Un Blog Bio Mais Pas Trop

Le blog bio mais pas trop, c'est l'histoire d'un jardin quasi bio, débrouillard, économique et simple, à la découverte de la Nature au quotidien. Journal de bord ou fourre-tout, il n'y a pas que du jardinage ...

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La Tanière du Lapin Blanc

samedi 13 septembre

Quand un et un font un

Il y a certaines choses qui marquent et dont on se souvient longtemps, longtemps, longtemps, ... 

Par exemple, je me souviens de mon professeur de biologie au collège introduisant le sujet du cours avec la question "Combien fait 1+1 ?". Bien sûr, il y a eu deux réactions, soit on répond "Ben 2 !", soit on se tait flairant un éventuel piège. 

Vient d'abord la réponse "1+1=1", puis la leçon "UN champignon + UNE algue = UN lichen". Dans cette association symbiotique, le champignon ou mycobionte, fournit à l'algue ou phycobionte un support et l'humidité nécessaire, tandis que l'algue produit, via la photosynthèse, les éléments nutritifs nécessaires au champignon. 

1 + 1 = 1 

Cette leçon m'est resté en tête, et illustre tout à fait la photo suivante. 

 

Quel point commun entre ces ciseaux à gazon, ce parapluie et le lichen sur ce banc en pierre ? Chacun est constitué d'éléments provenant de deux autres "individus". 

En ce qui concerne les ciseaux à gazon, ce sont en fait deux paires de ciseaux. Le ressort de la première, d'une bonne marque, a fini par lâcher, la rendant inutile. La seconde, d'une marque bas de gamme, est rapidement partie en morceaux (bicôse rivet à deux balles). Restait le ressort qui a pu servir et rendre sa jeunesse à la première paire. Et depuis, elle dure, elle dure, elle dure. 

Le parapluie, quant à lui, est l'association des baleines de l'un et de la toile d'un autre. Je trainais mon parapluie depuis ... près de 20 ans, et c'est la toile qui commençait à accuser un coup de vieux, contrairement à un autre parapluie dont les baleines se tordaient facilement. 

On est souvent tenté de jeter un objet dès qu'il semble cassé pour ensuite en acheter un autre aussitôt. Pourtant, une réparation, même minime, suffit pour prolonger la vie de ces objets. D'abord on fait l'économie de l'achat, et ensuite, c'est autant de déchets en moins dans la nature. 

Au delà de la compétence nécessaire (c'est tout de même plus facile de faire des ciseaux à gazon à partir de deux, qu'un magnétoscope à partir de deux), il y a les problèmes d'une part du choix de ce qui vaut la peine de conserver  ou pas, puis d'autre part du stockage. Aussi, ceux qui ont une âme altruiste penseront à Freecycle par exemple pour offrir leurs objets en bout de course. 

1 + 1 = 1 & + 

Associer deux objets n'est pas seulement en obtenir un nouveau, c'est parfois en avoir un "et des poussières".

 

J'avais déjà présenté l'arrosoir avec ses deux pommes, dont une à moitié bouchée pour obtenir un débit plus faible. 

Quant à la faux, j'avais cassé le manche de la première. Parce qu'elle servait peu, on m'a donné plus tard la seconde. Maintenant, j'ai deux lames différentes et chacune adaptée à un usage particulier : une longue pour faucher les herbes et une courte pour les brousailles.

Donc 2 = 1 

Et pour ceux qui seraient encore perplexes, et ne seraient pas convaincus par les démonstrations biologique et  bricologique, en voici une mathématique(ment fausse). 

si a = b 

=> a² = ab 

=> a² - b² = ab - b² 

=> (a - b)(a + b) = (a - b)b 

=> (a + b) = b 

étant donné que a = b 

=> 2b = b 

=> 2 = 1 

et vu qu'on sait que 1 + 1 = 2 alors 1 + 1 = 1.

Pondu par Din_Diu vers les 22:23:00, ce billet de la catégorie "Chez Mac Gyver" fait l'objet de 3 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).


dimanche 07 septembre

J'avais des usines et des fuites dans mon potager

A la lecture de ce titre sibyllin, certains doivent sans doute se poser la question : "Mais que veut-il dire par là ?".

Des usines ? Une nouvelle variété de légumes originaire du nord de la France ? Mais "j'avais" pourrait laisser entendre que je m'en suis débarrassé. Alors, ce serait un genre de ravageur ? un insecte ? ou un champignon ? Ou alors, simplement une hallucination consécutive à une grosse dépression ?
et ces fuites qui épaississent le mystère ...

Rien de tout ça !

Je me suis simplement intéressé à un outil de Google : le moteur de recherche multilingue. On choisit sa langue maternelle et la langue des pages qui seront l'objet de la recherche. Je ne me suis pas compliqué la vie : français pour la langue maternelle et anglais pour la langue des sites visités. Je tape mes mots clés en français, Google me donne en résultat des pages traduites de sites anglais.

Cet outil permet de s'affranchir de la barrière linguistique et de voir comment ça se passe de l'autre côté des frontières. Mais ce n'est pas sans risques. La traduction automatique, au-delà de me servir une syntaxe souvent déconcertante, peut devenir parfois surréaliste.

Je tape jardinage biologique et blog, et Google me renvoie une liste de sites. Je navigue.

Et puis j'arrive à lire un auteur qui parle des usines de son jardin ! Heureusement, en laissant le curseur au dessus de la phrase, une infobulle s'affiche avec la phrase originale. Les doués en anglais auront déjà saisi l'astuce : le mot anglais plant se traduit par plant ou plante ... et par usine ! Jusqu'à il y a quelques temps, Google préférait la seconde traduction. Mais l'internaute de passage a la possibilité de proposer une meilleure traduction. Apparemment elle est parfois prise en compte (même si je vois encore des usines dans quelques blogs).
Cependant, il y a encore pas mal de correction à faire. Si l'on vous parle de gravure dans un jardin, il faut comprendre qu'il s'agit du fait d'y faire du feu (burn : graver, brûler).

Parfois, c'est encore moins évident. Une faute de frappe ou d'orthographe, et le sens du mot change. Par exemple leak : fuite et leek : poireau. Et donc tout comme moi, vous êtes étonnés de voir des fuites dans la liste des légumes (de toute façon, c'est guère mieux que les usines).

Bref, je suis confronté à la syntaxe, aux traductions multiples et aux accidents d'écriture. Et je ne m'apesantirai pas sur les néologismes et les termes trop spécialisés pour trouver une traduction.

Comprendre la traduction proposée par Google demande parfois une réflexion poussée et une certaine ouverture d'esprit.
On peut lire tout un paragraphe sans problème puis buter sur un mot ou deux.  A l'affichage du texte original, de bonnes connaissances de la langue étrangère en question aident.

Cette recherche multilingue est tout de même bien pratique, même pour les nuls en langues. Elle permet d'avoir un aperçu rapide du contenu d'une page, de ne pas perdre de temps en compréhension, de découvrir les tendances (le jardinage  durable !) qui sont d'actualité et les astuces des collègues jardiniers anglo-saxons, tout en n'étant pas (trop) lost in translation.

Pour vous faire une idée des traductions et des blogs de l'étranger, voilà une petite sélection. J'ai porté mon choix sur des blogs qui au premier abord me semblaient intéressants et sympathiques. Je n'ai pas eu l'occasion de pousser plus loin la recherche, il est donc tout à fait possible de trouver encore mieux.
- Veggie gardening tips
- Mad about herbs
- The Manic Garden
- North Country Maturing Garden
- Organic Picks

Pondu par Din_Diu vers les 00:07:00, ce billet de la catégorie "Presse et média" fait l'objet de 4 commentaire(s) et de 0 rétrolien(s).
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