera mon potager au lieu de la pelouse.
mercredi 11 avril
... et j'ai la banane
Je suis content. Ce week-end, ma yourte aux bananiers s'est vu pousser une deuxième pointe. Un des bananiers retrouve de la vigueur.
Contrairement à l'an dernier il semble que le taux de reprise soit élevé. Certes, j'ai amélioré la yourte, mais aussi, la bâche qui fait le toit, un peu plus trouée que d'habitude a favorisé l'aération et empêché le pourrissement. En plus de cela, avec à peine une semaine de neige et guère plus de gel, on ne peut pas dire que l'hiver ait été rigoureux.
J'ai entièrement enlevé la bâche, mais je laisse encore un peu les feuilles pour protéger la base des bananiers d'éventuels gels tardifs.
Donc, avec ce départ sur les chapeaux de roue, je peux quand même espérer avoir cette année encore, quelques petites bananes (non comestibles) cet été.




















