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lundi 06 août
Total Portenawak
Après un moment d'autosatisfaction, je passe à l'autocritique. Et il y a de quoi faire cette année, car c'est vraiment portenawak (n'importe quoi en verlan pour ceux qui pourraient l'ignorer).
Nous serons nombreux à nous rappeler de 2007 comme d'une année désastreuse pour ce qui est du jardin et du jardinage. Déjà, j'avais fait part de ma déception des mauvaises récoltes passée de cerises et future de pêches. Et je profite de l'occasion pour interpeller le jardinier débutant, qui aurait juste commencer son potager ou son verger cette année, et lui dire : "Pas la peine de se décourager, cette année c'est pareil pour tous, tous dans la même galère !". Et c'est même réjouissant (mais méchant) de voir que les maraîchers et viticulteurs sont dans une situation équivalente, tout professionnels qu'ils sont.
Maraîchers et mildiou (24-07-2007)
Viticulteurs et mildiou (05-08-2007)
Portenawak précuseur (?)
Dès le printemps, ce n'était pas trop la joie. Mon chêne n'avait pas fière allure. Sur sa partie sud, ses rameaux avaient des feuilles réduites, quand ils en avaient. A la base de ces branches, je constatais la présence de points noirs avec présence d'un liquide visqueux noir. Je ne savais pas trop quoi faire, un arbre au quart déplumé (ou plutôt défeuillé) c'est pas courant et inquiétant. J'en suis arrivé à supposer que c'était la maladie de l'encre du chêne due à un champignon, le Phytophthora cinnamomi, lequel est favorisé par les hivers doux et la sécheresse. Mais c'est une maladie encore limitée à la méditerranée et ne concernant apparemment pas la région lyonnaise.
N'étant pas sûr d'avoir raison, et ne trouvant aucune mention de traitement, j'ai cherché un peu partout. Ne trouvant rien, j'ai fini par envoyé un e-mail aux auteurs d'un article pour l'INRA "Impact du changement climatique sur une maladie forestière : l'encre du chêne". J'ai eu une réponse où l'on me disait qu'il était peu probable que ce soit l'encre de chêne, mais peut-être un autre chancre du chêne ou alors un insecte xylophage, le bupreste du chêne ... j'ai été réorienté vers le Département de la Santé des Forêts et le Service
Régional de la Protection des Végétaux. L'affaire suit son cours. J'ai tout de même une mauvaise intuition qui me dit qu'il va falloir que je trouve un autre emplacement pour accrocher mon hamac.
Et si il le faut et qu'il n'y a pas de contre-indications, j'opterai pour le tilleul !!!
Portenawak & Bluegs
Mea culpa, un peu de flemmite aigüe et quelques occupations ailleurs font que je ne n'ai pas eu le temps de m'occuper beaucoup du jardin, ni beaucoup du blog. Parfois même, je n'étais pas synchrone, j'étais disponible mais le temps était pourri. Et là, ça ne pardonne pas, la nature profite des absences du jardinier pour reprendre le dessus.
Et de toute façon, par temps d'orage, il n'est pas question de jardiner ni de bloguer.
Portenawak général
C'est vraiment la première fois que je vois ça : un jardin inondé à 4-5 reprises en début d'été. Ce sont des eaux de ruissellement qui viennent de chez le voisin qui ont recouvert le jardin d'un dizaine de centimètres d'eau au maximum à certains endroits. Auparavant ça n'arrivait qu'une ou deux fois l'an et en fin d'été, début d'automne. C'était gérable. J'avais entamé la réalisation une petite digue séparative, et ça devient urgent de la finir.
Un sol saturé d'eau et un air très humide ont des conséquences sans appel sur le jardin.
Déjà, l'alternance pluie-soleil favorise la prolifération des mauvaises herbes. Le potager est devenu une jungle, mais pas comme je le voudrais c'est-à-dire une jungle de légumes, fruits et fleurs ... Là, je me suis senti un peu dépassé ... et c'est encore un peu le cas.
Cette année, je n'ai pas installé de paillage, ni bouteilles pour l'arrosage au pied. On ne peut pas dire que le temps était à la sécheresse.
En général, je en traitais pas les tomates avant fin aout début septembre, période de l'année où le beau temps sec laisse la place à un temps plus humide. Mais cette année, tout comme les personnes vues dans les reportages, le mildiou ne m'a laissé aucune chance. Non seulement j'ai dû supprimer et brûler les fruits et feuilles touchés par la maladie, mais aussi, et en raison d'un traitement hélas tardif, j'ai dû arracher quelques pieds de tomates. Cette année je serai donc très loin de la récolte 2007 de tomates de Pescalune.
Heureusement, les tomates cocktail, avec un mûrissement rapide, sont peu touchées par ce champignon, et je commence à avoir des tomates normales.
Et je ne parle pas de la récolte de pommes de terre touchée également par la maladie ...
Portenawak spontané
Oups ! la boulette ... pourquoi m'embêter à semer des courgettes quand je vois qu'il en pousse là où il y en avait l'an dernier. Sauf que quelques semaines plus tard, ces plants repiqués ailleurs se sont révélés être des plants de courges et non pas de courgettes ! C'est d'autant plus bizarre qu'à l'emplacement d'origine je n'avais pas de courges. Etrange, non ? ballot, surtout !
Portenawak en semis
Il y a des semis qu'on ne sait pas rater. Dans mon cas, ce sont les courges : quatre cinq graines par poquet, je ne m'occupe de rien et je n'ai plus qu'à récolter. Quand je vois les maraîchers déçus par leur production, je souris en coin.
Par contre il y a des semis que je ne maîtrise pas, et je ne sais pas pourquoi. De toute façon, si je le savais, je les maîtriserai. Logique.
Ainsi, il en va de la carotte. Pour l'instant je sème et je n'obtiens absolument rien. Sol trop lourd, ensoleillement grillant les graines, ... en tout cas quand j'aurai trouvé LA méthode, j'approcherai de la panacée et tout le monde devrait alors réussir ses semis de carotte. Donc, réflexion et essais en cours.
Autre semis, celui des haricots verts. C'est con les haricots verts, donc celui qui en rate le semis est tout aussi ... Bref, mes premiers essais étaient très très productifs. Mais, je crois que j'ai trop pris confiance. L'année prochaine, je devrais être un peu plus modeste.
Heureusement, on ne peut pas avoir faux de partout. Ainsi à côtés de certains classiques dont les radis et oignons, j'ai tenté la plantation de pieds d'aubergines et de poivrons. La production est petite mais pour une première fois je m'en contenterai.
Portenawak le matos
Le silo a compost est en cours de réaménagement, avec l'ajout d'un bac supplémentaire, du grillage, etc ... L'autre silo, le silo à légume est hors-service. En effet, conséquence d'un sol trop imbibé de sol, il s'effondre. Donc le silo à légumes, même si il ne s'est pas retrouvé sous l'eau est à refaire et surtout à étayer. A suivre ...
Et je n'oublie pas le poulailler et les nichoirs, qui feront bientôt l'objet de billets.
Je vais finir avec une note positive : dans quelques jours je vais profiter d'une récolte de raisin de table, abondante et non touchée par la maladie.
vendredi 22 juin
D'Aneth à Fenouil via Machaon
L'an dernier j'avais planté quelques plantes aromatiques, plantes vendus à Botanic sous forme d'un panier "spéciale grillade" comprenant des pieds de romarin, thym, sauge, sarriette, persil et aneth.
Rapidement des fourmis se sont intallées au pied du persil et l'ont finalement fait crever. Le romarin, la sarriette et le thym apprécient leurs positions et prospèrent tranquillement.
Par contre la sauge a dépéri ces jours-ci. En dépit d'une situation plutôt drainante, les pluies fréquentes sont peut-être en train d'avoir raison d'elle. Mais je ne m'inquiète pas. Un autre pied de sauge, à un autre endroit, a connu le même désagrément. Je l'ai coupé très court et parmi les branches qu'il restait, certaines ont profité. Maintenant cette sauge est un arbrisseau vigoureux.
Donc j'ai taillé presque à ras la sauge plantée l'an dernier, utilisé les déchets de taille pour éloigner les nuisibles de certaines plantes du potager, et puis qui vivra verra.
Et de tous c'est l'aneth qui est la plus imposante. Au début du mois, je vais admirer ses 1 m 80 de haut. C'est sa hauteur qui m'interpelle en plus du fait qu'elle a passé l'hiver. Jusqu'à présent, l'aneth est selon moi, une plante annuelle d'environ un mètre de haut.
Tandis que je me pose des questions, je remarque d'abord les exosquelettes vides des perce-oreilles venus muer sur les feuilles avant de se réfugier contre la tige principale. Puis des tâches de couleur : une chenille.
Une belle chenille solitaire de 5 cm de long. C'est plutôt rare, d'autant que j'ai eu déjà des pieds d'aneth sans constater leur présence.
Même si c'est la première fois que je la vois dans le jardin, elle ne m'est pas inconnue. J'ai dû la voir dans un livre, à la télé, ailleurs.
Je feuillette mon bouquin sur les insectes, et je tombe facilement sur ce qui s'en rapproche le plus. Après une vérification, je constate que cette chenille fait bien surgir des petites cornes rougeâtres quand elle est dérangée.
Pas de doute maintenant, il s'agit de la chenille d'un Papilio machaon, d'un machaon. Si c'est la première fois que je voyais cette chenille par ici, par contre ce n'était pas le cas du papillon, habitué sporadique de la haie fleurie.

Illustrations extraites d'"insectes de France et d'Europe occidentale" de Michael Chinery (Ed. Arthaud)
Depuis lors, j'ai laissé la chenille tranquille, à grignoter des feuilles d'aneth. Mais quelques jours plus tard elle est allée voir ailleurs, peut-être un endroit plus stable pour sa métamorphose, du moins j'espère.
En voyant le régime alimentaire de cette chenille, je remets en question l'aneth. La chenille se nourrit de carotte sauvage, de fenouil et d'autres ombellifères. L'aneth est annuelle, fait 1m. Le fenouil est vivace, fait 2m (taille actuelle de la plante dans le potager) et se fait aussi appeler aneth doux.
Je viens de comprendre : j'ai acheté de l'aneth, on m'a vendu du fenouil !! Remarquez, au goût la diférence est relativement légère. Mais, bon ! c'est pour le principe.
Quoique, sachant que ça fait venir cette belle chenille, je vais désormais multiplier le fenouil sans délaisser l'aneth.
dimanche 08 avril
J'ai la patate ...
Le rappel de saison :
Les lis sont menacés par les criocères, il est temps d'agir.
Fin de floraison des premières fleurs à bulbes, un simple geste suffit pour les faire durer les années suivantes.
Pour se simplifier la vie, il est plutôt bon de savoir qu'on peut commencer à planter les pommes de terre quand débute la floraison des lilas. Quelle que soit la région, la floraison de l'un semble indiquer que les conditions de température sont idéales pour la plantation de l'autre.
En ce qui me concerne, les grappes de boutons de lilas me laissent encore quelques jours. Ce sera suffisant pour que les pommes de terre aient des germes assez grands.
Ceux qui auront oublié de faire germer ces tubercules devraient en trouver qui le sont déjà en magasin, et garder les premiers pour les planter en juillet-août pour une récolte en octobre.
Pour les faire germer, c'est simple : un peu de lumière.
Ensuite pour les mettre en terre, je fais de petites tranchées, et avec un plantoir à bulbes j'enterre un tubercule tout les 30-40 cm. Au fur et à mesure que les feuilles sortiront, il suffira de recouvrir d'un peu de terre jusqu'à ce que, progressivement, les tranchées deviennent des monticules.
D'un point de vue pécuniaire, la pomme de terre devient même un légume intéressant à cultiver dans son
potager.
Une récolte médiocre due aux conditions climatiques défavorables de l'an dernier, ainsi qu'une demande chinoise croissante, ont fait monter le cours de la pomme de terre. Si son cours a plus que doublé en un an, cela se traduit au niveau du consommateur par une hausse de 4 à 50 %.

Tableau extrait du journal 20 Minutes du 23 février 2007
D'où l'intérêt de la cultiver soi-même, chez soi. A ce moment-là, je pourrais presque entendre bon nombre de citadins s'indigner sous le fallacieux prétexte que seuls ceux de la ruralité (terme en vogue par ces temps d'élection) vont pouvoir échapper à cette augmentation du coût de la vie.
Détrompez-vous, amis de la ville ! car certains ont eu la bonne idée d'imaginer la culture de pommes de terre sur balcon. La technique de la tour aux pommes de terre est apparemment assez simple et ingénieuse, et elle prend peu de place.
Donc "patates pour tous" !
Liens :
- Le plant de pomme de terre au jardin (techniques de plantation et cycle de végétation)
- Le comité national interprofessionnel de la pomme de terre (histoire, nutrition et recettes)
dimanche 26 novembre
Trouvez le point commun ...
Dans le prolongement du déstockage entomologique,
trouvez le point commun entre ces deux photos.

jeudi 09 novembre
Le Chou et La Morelle
Voilà un titre qui sonne comme celui d'une fable. Je me lance donc dans un commentaire de texte.
Mi Novembre, il est venu le temps de cueillir les choux semés cet été. Etant donné que c'était une première pour moi, la récolte est petite, toute petite. C'était l'occasion de voir que la culture de ce légume n'a pas été non plus sans repos. Et ce n'est que maintenant que les nuisibles, à cause du froid, laissent les choux tranquille.
Il ne faut pas trop se fier à cette photo. L'apparence des pommes étaient plus ou moins inégales (parce que plus ou moins grignotée).
Petit retour en arrière ...
Aussitôt le chou semé et repiqué,
Par les altises et les aleurodes il fut attaqué.
Les aleurodes sont rapidement apparus et tout aussi rapidement disparu. Le piège que j'avais mis au point n'a pas fonctionné beaucoup.
J'ai du voir en tout une dizaine d'altises, à tout casser. Un simple prélèvement à la main a suffit pour ne pas être gêné par ce coléoptère.
Contrés et repoussés, ce fut au tour de Maitre Limaçon,
Qui, accompagné de son armée, ne fit pas de façon.
Sans fioriture aucune, il attaqua sans relache,
Et ce vorace amena à ce que le jardinier se fache.
Ce dernier leur offrit une bière pour cercueil.
Mais pour tous, la beuverie ne fut pas fatal.
Donc de nuit, il fallut ouvrir l'oeil,
Et capturer le moindre animal.
Beaucoup de limaces. C'est en fait elles qui ont fait le plus de dégâts comme je l'avais déjà écrit dans un précédent billet. Face à ce ras-de-marée gluant, la bière, les cendres de bois, les prélèvements n'ont pas été aussi efficaces que je l'aurais voulu. Quelques granulés anti-limace sous des tuiles et en très petites quantités, m'ont permis de revenir à un niveau acceptable avant de revenir à des méthodes moins agressives.
Malgré l'aide de la tomate à dessein,
Quelques piérides se frayèrent un chemin.
Le même sort que le limaçon, elles subirent,
Mais certains plants avaient hélas déjà connu le pire.
En fait pas tant que ça. J'ai dû supprimer à peine une douzaine de chenilles. Certaines étaient pourtant déjà bien grasses.
Que ce soit pour les altises, les limaces ou les piérides, j'ai profité des sorties avec la chienne, en début et fin de soirée, pour faire un tour le potager, ainsi que du ménage.
Pourtant dans un coin du jardin,
Un couple de choux, cotoyant Dame Morelle,
Dont on dit le genre malsain,
Sembla mener un destin sans pareil.
Coïncidence ? Parmi tous les choux, deux n'ont pas été du tout touchés par la chenille du piéride. Et entre ces deux-là, le hasard y a placé une plante sauvage commune, la morelle noire.
La morelle noire (Solanum nigrum) est une plante d'une trentaine de centimètres, aux fleurs blanches et jaunes et aux fruits noirs. Elle a une "soeur", la morelle douce-amère (Solanum dulcamara) une liane allant jusqu'à 2 m, aux fleurs violette et jaune, et aux fruits rouge vif et luisants. Mais prudence, les morelles peuvent être toxiques. D'ailleurs parmi les synonymes qu'elles ont, on appelle la douce-amère crève-chien, et la noire tue-chien. Pourtant, les cas d'empoisonnement d'animaux sont relativement rares. Et ma chienne se porte très bien.
Les morelles sont de la même famille que les aubergines, les pommes de terres ... et les tomates. Donc rien n'empêche de supposer que la morelle ait des qualités répulsives envers les piérides similaires à celles de la tomate. Il suffit maintenant de le vérifier en renouvelant l'expérience.
"De votre potager vous m'auriez chassée,
Et par les piérides vous auriez été dépassé.
Profitez donc,s'exclama Dame Morelle,
De ma présence inopinée et providentielle."
ça, par contre, ça restera à démontrer à la prochaine culture de choux ...
mardi 31 octobre
Récolte de Courges 2006 moins 2
La courge ou potiron est un des fruits du potager que je préfère. Un semis, un peu d'eau et puis rien à faire d'autre que récolter.
Et il faut bien sûr récolter avant les premières gelées de l'hiver, sinon d'une part les courges pourraient moins bien se conserver, et d'autre part en cuisine il faudra enlever tous ces points de gel qui restent durs (ce qui n'est pas très agréable dans un gratin).
En même temps qu'Halloween, voilà donc la récolte de cette année. Plutôt bonne elle a rempli 5 pleines brouettes.
Le moins 2 ne signifie pas qu'il y eu du déchets, sinon ça aurait été moins 4. Les limaces se sont acharnées sur 3 courges, et l'humidité a eu raison de la quatrième.
Le moins 2 signifie que 2 courges ne sont pas sur la photo : la première a été réincarnée en tarte et soupe, la seconde a été offerte.
Vu que je ne taille pas les pieds de courges, j'obtiens, au lieu de quelques grosses courges, un grand nombre de petites courges de 1,5 à 3 kg. Celles-ci sont suffisantes pour faire un à deux plats et sont facilement offertes (voire distribuées). Ce qui fait plaisir à plus d'un chacun.
Des recettes sont sur le blog, laissez le Lapin Blanc vous donner un coup de main pour les trouver.
Deux curseurs de circonstance
Pour l'occasion, j'ai créé mon curseur spécial halloween, et animé en plus. Sauf que Firefox ne gère pas les curseurs animés, ceux-ci n'étant pas d'un format ouvert.Alors ? lequel voyez-vous ?
dimanche 29 octobre
Les insectes passent à l'heure d'hiver
D'abord quelques définitions du Larousse dans l'ordre chronologique :
LARVE Forme libre apparaissant à l'éclosion de l'oeuf et présentant avec la forme adulte de son espèce des différences importantes, tant par sa forme que par son régime alimentaire ou son milieu.
NYMPHE Forme que prennent certains insectes, à l'issue de leur développement larvaire.
IMAGO Insecte adulte, arrivé à son complet développement et apte à se reproduire.
Les différents stades peuvent avoir des noms particuliers à certaines familles d'insectes. Ainsi le papillon est l'imago, la chrysalide la nymphe et la chenille la larve. La pupe désigne la nymphe de certains insectes comme la mouche par exemple.
C'est l'occasion de se poser LA grande question : Que deviennent les insectes pendant l'hiver ?
Ils adoptent différentes stratégies.
Certains migrent, mais parmi l'entomofaune (comprenez tout ce qui finit par avoir une tête, un thorax porteur de 3 paires de pattes et un abdomen), ce comportement est assez rare.
Certains rentrent dans une phase de sommeil léger, vivant au ralenti, enterrés et pouvant se réveiller par de belles journées d'hiver. On parle de quiescence.
Le plus grand nombre rentre dans une phase de diapause, c'est une période où leur activité ou leur développement se ralentit voire s'arrête jusqu'au printemps. Pour certains cette diapause à lieu au stade de l'oeuf (le cas de la mante religieuse dont les oeufs se trouvent dans une oothèque), pour d'autres pendant le stade de larve (la pyrale du maïs par exemple), et enfin pour une dernière partie c'est au stade imago.
Parmi ces adultes, on retrouve la coccinelle et le chrysope, deux acteurs importants du potager. C'est donc l'un des tous derniers moments de l'année pour leur mettre à disposition des abris, que ce soient des morceaux de bois, des fagots de tiges creuses, des briques, des boîtes remplies de pailles avec de fines ouvertures, ...



Ces images sont extraites du DVD "Guerre et Paix dans le Potager".
Certains plantes décoratives des jardins d'ornement font d'ailleurs de très bons abris. Je pense particulièrement à l'herbe de la pampa : il y a quelques années de cela, en rabattant la touffe de plumeaux au moment le moins adapté, j'avais hélas dérangé tout une colonie de coccinelles qui y avaient trouvé refuge.
Et si vous trouvez des chrysopes ou des coccinelles ou autres à l'intérieur des maisons, ce n'est pas forcément leur rendre un grand service en les mettant dehors au froid. Le plus simple serait de les rediriger vers un abri adapté.
jeudi 26 octobre
Echange de bons procédés
Les piments et les tomatilles de mon jardin sont issus de graines fournies par Pixelandre. Celui-ci a d'ailleurs pris l'habitude de ramener de temps en temps des graines en provenance du Mexique.
L'accord tacite que nous avons, est qu'il me fournit en graine et moi en fruit. Ceci me permet d'ailleurs de pouvoir faire la comparaison entre ma production Made in France et celle Made in Mexico.
Le climat n'étant pas le même, je n'ai pu seulement que constater que les tomatilles prenaient une légère teinte bleutée.
Quant aux piments, il semble qu'ils soient moins forts. Il existe une astuce pour leur rendre un goût plus fort : enterrer des allumettes dont le soufre sera assimilé par la plante. Encore faut-il trouver les bonnes allumettes : celles que l'on trouve maintenant sont dites de sécurité, c'est à dire sans soufre !!!
Cette année, Pixelandre a encore amené quelques graines surprenantes, dont quelques variétés de maïs et de piments.
1 - Tomatille
2 - Graine de café
3 - Haricot violet
4 - Piment Serrano
5 - Piment Jalapeño
6 - Maïs bleu foncé
7 - Maïs violet
8 - Maïs blanc
9 - Jicama
En plus des graines de Serrano et Jalapeño, il y a aussi de l'Ancho, du Mulato, du Caloro, tous des piments. A cela s'ajoutent du poivron Moron et de la tomate verte. J'avoue que je m'y perds un peu dans les nuances. Il va falloir que je rappelle Pixelandre pour qu'il me reprécise qu'est-ce qui est quoi ...
Cette année je me suis fait la main pour la première fois sur les piments et les tomatilles. L'année prochaine mon potager risque fort d'avoir un arrière goût mexicain.
samedi 21 octobre
De menus travaux
Octobre est une période charnière. L'endormissement s'installe sur le potager, la fin de la récolte de la plupart des légumes a eu lieu, il reste 2-3 courgettes de cet été, les potirons à rentrer d'ici une ou deux semaines, et quelques rangs de légumes pour l'hiver.
Pour que la chouette ait le champ libre pour chasser les campagnols et autre rongeurs, il va falloir que je fauche la prairie. Je dois aussi me préoccuper ces jours-ci de la mise en place d'abris à insectes (fagots de bois et de tiges creuses, briques creuses, boîtes remplies de paille avec de fines ouvertures, ...), et de la protection des plantes sensibles.
En attendant le coup de bourre que sera la plantation d'arbres et d'arbustes début novembre, je prépare les parcelles du potager pour l'hiver.
Ces parcelles déjà remuées par la récolte de légumes, et par l'arrachage des plants desséchés, n'ont besoin que d'un sommaire coup de griffe pour désherber. Et si il y a de la prêle, je la mets de côté en fagots à sécher, lesquels serviront dès le printemps prochain. Une fois le sol nettoyé, je n'ai plus qu'à répandre le compost. Rien d'autre à faire. Les vers de terre seront bien suffisants pour mélanger tout cela.
En grattant dans le compost, des larves cherchent à s'enterrer rapidement. Elles sont blanchâtres et assez grosses, 3-4 cm de long (voir la comparaison avec la noix). J'ai longtemps cru que c'était des larves d'hannetons, larves assez destructrices pour les racines. Sauf que des hannetons adultes, je n'en ai jamais vu. En fait il s'agirait de larves de cétoines, inoffensives pour les racines, apparemment gourmandes de compost, et très décoratives dans le jardin.
En dehors de l'utilisation des insecticides, la diminution du nombre des hannetons serait due, selon certains, à la disparition d'un corps de métier : les taupiers. Moins de taupiers, plus de taupes, moins de hannetons. C'est un raisonnement qui semblent assez logique.

Attention les larves de cétoines s'enfouissent ...
mardi 19 septembre
Ca sent l'automne
Des petits soucis de saison arrivent au jardin.
Le 2 en 1
C'est bientôt la fin des tomates. En tout cas des miennes. Le temps qui fait alterner humidité et chaleur favorise l'arrivée des maladies, et ça devient difficile de lutter contre. Et pas question d'alimenter le compost avec les végétaux malades, je ne vais pas prendre de risque. Ce sera direction le tas à brûler ...
Avec beaucoup de dégât, la récolte s'en ressent. Donc je commence à écarter les belles tomates pour les faire mûrir ailleurs. Que ce soit sur un rebord ensoleillé, dans un coin chaud de la maison ou dans du papier journal, les méthodes ne manquent pas.
Mais surtout, je pense à mettre quelques graines de côté. J'avais déjà abordé la simplicité de la conservation des graines. J'ai fait encore plus simple cette fois-ci, en mettant directement la pulpe avec les graines sur une serviette papier épaisse repliée sur elle même, et mise à égoutter et sécher dans un coin sec.
D'où ce 2 en 1. Un cintre à pinces, du fil et une aiguille, et j'ai de quoi conserver mes tout premiers piments et faire sécher les graines de tomates.
Se faire un collier de piments est un moyen de les conserver. Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir noter les dates de semis, d'apparition du premier piment sur la plante et de cueillette.
En effet, j'ai cueilli cette première fournée de piment en même temps, et ils étaient tous verts. Le plus ancien a rapidement virer au rouge. Les autres persistent à rester dans le vert. Si j'avais retenu la durée idéale entre l'apparition du piment et la cueillette, ils seraient peut-être tous rouge.
Je suis dans les choux
Pour la première année, j'essayais la culture du chou. Je pensais que dans la lutte avec ses nuisibles je n'aurais à faire qu'à la piéride, et pour le reste je serais tranquille. Je me trompais. C'est dingue le nombre d'ennemis que comptent les choux.
Et j'ai eu droit d'entrée aux punaises dont j'ai rapidement réglé le destin, aux bref passage d'aleurodes, à 3 chenilles, et à peine une dizaine d'altises. En fait rien d'insurmontable.
Mais la surprise est venue des limaces et en particulier des limaçons, ces petits gris. La cendre, la bière et les tuiles ne les ont à peine gênés. C'est la cata. Rien qu'hier soir, j'ai dû en ramasser une trentaine, alors que je passe pratiquement tous les soirs.
Pourtant les choux arrivent à avoir une belle allure. Ils pourraient très bien se plaire dans la terre de mon jardin, si les limaçons leur en donnaient l'opportunité.
Le responsable, c'est moi. Pour répondre à la chanson, je n'ai pas su planter les choux. En fait ils sont à bonne distance mais néanmoins trop près des tournesols, des courgettes, des bordures d'oeillets et de la haie qui sont autant de cachettes pour ces emmerdeurs de gastéropodes. Le resto se trouvant à deux pas (ou plutôt à deux estomac dans leur cas) de là où les limaçons se planquent, ça doit être vraiment trop tentant pour eux.
Les tournesols ne sont déjà plus là. Ce sera le tour des oeillets puis des courgettes. On verra si ils font encore les malins.
Pour l'année prochaine, je serai donc au courant qu'il faut se méfier de ceux dont on parle peu.
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