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lundi 15 octobre
Histoire de crayons et de lunettes
Pour le titre, j'ai hésité avec "il ne faut pas confondre un billet hygiénique et un papier toilette".
Amélie-les-crayons écrit, compose et interprète ses propres chansons, accompagnée de trois compères. Elle vient de sortir son deuxième album "La porte plume" et entame une nouvelle tournée.
Je connaissais vaguement ce qu'elle faisait jusqu'à un certain soir ...
Juste avant de fermer la télé et d'aller me coucher, je fais un tour d'horizon des chaînes. Je tombe sur le dernier spectacle d'Amélie-les-Crayons, "Le tour de la question".
Et là je suis vraiment sous le charme, je reste scotché. Petites mélodies discrètes mais efficaces, paroles justes, attendrissantes et pleines d'humour, interactions entre les artistes, le décor et le public, j'ai eu beaucoup de plaisir à regarder ce spectacle. Pourtant, il était limité à la petite lucarne télévisuelle. Je ne peux qu'imaginer ce que ça devait d'être dans la salle.
Amélie-les-crayons a son site, et un blog, Regards Extérieurs où sont mis en avant les travaux de ses fans.
Cette semaine Amélie-les-crayons est passée à Côté Scène, une émission de la télé locale TLM. Je me permets de mettre en ligne un extrait de l'émission, extrait qui, vous le verrez ensuite, a ramené pas mal de choses à la surface.
Cette chanson sonne hélas vrai.
Le mois dernier, une étude révélait qu'en 2007, seulement 66 % des hommes américains se lavaient les mains après avoir utilisé des toilettes publiques, et 88 % des femmes. Une amie qui habite maintenant aux États-Unis me disaient que cela avait fait grand bruit parce qu'ils s'étaient sentis humiliés. Le paradoxe c'est que tout en se lavant moins les mains, ils sont obnubilés par les microbes dans l'alimentation ...
Pour la France, je n'ai pas de chiffres, mais de mon propre constat, je dirais qu'on devrait peut-être aussi avoir honte d'un certain nombre de nos concitoyens.
Petit rappel, la gastro-entérite est notamment due à une infection par des coliformes fécaux. En d'autres mots, si vous êtes malade, c'est que vous avez porté à la bouche des bactéries d'origine ... fécale.
C'est l'occasion de bien travailler son art de se laver les mains.
Autre "souvenir" lié aux toilettes, une histoire de lunette et d'éclaboussures. Au delà de toute idée de féminisme, il devient parfois, pour le genre masculin, impératif de s'asseoir pour pisser, afin que l'urine ne corrode pas les radiateurs ... En tout cas c'est une des raisons invoquées pour inciter les hommes à ne plus faire la p'tite com' debout.
Peut-être que la solution pour la propreté des toilettes est tout simplement de ne plus avoir de toilettes, mais une gouttière ... Quoique, là aussi l'idée n'a plus cours.
lundi 16 juillet
Ce fut Genesis à Lyon
Ca fait déjà 4 jours, laissez-moi le temps de me remettre du concert Genesis ...
Enfin, j'ai pu assister à un concert de Genesis. Ce jeudi 12 juillet 2007, commencé à 20h30 précise, il durera 2h45 sans interruption. Le stade de Gerland est plein. Le lendemain j'apprends qu'il y avait 31 000 spectateurs (soit 6000 de plus que pour le concert des Rolling Stones). Et c'est le grand écart dans ce public, ça va de quelques uns d'environs 15 ans à beaucoup ayant plus de 60 ans.
C'était vraiment un superbe show. 5 sur scène, comme d'hab' on pourrait presque dire : Phil Collins , chanteur et batteur, Mike Rutherford à la gratte (même pour certaines chansons il y avait celle au deux manches), Tony Banks au clavier, Daryl Stuermer à la guitare et Chester Thompson à l'autre batterie.
Franchement, j'en ai eu largement pour mon argent. Le seul regret, c'est de n'avoir pas eu beaucoup de chansons de l'époque Peter Gabriel.
Histoire de mettre tout de suite le public dans le bain, le premier morceau est un medley. Il commence avec Behind the lines ...
... se poursuit avec Duke's end, ...
... et finit avec Turn it on again.

Pour Land of confusion, les visages des marionnettes de Spitting Image (qui figuraient dans le clip) laissent la place aux vrais.


Pour mon plus grand plaisir, vint le medley qui commence par In the cage. Sur l'écran géant, un personnage de synthèse court vers des barreaux, se brise dessus puis ses fragments se rejoignent derrière.

Home by the sea, l'occasion de voir d'une part Phil Collins faire le fantôme, et d'autre part des animations sympa sur l'écran géant.

Avec la nuit qui tombe, de petites lumières apparaissent dans la foule, celles des écrans de téléphones portables et des appareils photos numériques. Firth of fifth, avec le solo de Daryl Stuermer ...

... enchaîne avec I know what you like, moment de nostalgie pendant lequel défile des images d'archives (on reconnait Rutherford, Hacket et Gabriel) ...

... ainsi qu'une vidéo en particulier, celle où un Phil Collins de l'époque jongle avec un tambourin, tandis que le Phil Collins d'aujourd'hui en fait tout autant sur scène.

Ripples, no comment.

Pendant Throwing it all away, la foule est filmée et se retrouve sur écran géant ... et parfois en gros plan. D'où une mise en abîme : la caméra filme une jeune femme en train de filmer le concert avec son téléphone portable, et donc elle se filme elle-même en train de filmer ...

De bons moments ont passé. Phil Collins explique l'effet Domino en jouant avec la foule ; le Drum Duet, le duo de batterie entre Phil et Chester, duo qui commence sur un tabouret ; Invisible Touch finit avec des feux de Bingale. C'est justement cela qui amène le faux rappel puisque de toute façon encore deux chansons dont I can't dance, sont prévues.

23h15 fin du concert, les oreilles dans du coton ...
mardi 19 juin
Local Hero
Parmi mes films cultes, il y a celui-là, hélas méconnu. C'est un film simple, frais, apaisant et qui fait place à un optimisme écologique. Superbes paysages d'Ecosse, belle musique, humanité, ... il y a suffisamment d'ingrédients dans ce film pour passer un très bon moment, et même en faire le film à absolument avoir dans sa dévédéthèque.
Ce soir sur ARTE à 22 h 40, Local Hero.
Alors, je vous en supplie, regardez-le, vous ne devriez pas le regretter.
vendredi 23 février
PaperDog
Mes notes sur le pliage du chien datent de quelques années. Je les comprends toujours, mais faut-il que je fasse le détail ?
Un truc de gaucher : ça se lit de droite à gauche, et aussi de gauche à droite ...
mardi 23 janvier
Le chien de papier
Un carré de 20 cm à plier, pas de découpage ni collage, et quelques dizaines de minutes pour obtenir un Canis papyrus de 3,5 cm au garot.
Pour les plus courageux, la méthode pour le chien en papier est disponible. Mais c'est ma retranscription perso du pliage ...
lundi 22 janvier
Un chouïa de révélations
Parmi les petits jeux interactifs de la blogosphère à caractère mondial, il y a un dernier arrivé : Five things you didn't know about me. Il s'agit de faire part de 5 faits concernant soi-même et dont quasiment personne n'est au courant, et pas forcément 5 secrets ...
Avant tout je tiens à remercier en remontant vers les sources, Christelle, IKdix, Gilles, Tizel, Monique, Sébastien, Nadir, Pierre et Joe, ... (après, ça part en arborescence).
Que dire ?
Mon tout premier ordinateur date de ... 2002. Avant je squattais. J'ai commencé au collège sur un MO5 de Thomson, puis j'ai eu l'occasion de passer à l'Amstrad avec ses floppy discs, et au Commodore C64 avec ses cassettes. Quand je pense qu'on programmait soi-même ses jeux ou qu'on en recopiait simplement les programmes. Puis à la fac et en cité U, je me suis enfin trouvé face au PC avec ses disquettes. Ensuite c'est au boulot que j'ai pu m'entraîner à l'internet et la gravure de CD. Que de chemin parcouru pour enfin arriver au graveur de DVD, clé USB et autre disque dur externe.
J'ai été gendarme. Mais auxiliaire, c'est à dire que j'ai fait mon service national dans la gendarmerie. J'étais détaché au Service Armement et Munitions du SAT-MAT(Service Administratif et Technique - MATériel) de la Légion de Gendarmerie de la Région Rhône-Alpes. J'ai de cette époque deux trois bons souvenirs, comme une marche au pas cadencé par notre chant "Voici venu le jour des rires et des chants, dans l'Ile aux Enfants c'est tous les jours le printemps ..." Il va de soi qu'on chuchotait plus qu'on ne chantait.
Autre souvenir agréable, la découverte du PA-MAC 50 9 mm, ce qui signifie Pistolet Automatique Manufacture d'Armes de Chateauroux modèle 1950 calibre 9 mm. Je n'avais jamais touché d'armes avant, ni après. Mais pendant, et vu que j'étais dans le service armement, à chaque entraînement de tir, j'en ai profité un max. Et depuis, si on me parle de boxer, je pense plutôt aux douilles réutilisables pour l'entraînement.
J'ai été pisteur de castor. Au cours d'un stage, j'ai participé au suivi de la réimplantation de castors. Mais pendant les quelques semaines que cela durait, je n'ai pas vu beaucoup de traces de ce rongeur. Mais ça ne venait pas de moi. Ceux qui avaient l'habitude du coin l'admettaient, les castors s'étaient fait discrets. Mes conclusions n'avaient apparemment pas trop plu : le castor, opportuniste, avait d'abord colonisé des espaces artificiels, relativement stables, aux dépends des espaces naturels. Par espaces artificiels il faut comprendre des zones comme des étangs de pêche ou de chasse. Pas glop !
J'ai perfectionné mon origami avec un japonais. Pendant des séjours linguistiques, on rencontre plus que la nationalité qui accueille. J'aimais déjà l'origami (le pliage de papier). A Edimbourg, un étudiant japonais que j'avais rencontré m'a appris à faire un chien en papier. Mais quel chien à partir d'un simple carré de papier ! Tout y est : la gueule, les quatre pattes, les oreilles et la queue. Avec l'habitude, le pliage se fait en une demi heure. Sans l'habitude, ça prend facilement une heure, voire plus.
Je suis (un heureux) possesseur de "La Grande Anthologie de la Science Fiction", 40 volumes qui abordent tous les thèmes de la science-fiction, sans compter les volumes sur la S-F francophone, les premières éditions et certaines offres promotionnelles interdites à la vente. J'ai fait un grand nombre de bouquinistes, et pendant longtemps, pour réunir cette petite collection. L'ironie de tout ça, c'est que le seul volume qui me manquait et qui était introuvable, c'est mon meilleur ami qui l'avait, or il n'avait que deux-trois livres de cette collection. Un jour, il me l'a donné.
Et maintenant, à qui vais-je refiler la patate chaude ? Voilà la liste : Pixelandre, Zaphyr, Pescalune, HK, et Bab la Bricoleuse. Ne me remerciez pas, c'est cadeau.
lundi 01 janvier
Bonne Année Endiablée
Des diablotins en conférence, un pilote gaffeur, des ti-papoutes et un
début de kyrielle de personnages, tout ça avec l'accent québecois.
Découvert sur le blog de Gabbel, les têtes à claques sont des petits sketches à se tordre de rire.
Le concept de la même personne qui joue tous les personnages n'est pas
évident, mais ça fonctionne très bien. Parfois ça nécessiterait des
sous-titres en français.
La pub est présente, mais elle permet au site de vivre et d'assumer ses millions (!) de visiteurs.
A classer dans le même dossier que celui des petits détournements de Mozinor, les Delpeche Mode, Supermoine ou encore Pyrats ...
dimanche 24 décembre
Noël - 1 : Une histoire animée de veille de Noël
Encore tirée du livre "365 rêves d'or, un conte chaque soir", mais animée par mes soins ...
jeudi 07 décembre
Noël - 18 : De la Fête du 8 Décembre à la Fête des Lumières
La Ville de Lyon a, depuis quelques années, développé une fête pour en faire une attraction touristique.
Il y a plus de 350 ans
En 1643, face à une menace d'épidémie de peste en provenance du sud de la France, la Ville de Lyon se met sous la protection de la Vierge Marie, et fait voeux, si elle est épargnée, de lui rendre hommage chaque 8 septembre.Il y a plus de 150 ans
En 1852, à la date anniversaire de cet hommage, une statue de la Vierge Marie, surmontant la chapelle de la colline de Fourvière, doit être inaugurée. Mais une crue de la Saône empêche l'inauguration et la reporte au 8 décembre.Le 8 décembre, c'est un orage qui menace la cérémonie, laquelle consistait en un éclairage de la statue par des feux de bengales, des feux d'artifices et l'illumination des façades des maisons des notables. Les festivités sont annulées.
Mais la pluie cesse et les habitants, dans un élan collectif et improvisé, illuminent leur ville et descendent dans les rues.
De ce jour date la tradition qu'a chaque foyer de Lyon, des villes et villages alentours, de mettre des lampions sur ses rebords de fenêtres.
Il y a encore une vingtaine d'années
Lyon ne s'était pas encore accaparé la fête.Dans la petite ville à quelques kilomètres de chez moi, le 8 décembre m'a laissé des souvenirs agréables. Ces petites villes étaient animées. Les commerçants décoraient leurs vitrines de façon recherchée, avec une ou plusieurs scènes, quelques automates et de l'imagination. Chaque vitrine nous scotchait pendant quelques minutes.
Je me souviens aussi du chausseur-cordonnier qui se tenait juste devant sa boutique. Il distribuait gratuitement des marrons chauds, ce qui était le bienvenu avec ce petit vent glacial.
Même si la ville n'était pas des plus importantes, ses rues étaient presque bondées.
En général, ce soir là, il était convenu de faire un tour dans la ville voisine avant d'aller voir les illuminations de Lyon. Dans la grande ville, il y avait d'autres ambiances, en fonction des quartiers. Je pense notamment aux batailles de farine et d'oeufs dans le quartier historique de Saint Jean.
Depuis 1989
Auparavant, les illuminations ne duraient que la nuit du 8 au 9 décembre. Maintenant, la fête devenue la Fête des Lumières, dure 4 jours. En en faisant une fête touristique, on a un peu perdu du caractère convivial, chaleureux, au profit du spectacle. Les petites villes autour de Lyon ont du mal à rivaliser avec cette machine du divertissement.Je reconnais qu'il est facile de succomber aux sirènes de la rêverie face à certaines mises en lumières de monuments ou de lieux publics, lieux que l'on voit grisâtres le reste de l'année.
Mais ne vous attendez pas à ce que quelques marrons chauds vous soient offerts par un commerçant, il faudra les payer.
Phénomène annexe, Lyon est en passe de devenir une ville d'avant-garde pour ce qui est de l'éclairage public, et autres éclairages. Elles est notamment le lieux des Rencontres de la Lumière. C'est même l'occasion d'apprendre que dans ce domaine existe la profession de concepteur lumière.
mercredi 06 décembre
Noël - 19 : Illuminations en préparation
Le 8 décembre, ce sont les illuminations à Lyon. Cette fête est propre à cette ville. D'ailleurs dans les magasins on trouve des bougies caractéristiques, cannelées. Sur le paquet on peut y voir la Basilique de Fourvière et y lire la mention "Fête des Lumières - 8 décembre".
Après demain, je préparerai les lampions avec des verres de couleurs prévus pour cet usage précis. La préparation se résume à mettre un peu d'eau avant de déposer la bougie, d'une part pour que le verre soit facile à nettoyer, et d'autre part pour qu'il n'éclate pas. Le 8 au soir, ces lampions iront briller sur le rebord des fenêtres. En bref, c'est la tradition.
Demain, je reviendrai sur cette fête, dite depuis peu des lumières.
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