Un Blog Bio Mais Pas Trop

Le blog bio mais pas trop, c'est l'histoire d'un jardin quasi bio, débrouillard, économique et simple, à la découverte de la Nature au quotidien. Journal de bord ou fourre-tout, il n'y a pas que du jardinage ...

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La Tanière du Lapin Blanc

vendredi 05 octobre

Nostalgie post-estivale

Je ne peux pas dire que j'ai eu la main heureuse avec les figuiers jusqu'à présent. Pendant quelques années, un figuier a végété au pied du mur de la maison, orienté plein sud. Surtout pour la raison que les racines des figuiers peuvent endommager un mur et ses fondations, je l'ai déplacé. Cependant, l'endroit où il se trouve maintenant n'est pas idéal non plus.
Si auparavant un apport très limité en eau aurait pu être la cause de son faible développement, ce sont maintenant les branches envahissantes du cerisier voisin et leur ombre qui gênent le mûrissement des fruits. N'arrivant pas à maturité, les figues tombent. Mais cela devrait s'arranger avec un élagage approprié.

Pendant ce temps, un morceau de racine resté au pied du mur donnait un nouvel arbre. Ce petit figuier fût à son tour rapidement déplacé l'an dernier. Et c'est en fin d'été, voire plutôt début d'automne, que j'ai pu déguster en tout et pour tout trois premières figues (la douceur de l'hiver y est peut-être pour quelque chose).

figue_2007

J'ai attendu le dernier moment pour chacune, le moment où pour cette variété, la peau est noire, le contact mou et où un filet de jus commence à couler.
Cueillie cette semaine, la dernière figue a vraiment un goût d'été, très apprécié avec ce temps typique d'automne. En plus de celà, c'est un petit plaisir qui résonne comme une promesse d'abondantes récoltes futures.

Ce serait vraiment dommage de s'en passer : le figuier est facile à multiplier, que ce soit par marcottage, bouturage ou division de la souche. Si le figuier donneur est dans les proches parages, que ce soit chez un voisin ou un parent, cela permet d'avoir une variété que l'on sait fonctionner dans la région.

Puis, il y a aussi le figuier par semis spontané, mais pour cela, j'attendrai de voir ce que cela donnera avec celui planté à quelques mètres de là.

Pondu par Din_Diu vers les 23:59:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 8 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

lundi 20 août

Tout vient à point pour qui sait oublier

Le diction original est "Tout vient à point pour qui sait attendre", mais je trouve que "Tout vient à point pour qui sait oublier" est un peu plus juste.
figuier_petitEt justement c'est ce qui est arrivé à deux reprises.

L'an dernier j'avais parlé d'un figuier arrivé au pied d'un cerisier par semis spontané. Cet automne, je l'ai déplacé. Il s'est donc trouvé dans un sol un peu moins accueillant, mais avec une exposition maximale au soleil. Bien protégé, il semblait avoir traversé l'hiver sans dommage. Mais au printemps, tandis que ces congénères déjà installés avaient de belles feuilles, les branches de ce petit figuier se sont desséchées. Aucune feuille malgré les arrosages.
J'ai fini par l'oublier. Puis au moment où les autres figuiers avaient quelques fruits prêts à être cueillis, je me suis rappelé le petit figuier. Je suis donc allé voir ce qu'il était advenu de lui.

Oh surprise ! il avait repris du poil de la bête.

pecher_jeune_plantEn automne dernier, j'avais également mis en terre quelques noyaux de pêches de vigne.
Une terre un peu trop lourde, quasiment pas de gel pendant l'hiver, j'avais peu de chances de voir une pousse. J'ai attendu ce printemps, scrutant régulièrement la moindre pousse, mais rien ...
Normalement, j'aurais dû ajouter un peu de sable à la terre, j'aurais alors eu peut-être un meilleur résultat.
Toujours est-il que j'avais eu la bonne idée de planter les noyaux à l'abri d'une traverse de chemin de fer. Celle-ci a protégé la seule plantule qui ait daigné sortir de terre.

Et c'est en désherbant rapidement que Oh surprise ! je suis tombé sur ces quelques feuilles dispersées sur cette frêle tige et ne laissant aucun doute sur son lien de parenté avec le pêcher de vigne voisin.
Bonne surprise, d'autant que je n'avais plus trop d'espoir sur son sort.

Pondu par Din_Diu vers les 23:37:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 2 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 20 juin

23 & 3618

Le rappel de saison :
- il fait soif pour tout le monde y compris les oiseaux
- La carotte sauvage est là
- Juin est le mois du paillage

23est le nombre de pêches qui se trouvent sur mon pêcher de vigne (facile à définir puisqu'il a suffi de compter). Une fois que quelques uns de ces fruits seront tombés pour une raison ou pour une autre, le nombre va se réduire encore. Par rapport à la récolte de l'an dernier, il y en aura peut-être trois ou quatre fois moins. La raison à cela ? Les conditions météo bien sûr. Deux ou trois jours après que les fleurs aient éclos, la neige tombait, ce qui n'aide évidemment pas la pollinisation. Je savais donc qu'il y aurait peu de fruits, mais là, il y en a vraiment très peu.

peche_2007C'est un mal pour un bien. L'arbre se repose et pourra prochainement assurer une bonne récolte (si rien ne vient s'y opposer).

En attendant, faute de voir des fruits, je constate la présence de la cloque. Elle n'est pas un stade très envahissant et n'a apparemment jamais gravement nuit à la fructification. Cependant, je pense sérieusement m'occuper d'elle.

Renseignements pris, il y a quelques moyens de parvenir à la contenir. La décoction de prêle devrait être pulvérisée une fois par mois du début jusqu'à la moitié de l'année, puis une fois tous les deux mois jusqu'à la fin de la période de végétation.
cloque_pecherA l'automne, en plus d'un apport de compost et la plantation d'ail au pied de l'arbre, il faudra traiter à la bouillie bordelaise dès la chute des premières feuilles, traitement à renouveler au gonflement des bourgeons.

J'ai également lu qu'on pouvait enterrer des morceaux de zinc (des carrés d'environ 10 cm de côté) à quelques centimètres de profondeur sous l'arbre. La protection est efficace dès le printemps si cela a été fait à la fin de l'été précédent. Et ça tombe bien, les chenaux sont en zinc.

      

3618est le nombre de cerises qui se trouvent sur le cerisier principal. Bien sûr, c'est un nombre totalement pris au hasard.
Des cerises dont je n'ai pas beaucoup profité. La récolte fut à la fois prometteuse et décevante. Cela fut la conséquence de tout un enchaînement de conditions météorologiques (encore !).
Il faut savoir que je ne traite pas les arbres fruitiers. Le besoin ne s'en était jamais fait sentir. Quelques gestes me suffisaient pour limiter l'impact des maladies, celles-ci étant tout de même présentes.

Cette année, le début du printemps a été chaud et la floraison abondante. Mais la fin du printemps a été pluvieuse. La pluie et le vent empêche toute cueillette des cerises à 6 m de hauteur (à moins d'avoir des envies de suicide) et même plus bas. Mais en plus de ça, l'humidité et la chaleur ont abîmé les fruits et favorisé les maladies comme la moniliose.

cerises_2007Si on ajoute que l'hiver a été doux et que donc le gel par son absence n'a guère fait de ménage parmi les champignons et autres maladies, ces dernières ont eu le champs libre.
Déjà les fruits abîmés ne m'ont pas permis d'en conserver pour plus tard, mais en plus, l'ampleur de l'attaque de ce champignon a réduit la récolte à quelques paniers même pas remplis. Frustrant de voir autant de cerises noires dans l'arbres et savoir qu'elles ne sont même pas bonnes ...

Les quelques gestes que je citais plus haut  sont de ramasser et de supprimer les fruits momifiés qui sont des réservoirs pour la maladie. Mais cela ne suffit pas.
La décocotion de prêle est encore sollicitée  sous forme de pulvérisations pendant la période de végétation.
Egalement de la partie, la bouillie bordelaise est à appliquer avant la chute des feuilles, en fin d'hiver avant le débourrement et pendant la floraison.
Enfin le raifort protègerait les arbres du verger contre les champignons non seulement en étant planté parmi eux, mais aussi en pulvérisant le jus fait à partir de ses feuilles (après les avoir mixées et filtrées).
   
Deux maladies, mais pratiquement les mêmes traitements dont la décoction de prêle. Vu que cette plante peut être utilisée sèche, je profite du désherbage dans le potager pour en faire des stocks. Et quand je vois qu'elle aide à combattre la rouille, le botrytis, le mildiou, etc, ... une fois de plus je confirme que cette mauvaise herbe n'en est pas une.

Pondu par Din_Diu vers les 16:21:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

samedi 19 mai

La fourmi, une alliée dans le verger

Le rappel de saison :

Préparation à la cueillette des cerises et effaroucheurs décorés
Les arums sont en fleurs mais dangereux ou occupés
Les lérots sont de retour

La semaine dernière, en regardant l'état d'un jeune cerisier planté il y a trois ans, je constate que le pétiole présente de petites excroissances à la base des feuilles. En plus de cela, des fourmis s'activent dessus, elles ont l'air d'y aimer quelque chose. Un soupçon de paranoïa me pousse à penser à des galles. Manquerait plus que ça ! Je vais voir sur l'autre cerisier de  vingt ans son aîné, même constat. Deux possibilités : soit c'est vraiment quelque chose comme une galle, soit ça a toujours été là et je n'ai jamais rien remarqué.

glandes cerisier

Finalement dans un livre sur l'identification des arbres, j'ai eu ma réponse : ce sont des glandes et elles ont toujours été là. Donc deux constats supplémentaires : je sais qu'on ne sait jamais (tout) et j'ai été miraud pendant pas mal d'années.
En fouillant plus loin, il se trouvent que ces glandes produisent un nectar sucré qu'apprécient les fourmis. Mais quel est l'utilité de ces nectaires (ou glandes nectarifères)?

A quoi bon produire du nectar si seules les fourmis en profitent ? Les cerisiers veulent-ils nous compliquer la tâche en attirant celles que nous essayons de repousser à cause des pucerons ?

Mais apparemment, ce nectar attire les fourmis qui assurent à l’arbre une certain protection contre les prédateurs et parasites.

Ce soir là je me suis couché moins bête, mais aussi avec un sentiment partagé, soulagé et soucieux à la fois : comment faire pour à la fois tenir les fourmis éloignées pour lutter contre les pucerons, et leur laisser libre passage jusqu'aux feuilles ???

Pour info : La symbiose : ses rôles écologiques et évolutifs

Pondu par Din_Diu vers les 01:51:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 5 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

jeudi 12 avril

Fleurs du verger

Le rappel de saison :
Abeilles, bourdons et guêpes sont de retour pour maçonner le nichoir prévu à cet effet.

Il y a un mois, le pêcher de vigne était en fleur. Et il y a moins d'un mois, il y a eu des flocons de neige. On verra ce que ça donnera. Il faut voir le bon côté des choses : s'il y a moins de pêches, elles seront meilleures et l'arbre en profitera pour se reposer.

pecher_fleur

Vendredi dernier, le cerisier n'était pas en fleur. Seulement des boutons. Vendredi dernier au soir, les premières fleurs, les plus basses, ont éclos en partie. C'était une occasion de tenter une photo nocturne.

cerisier_fleur


Aujourd'hui, c'est tout l'arbre qui est en fleurs. Les bouquets sont assez fournis. Je me demande d'ailleurs, vu la quantité de fleurs, si cette année la récolte de cerises ne sera pas à noter dans les annales. Il n'y a quasiment pas eu de gel, donc les bourgeons et les fleurs en ont profité. Je croise les doigts pour qu'il n'y ait pas de gel tardif.

Le parfum est doux, discret, rien à voir avec l'aubépine, et ça bourdonne. Tout ça sur un fond de ciel bleu ...

cerisier_fleurs

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mardi 05 septembre

Pêche de/et vigne

En cette fin d'été, j'ai le choix du dessert entre la grappe de raisin et la pêche de vigne.
En ce qui concerne la vigne pas de problème, j'ai l'habitude (même si je ne me souviens jamais du nom de cette variété aux petits grains jaunes).

Ma grand mère a, à la fois, du bon sens et des idées baroques. Donc quand elle m'a donné un jeune pêcher issu d'un noyau qu'elle a planté quelques mois auparavant, je classais cette initiative dans la catégorie baroque. Pendant 3-4 ans le pêcher a été un peu délaissé. Au milieu de grandes herbes et de rejets de framboisiers, il menait sa petite vie. J'ai tout de même veillé sur lui. Trop jeune pour mener les fruits à maturité, je les ai enlevés. Et de façon tout à fait nomale, je l'ai taillé, l'empêchant de partir dans tout les sens.

peches_vigneEt cette année, malgré une certaine absence de soins, je me suis fait surprendre par une première récolte. Et maintenant j'en suis sûr, c'est un pêcher de vigne.

Cet arbre fait de 2 à 6 m de haut. Son fruit est assez petit et a une chair et une peau de couleur rouge-violacée.

Originaire de Perse, il se trouve que la pêche de vigne est produite principalement sur les coteaux du lyonnais et dans la vallée du Rhône. La saison de la pêche de vigne est courte, elle s'étale sur trois mois. Tardive, la fleur échappe aux derniers gels et le fruit arrive à maturité fin août-début septembre.

Tout comme les rosiers, ces pêchers étaient placé en bout des vignes parce qu'ils étaient plus sensibles aux maladies. Dès l'apparitions des symptômes sur les pêchers ou les rosiers, le vigneron savait qu'il devait traiter sa vigne. D'où le nom de ces pêchers.

Son intérêt est aussi que ce pêcher n'a pas besoin d'être greffé. Un noyau = un futur arbre. Donc faites circuler les noyaux ... Et de préférences par 2, pour avoir une meilleure pollinisation.

peches_cagetteQuelques fruits sont tombés. Je n'ai eu qu'à me baisser pour commencer la cueillette. Coupée en deux, les moitiés de la pêche se détachent facilement du noyau. La chair pourpre est veinée de blanc, et vice-versa.
Cette pêche sanguine et rustique est savoureuse et fondante. C'est presque du beurre qu'on se met en bouche. Et même si il arrive qu'elle manque de sucre, elle n'est pas fade pour autant.

Ce week-end, j'ai bien envie d'essayer de faire une tarte aux pêches de vigne.

Pondu par Din_Diu vers les 19:41:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 24 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 30 août

Entretien coryléen

C'est le temps de la cueillette des noisettes. En dehors des noisetiers qui font partie de la haie, j'ai un noisetier pourpre qui se divise en 2 troncs. Il est encore jeune, mais j'ai tout de même récolté 500 g de grosses noisettes.

noisetier_bourgeonC'est en même temps l'occasion de lui faire une petite toilette rafraichissante.

Pour ne pas avoir de problème de balanins, j'ai un nombre limité de troncs et je fais de façon à avoir les première branches en hauteur (à partir de 2 m de haut). Il faut, pour cela, régulièrement enlever les bourgeons qui se trouvent sur les troncs et qui pourraient donner de futures branches.
Au pied de l'arbre, j'en profite pour supprimer les rejets avec un sécateur.

Ce noisetier est encore jeune, et cette coupe n'est pas très adaptée. Tout le poids (branches, feuilles et noisettes) se trouve en hauteur et fait pencher le frêle tronc.
En général, on plante un piquet, et on tend une corde entre le piquet et l'arbre pour le redresser. Cette fois, j'ai choisi des béquilles, à raison de 2 par troncs. Pour faire des béquilles, j'ai utilisé de longues branches finissant en fourche et provenant des noisetiers de la haie. Bien enfoncées en terre, il n'y a pas de raison que cela bouge.

Comme à mon habitude, pour protéger les troncs du frottement avec les fourches des béquilles, j'utilise de la chambre à air.

noisetier_bequille

Chaque tronc, redressé et bien stable sur ses béquilles, peut maintenant épaissir jusqu'à pouvoir tenir tout seul.

 

Pondu par Din_Diu vers les 23:47:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 0 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

jeudi 24 août

Interactivité de saison

Le raisin est presque mûr, ce n'est l'affaire que de quelques jours pour le cueillir. Je ne suis pas seul à venir le remarquer. Pour savoir qui d'autre s'y intéresse, il suffit de passer la souris au-dessus de l'image (et à condition d'avoir le plug-in Flash).

Pondu par Din_Diu vers les 08:07:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 4 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mardi 08 août

Sarabande arboricole

Couinements aigus ressemblants à des cris d'oiseaux ou cris tenantlerot plus du grésillement , courses-poursuites d'un arbre à l'autre, du pommier au cerisier et vice versa, ce chahut nocturne dans les branches est le fait des lérots. Régulièrement pendant les nuits d'été, les jeunes s'amusent à se courir les uns après les autres.
Pas facile à photographier avec mon petit appareil numérique. Une retouche a été de toute façon nécessaire, histoire d'éclaircir et d'enlever du bruit dans l'image.

Même si ce ne sont pas des alliés à proprement parler, ils ne sont pas non plus nuisibles. Ils ont tout de même leur place dans le verger, ainsi que dans la haie vive et même dans le potager.

Un site lui est d'ailleurs consacré http://eliomys.free.fr/.

Pondu par Din_Diu vers les 14:20:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 4 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).

mercredi 21 juin

Noyaux : Dur, dur !

Je m'étais dit qu'avec les cerises ramassées je pourrais me lancer dans la confection de bouillotte sèche, à base de noyaux de cerise. Apparemment, rien de plus simple que de nettoyer un vulgaire noyau de cerise ! Sauf quand on a quelques centaines de noyaux et qu'on n'a pas le mode d'emploi.

Sur le Net, une recherche ne m'a donné que peu d'indications, si ce n'est que cela se fait par des moyens soit-disant sophistiqués. Au prix de 15 € la petite bouillotte, les fabricants ne vont certainement pas dire le contraire. Et 15 € le sac de noyaux, je trouve ça cher, même si le sac est en velours.

Sur des forums, j'ai également pu lire que des internautes avaient procédé en passant les noyaux à l'eau bouillante. Certains ont rajouté de la Javel, voire trop.

Une dénommée Véronique, impatiente de procéder au nettoyage de noyaux, m'avait envoyé un e-mail. Elle n'en est pas à son coup d'essai, contrairement à moi, et a perfectionné sa méthode. Je la cite :

"(...) j'ai eu l'idée de mettre les noyaux à cuire dans pas mal d'eau : à feu doux après ébullition, pendant 1/ h ou 3/4 h.
Le nettoyage a été plus simple ensuite : ils sont impeccables maintenant ! Il va falloir aller à la cueillette à nouveau, parce que je suis loin du compte !!!"

Néanmoins, je me suis lancé.

Donc réflexion, improvisation et expérimentation.

Pour cuisiner les cerises, j'ai dénoyauté à tour de bras. Mais il reste, malgré tout, de la pulpe autour des noyaux.

noyau_cerise_1

Dans un premier temps, j'ai ajouté de l'eau au ras des noyaux, puis j'ai laissé macérer dans un récipient fermé (ici un pot de fromage blanc) pendant une demi-journée. Cette macération a pour but de ramollir la pulpe et de commencer à la détacher.

noyau_cerise_2

Puis, j'ai déposé les noyaux sans l'eau, dans un récipient metallique et hermétique, le remplissant à moitié. Une fois le couvercle mis, j'ai joué des maracas, ou du cocktail, c'est selon les goûts. Mouvements de va-et-vient, de haut en bas alternant avec d'avant en arrière. J'ai répété l'opération "5-10 minutes de "secouage" à sec, puis rinçage et essorage" 2 ou 3 fois, pour chaque "fournée" de noyaux.

noyau_cerise_3

A l'issue de ce traitement mécanique, quasiment tout les noyaux sont propres. Une petite vérification permet de nettoyer avec un chiffon les derniers récalcitrants.

Commence le séchage : d'abord, je les ai laissés une demi-journée au soleil en les remuant de temps en temps. J'en ai laissé certains plus longtemps au soleil, et du coup, ils se sont fendus. L'intérêt du soleil, c'est d'après moi, son pouvoir désinfectant.
Ensuite, je les ai laissés sécher tranquillement dans un endroit à l'ombre et ventilé.

noyau_cerise_4

Et voilà des noyaux propres et secs.

Mais ce n'est pas fini. J'ai commencé à me poser des questions.
Cette bouillote sèche a deux qualités : elle emmagasine la chaleur et elle la restitue doucement. Mais pourquoi ?

Qu'est ce qui permet d'avoir de telles propriétés ?
Est-ce l'amande qui, riche en eau, agit en tant qu'accumulateur de chaleur ? Sauf qu'après le traitement que j'ai fait subir au noyaux, l'amande se déssèche et ne laisse qu'une coque vide. Alors peut-être que l'air, isolant, fait barrage à la chaleur, ce qui en permet une diffusion prolongée.

Pour avoir la réponse à tout ça, il faudrait soit que quelqu'un qui a acheté une bouillotte sèche dans le commerce, regarde si les noyaux sont plein ou pas, soit que quelqu'un qui a déjà fait sa propre bouillotte fasse un constat de l'efficacité de celle-ci en fonction de la qualité des noyaux.
Je lance donc cet appel à témoin.

Malgré tout, je penche pour l'hypothèse du noyau vidé de son amande. La bouillotte est censée accumuler la chaleur sur un poële (facilement 50-60 °C), pouvoir passer au micro-onde, passer au freezer (jusqu'à -18°C). Il y a peu de chance que l'amande résiste à de tel écart.

Une remarque, faite également par la susnommée Véronique, concerne les risques à l'utilisation de four à micro-ondes pour réchauffer les bouillotes sèches (voir l'Avis relatif aux bouillottes).

Pondu par Din_Diu vers les 22:36:00, ce billet de la catégorie "Au verger" fait l'objet de 31 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).



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