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mercredi 30 août
Entretien coryléen
C'est le temps de la cueillette des noisettes. En dehors des noisetiers qui font partie de la haie, j'ai un noisetier pourpre qui se divise en 2 troncs. Il est encore jeune, mais j'ai tout de même récolté 500 g de grosses noisettes.
C'est en même temps l'occasion de lui faire une petite toilette rafraichissante.
Pour ne pas avoir de problème de balanins, j'ai un nombre limité de troncs et je fais de façon à avoir les première branches en hauteur (à partir de 2 m de haut). Il faut, pour cela, régulièrement enlever les bourgeons qui se trouvent sur les troncs et qui pourraient donner de futures branches.
Au pied de l'arbre, j'en profite pour supprimer les rejets avec un sécateur.
Ce noisetier est encore jeune, et cette coupe n'est pas très adaptée. Tout le poids (branches, feuilles et noisettes) se trouve en hauteur et fait pencher le frêle tronc.
En général, on plante un piquet, et on tend une corde entre le piquet et l'arbre pour le redresser. Cette fois, j'ai choisi des béquilles, à raison de 2 par troncs. Pour faire des béquilles, j'ai utilisé de longues branches finissant en fourche et provenant des noisetiers de la haie. Bien enfoncées en terre, il n'y a pas de raison que cela bouge.
Comme à mon habitude, pour protéger les troncs du frottement avec les fourches des béquilles, j'utilise de la chambre à air.
Chaque tronc, redressé et bien stable sur ses béquilles, peut maintenant épaissir jusqu'à pouvoir tenir tout seul.
dimanche 27 août
Semis spontanés
J'ai fait part de différentes méthodes pour désherber sans produits chimiques. Mais il faut tout de même faire preuve de discernement.
Sous les arbres, au milieu de la pelouse, dans un coin du jardin, se trouvent des trésors végétaux à exploiter. L'important est d'ouvrir l'oeil, et le bon. Et qui refuserait de faire des économies ?
Des arbres qui se ressèment seuls au sein du jardin, j'en ai un bon petit nombre qui sont limite envahissants : noisetier, bouleau, chêne, cotoneaster, buddleia, hibiscus, ... Je suis obligé de les arracher, et de temps en temps je les transplante.
Souvent, ces plants inattendus viennent de plus loin. C'est toujours ça que je n'ai pas à acheter en jardinerie.
Un peu partout poussent des lauriers cerises susceptibles de servir pour faire des haies.
Les corbeaux sèment à qui mieux-mieux des noyers de partout (et jamais au bon endroit).
Un fusain s'est perdu au fond du jardin. Je l'ai d'ailleurs laissé : il ne gêne personne.
Des houx s'invitent sans permission, parfois même au pied du sapin, presque comme dans une attitude de défi. Je ne me gêne pas pour les envoyer directement étoffer ma haie vive.
Il en va de même pour des sureaux. En éclatant la souche, j'économise en même temps quelques bouturages.
Parfois, cela relève plus de l'anecdote.
Sous un des noisetiers, et depuis 2-3 ans, cet arbrisseau, qui me semble être probablement un sorbier, pousse tranquillement à l'ombre de son aîné. Ce coin reçoit très peu de soleil direct, mais est tout de même assez clair. En plus de ça, l'humidité du sol est assuré par un fouillis de couvre-sol.
Ces conditions semblent bonnes puisque, en plus des petits noisetiers, de l'aubépine prend naissance à 30 cm de là.
D'autres plantes en veulent vraiment. C'est le cas de ce pied de tomate qui s'est semé dans le peu de terre que contient ce caniveau. Il s'est semé un peu tard, donc ce n'était pas la peine d'attendre de tomates.
Tanpis ! je l'ai laissé pour la déco. ça donne un côté sauvage que d'avoir un pied de tomate à l'entrée.
La tomate n'est pas la seule à se mettre dans des endroits improbables. De la mélisse s'est dissminée un peu n'importe où, et en particulier dans l'angle d'un escalier. Il fallait bien viser.
Pendant mes premiers semis, au printemps, j'ai remarqué un arbuste de 30 cm de haut. Je me suis demandé ce que ça pouvait être. Peut-être un érable ... je l'identifierais plus tard.
Maintenant, il fait 80 cm, et est coincé entre les courgettes, les oeillets d'Inde et les tournesols. Et j'ai une idée de ce que c'est. Si les érable ont leurs feuilles opposées sur les branches, les mûriers ont leurs feuilles alternées. En fait, il semble que celui-ci vienne de chez mon voisin, certainement à cause d'un oiseau gourmand. D'après le voisin, son mûrier est un arbre greffé, c'est donc avec une certaine curiosité que j'attends de voir ce que ça va donner.
Et puis il y a ceux qu'on n'attend vraiment pas.
Sous le cerisier, un jeunôt s'est abrité. C'est un figuier. Encore un oiseau gourmand qui a mangé salement.
J'ai gardé le meilleur pour la fin. Un bouleau n'a pas trouvé mieux que de prendre racine dans la fente d'une souche morte de thuya. Se trouvant à l'étroit, il a émis une racine que l'on voit sortir sur le coté. C'est de ce genre de situation que les japonais s'inspirent pour créer des bonsaïs.
Ayez l'oeil ! Vous avez chez vous un monceau d'arbres qui ne demandent qu'à croitre, et vous ne le savez même pas !
samedi 26 août
It's Chou Time
Il paraît que les régions de France ne sont pas toutes adaptées à la culture du chou. Vu que je n'en avais jamais planté jusqu'ici, le meilleur moyen de savoir si la région s'y prête, c'est de l'essayer.
Donc je procède normalement : semis courant août pour avoir des choux pour l'automne, repiquage avec prâlinage et en enterrant bien le collet, arrosage.
Je pensais être désormais tranquille, n'attendant pour tout ennemi, que la célèbre piéride du chou et sa chenille. En fait, le chou est plus prisé qu'il me semblait.
Tout d'abord, j'ai remarqué la présence d'une punaise, noire et jaune-orangé. C'était la première fois que je voyais cet insecte. La question à 1000 € était donc : nuisible, indifférent ou prédateur de nuisibles ? Est-ce que je la laisse ou pas ?
Finalement pas ! Il s'agissait de la punaise rouge du chou, Eurydema ornatum. Difficile à la reconnaître, elle change au fur et à mesure de son développement. D'abord petite (2-3 mm), ronde, de couleur jaune, elle grandit en s'allongeant (8-9 mm), en pouvant devenir de plus en plus rouge, le dessin noir se modifiant.
Ces punaises piquent les feuilles pour en sucer la sève, provoquant le jaunissement des feuilles voire leur dépérissement.
Je n'ai trouvé aucun moyen de lutte. J'ai donc fait comme on fait avec les doryphores : passer régulièrement dans les rangs et les supprimer. La difficulté, c'est que ces punaises sont petites, que, dès qu'elles me voient arriver, elles se cachent voire se laissent tomber. Donc, avec une bonne vue, et la main en dessous pour réceptionner les plus malignes, en 7 à 10 jours je constate que je n'en ai plus guère. Tout de même je vérifie qu'elles ne reviennent pas.
Autres nuisibles du chou : les limaces et les limaçons. Ils ne se gênent pas pour poinçonner gaiement les feuilles de chou. Les méthodes pour les piéger sont connues. En cette occasion, j'ai plutôt opté pour le contrôle nocturne quotidien. Si les limaces en ont rapidement subi les conséquences, les limaçons gris se font plus persistants, mais je commence à en venir à bout. Il me reste la solution de bien biner le sol pour ne pas les laisser trouver trop facilement les moyens de se planquer.
Derniers mais pas des moindres à venir m'embêter dans mon jardin : les aleurodes. Ce sont des petites mouches blanches d'1 ou 2 mm. Elles se tiennent la plupart du temps sur la face inférieure des feuilles. Leur action est assez pernicieuse, elles ralentissent la croissance des plantes.
Il existe des méthodes pour lutter contre. Ainsi, je maintiens le sol humide, arrose régulièrement les plantes, remue souvent le feuillage. J'ai même bricoler des systèmes de pièges à partir de papier tue-mouche, de vieux morceaux de fil de fer et de bouteilles de lait. Je ne suis pas encore vraiment sûr de l'efficacité de ce dispositif. Peut-être que j'aurai dû utiliser des bouteilles translucides au lieu d'opaques. L'avenir me le dira.
Je vous fait profiter d'un topo que je me suis fait sur les nuisibles qui, à l'avenir, pourraient s'en prendre à mes choux.
| La piéride du chou Les chenilles de ce papillon ne laissent que les nervures. - Détruire les oeufs regroupés sous les feuilles et les chenilles - Associer avec du tournesol pour attirer les mésanges, avec du céleri, de l'oignon, de la pomme de terre, de l'aneth des bordures aromatiques (sauge officinale, thym, romarin, sarriette) pour leur effet répulsif - Pulvériser des préparations à base de tanaisie ou de plantes aromatiques (sauge, thym) au moment des vols - Déposer sur les choux, des gourmands de tomates ou les chutes de tailles de thuya pour maintenir à distance les papillons - Faire des pulvérisations de Bacillus thuringensis dès l'apparition des premières chenilles - Pulvériser du purin de tomate non dilué |
| L'altise Ce sont des petits scarabées noirs qui sautent quand ils sont dérangés. On s'aperçoit de leur présence sur les choux quand ceux-ci ont des feuilles avec de nombreux trous. - Pulvériser du purin de sureau, une préparation à base de tanaisie ou de tomate, ou encore d'armoise (500 g de feuilles pour 10 l d'eau) - Pailler et arroser fréquemment les jeunes plants pour maintenir le sol humide - Associer avec la salade, la tomate, le cresson alénois, le romarin, la sarriette pour leur effet répulsif - Ombrer à l'aide d'un voile - Poudrer le matin avec de la cendre de bois, et en cas de forte attaque, utiliser un insecticide naturel - Comme insecticide naturel, pulvériser une dilution de 0,5 l de purin d'ortie ayant macéré pendant 24 h, dans 10 l d'eau - Mettre en place un piège : une planche tartinée de miel où les insectes viendront s'engluer - Recouvrir la surface d'une planchette de 15x10 cm avec une épaisse couche de graisse ou de glu. Passer le côté collant au-dessus des plantes sans les toucher à 2,5-5 cm. En sautant les altises viendront s'y coller. |
| L'aleurode C'est une petite mouche blanche qui se pose sur la surface inférieure des feuilles. Elle provoque le ralentissement de la croissance des plantes. - Maintenir le sol humide - Installer un film de protection - En cas de forte attaque, pulvériser une décoction de tanaisie en tant qu'insecticide - Disposer du papier jaune englué. La couleur jaune attire les aleurodes. - Associer avec du souci et de la capucine pour leur effet répulsif |
| L'hernie du chou C'est un grossisement du pied dû à un champignon. - Arracher et brûler les pieds atteints - Préparer mieux le sol la saison suivante - Favoriser une meilleure rotation des culture - Assurer un bon drainage du sol - Enterrer des engrais verts (seigle, moutarde, sarrasin,...) aurait une action bénéfique |
L'association avec du souci, de la camomille, du fenouil ou encore de la phacélie et du sarrasin plantés entre les lignes, attire les auxiliaires du chou.
Purin de tomate
Faire macérer des feuilles et des tiges fraîches hachées et pilées à raison d'un kilo pour 10 l d'eau, pendant au moins une demi journée voire quelques jours. Filtrer. Pulvériser non dilué.
Avec tout ça, je suis désormais paré pour les prochaines attaques.
vendredi 25 août
Sureau, sirop, etc ...
Les baies de sureau m'ont l'air mûres à point. Pourtant je me tâte sur ce que je vais faire : les passer en cuisine, ou les laisser aux oiseaux et aux lérots. J'hésite. Ce sera en fait surtout une question de temps et de disponibilité.
Mais pour ceux qui ont pris leur décision, voilà quelques recettes glânées parci-parlà. L'année dernière, j'avais déjà évoqué celles du rob de sureau noir et de gelée de sureau (tirées d"A la découverte des fruits sauvages", d'Eric Varlet aux éditions Sang de la terre).
Attention de ne pas confondre le sureau avec le hièble. Ce dernier, toxique, a des tiges vertes. Le sureau, en tant qu'arbuste, a des branches lignueuses.
SIROP DE SUREAU
Cuire le jus des baies pendant 2 heures avec son même poids en sucre.
Tout simplement.
VIN DE SUREAU
Ajouter au jus des baies leur même quantité d'eau. Laisser fermenter quelques semaines pour obtenir un vin de sureau.
Les fleurs mises à fermenter avec du vin lui donnent un goût de muscat.
VIN DE SANTE DE SUREAU
C'est un vin de santé considéré comme un bon remède à l'hydropisie, et à la sciatique. Mais il ne faut pas en abuser pour éviter les risques de brûlures d'estomac.
Faire bouillir les baies de sureau bien mûres avec du vin nouveau, à feu doux, jusqu'à réduction d'1/3. Laisser reposer toute une nuit à l'air.
Filtrer le lendemain.
On peut utiliser le vin tel quel, ou bien y ajouter 500 g de sucre par litre et, éventuellement, un zeste de citron.
Certaines personnes, au lieu d'employer les baies, mettent à macérer 80 à 100 g de fleurs sèches dans 1 l de vin blanc.
LIQUEUR DE SUREAU
1 kg de baies de sureau, bien mûres
1 l d'eau-de-vie à 60°
1 clou de girofle
1 bâton de cannelle
750 g de sucre
3/4 l d'eau
Mettre les baies de sureau, bien lavées et égrappées, dans un bocal avec les épices. Verser l'eau-de-vie. Boucher hermétiquement et laisser macérer 3 semaines au soleil, ou à défaut dans un endroit chaud. Passer en pressant les baies dans un torchon.
Ajouter un sirop fait avec le sucre et l'eau. Laisser reposer 24 h. Filtrer et mettre en bouteilles.
CONFITURE DE SUREAU
2,5 kg de baies de sureau
1,5 kg environ de sucre gélifiant
1 citron.
Egrener les baies de sureau, les laver et les égouttez. Les peser et mesurer 3/4 de leur poids en sucre gélifiant. Mettre le sucre et le jus de citron dans une bassine, porter à ébullition et faire cuire jusqu'à la prise de la confiture qui est rapide à cause du sucre gélifiant. Vérifier la consistance, écumer, mettre en pots et couvrir.
Les recettes de vin de santé et liqueur de sureau sont tirées de "Délicieuses boissons d'hier et aujourd'hui" de Mireille Ballero, Ed. Albin Michel ; vin et sirop viennent d'un almanach Rustica ; le recette de confiture très proche de celle de gelée, est une recette que l'on retrouve souvent sur internet et qui est issue du logiciel gratuit Cuisinons.
Ambroisie, moi aussi
J'ai été épargné jusqu'à maintenant, mais finalement j'ai été aussi fini par être atteint par l'ambroisie. C'est une plante originaire d'Amérique du Nord qui, d'abord introduite en région Rhône-Alpes, se propage maintenant dans le reste du territoire. En plus d'être envahissante et responsable d'une perte de biodiversité, l'ambroisie est allergène.
Me balladant un peu partout sur ma commune depuis plusieurs années, je n'en avais encore jamais vu. Jusqu'à ces jours-ci, où, me demandant ce que c'était, j'ai pensé à l'ambroisie. Et j'ai malheureusement vu juste.
Donc arrachage immédiat, et incinération dans la foulée.
Plus d'infos :
L'ambroisie, une plante qui nuit à la santé (site - Conseil Régional de Rhône-Alpes
L'ambroisie, une plante envahissante dans les cultures (fiche de presse - INRA)
L'allergie de fin dété (expo pdf - Conseil général du Rhône)
jeudi 24 août
Interactivité de saison
Le raisin est presque mûr, ce n'est l'affaire que de quelques jours pour le cueillir. Je ne suis pas seul à venir le remarquer. Pour savoir qui d'autre s'y intéresse, il suffit de passer la souris au-dessus de l'image (et à condition d'avoir le plug-in Flash).
mercredi 23 août
Et Le Désherbage Gastronomique ?
Après les désherbages fainéant, homéopathique, décoratif et culinaire, et si le désherbage pouvait aussi être gastronomique ?
Toute mauvaise herbe n'est pas forcément bonne à arracher. Sinon comment ferait-on du purin d'ortie sans ortie ?
J'avais déjà fait référence à l'ortie dans un petit dossier sur les pucerons, dont le purin fait office d'insecticide et de fertilisant. Le purin utilisé pur ferait même un bon herbicide. Un 3 en 1. Sans compter le paillage à base d'ortie séchée, la poignée d'ortie dans le trou de plantation des tomates, les orties acclératrices dans le compost, et la légendaire soupe d'ortie. L'ortie est aussi un milieu de vie important pour beaucoup d'alliés du jardin, pour des chenilles comme pour des coccinelles. J'avais même lu sur le site de Ponema, qu'en Angleterre la fauche mi-juin des orties provoque la migration des coccinelles (vers le potager par exemple).
Et la prêle ??? Parmi les requêtes qui acheminent les internautes sur mon blog, j'ai souvent la même qui revient :"Comment supprimer, comment désherber la prêle ?". Dans un premier temps je dirais : "Difficilement !" Puis dans un second temps, je rajouterais : "Pourquoi le faire ?". La décoction de prêle permet de se protéger de maladies telles que la rouille, le mildiou etc,... Pour cette préparation on peut utiliser la prêle sèche. Donc à l'occasion du désherbage d'une parcelle je mets de côté la prêle, que je lie en botte. Mise dans un coin pendant l'hiver, elle servira au printemps pour les traitements. En fait ce n'est pas vraiment un désherbage, étant donné que la prêle est toujours présente, mais elle est limitées.
Mais revenons à cette histoire de désherbage gastronomique ...
Certaines mauvaises herbes posent problèmes après qu'on les ait arrachées. Impossible de les laisser sur place ou de les mettre sur le compost, soit à cause de leurs graines prêtes à germer, soit à cause de leur propriété à facilement reprendre racine. Les mettre à brûler ? Ce serait du gaspillage ! Et pourquoi ne pas les manger ?!
Le chénopode est une des mauvaises herbes que je retrouve systématiquement dans le jardin.
J'ai constaté par moi-même qu'il jouait un rôle équivalent à celui de l'ortie vis-à-vis des coccinelles. Fin de printemps et début d'été, cette plante sert de garde-manger et de site de reproduction pour bêtes à Bon Dieu.
D'où, 2-3 semaines plus tard, le petit jeu du Combien de coccinelles dans ma salade ? ...
Le chénopode est un terme générique pour une centaine d'espèces. Parmi celles-ci, il y en une appelée épinard Bon Henri , et ça dit bien ce que ça veut dire. Les chénopodes, tous comestibles notamment comme base de salade, peuvent être préparés comme des épinards.
J'ai fait l'essai. J'ai arraché une brassée de chénopodes dans le potager, et effeuillé les plants dans une casserole. J'aurai pu les faire cuire à la vapeur, mais au moment des les cuisiner, j'ai dû opter pour la cuisson dans une bonne vieille casserole.
Donc un peu d'huile d'olive, de l'ail, des fines herbes, et de temps en temps un tout petit peu d'eau pour que ça n'accroche pas. Quand ça a eu la même texture que celle qu'on connaît à l'épinard, je me suis servi en rajoutant dans mon assiette un oeuf poché.
Deux remarques :
1 - bien laver la plante, ce qui n'est pas évident quand les feuilles sont petites.
2 - il vaut mieux consommer les jeunes chénopodes, et en particulier au printemps. Les plantes un peu trop vieilles donnent un goût apre.
J'ai fait les frais du petit goût âpre, m'empêchant de me régaler pleinement comme j'aurais dû. De la crème fraîche aurait pu atténuer cette âpreté.
En dehors de ça, c'est une expérience à renouveler ... au printemps.
Le pourpier est une autre de ces mauvaises herbes envahissantes. Aimant les sols secs, il arrive au plus fort de l'été, et fait rapidement de petites fleurs jaunes. Son désherbage est problématique : ses feuilles forment des racines au contact du sol. Il faut donc absolument arracher toute la plante sans en laisser la moindre feuille pour être tranquille.
Or cette plante se consomme aussi. Le plus souvent c'est en salade, pas tel quel mais en complément dans une salade verte. On utilise alors les feuilles tout aussi bien que les tiges, qui dégage une saveur acidulée.
Récemment, j'ai acheté "Le tour de France d'un botaniste gourmand" de François Couplan (Editions Plon, 24€50). François Couplan est l'auteur de plusieurs livres sur le même thème. Il est notamment le co-auteur de "Guide des Plantes sauvages comestibles et toxiques" (Ed. Delachaux et Niestlé) dans lequel beaucoup d'informations se recoupent (voire sont copiées-collées).
Dans "Le tour de France d'un botaniste gourmand", l'auteur fait découvrir 400 plantes et 100 recettes. Il y a par exemple les lasagnes de chénopodes, la brandade d'ortie, le sorbet d'épicéa, ou encore les oeufs brouillés au pourpier. J'ai essayé cette dernière.
Oeufs brouillés au pourpier
- Hachez un oignon et faites-le revenir dans une grande poële avec de l'huile d'olive.
- Coupez du pourpier, feuilles et tiges, en morceaux. Sachez qu'il réduira notablement.
- Faites-le fondre à feu moyen en mélangeant avec l'oignon. ajoutez quelques gousses d'ail hachées.
- Battez des eoufs dans un bol, salez et poivrez.
-Versez sur le pourpier et remuez constamment à la fourchette jusqu'à ce que l'oeuf soit cuit.
- Dégustez chaud.
Dommage que j'ai trop fait revenir les oignons, ils étaient un peu trop grillés à la fin. Malgré ça j'ai pu apprécié le goût de verdure relevée des feuilles. J'ai trouvé que, de par leur goût, les tiges ressemblaient à du salsifis.
Mais une fois de plus je m'y suis pris un peu tard pour cette récolte de pourpier : j'ai été un peu gêné par les graines lors de la préparation des plantes.
Autre précaution : au moment de servir les convives, ne surtout pas dire qu'il s'agit de mauvaises herbes ! Sinon, on a droit à des remarques autant désobligeantes qu'infondées ...
Une pouponnière de lys
L'agréable petite surprise de la semaine.
Les bébés lys pointent presque tous leurs feuilles hors du terreau.
L'an dernier en replantant des lys, j'ai conservé des écailles de quelques uns des bulbes dans une boîte de conserve (les écailles sont ces lames qui forment le bulbe). En plaçant la boîte de conserve dans un coin sombre de la maison, des bulbilles se sont formés à la base des écailles.
A l'automne, j'ai planté ces bulbilles dans une balconnière, et ils ont passé l'hiver sous une fine couche de protection, au sud de la maison.
Au printemps, les bulbilles ont produit leurs premières feuilles.
Pendant l'été, j'ai placé la balconnière à l'ombre d'arbustes de manière à ce qu'elle ne reçoive du soleil que tôt le matin et tard le soir. Quant aux arrosages, j'ai hélas fait l'impasse sur un grand nombre. J'ai alors bien crû que la canicule me les avait irrémédiablement séchés, et qu'hormis le sauvetage de quelques rescapés, le reste de terreaux et de bulbilles momifiés irait nourrir le silo à compost.
Finalement, toutes ces pluies d'août ont ravivé les bulbilles. Je n'ai qu'à vérifier leur grosseur, mais je pense que je vais rajouter un peu de terreau neuf, les laisser profiter de l'été indien puis passer l'hiver avant de les mettre à leur emplacement définitif.
Il y a un problème : je finis par ne plus avoir de place pour les lys. En fait ce n'est pas un problème. Il y a toujours un voisin ou un parent qui appréciera grandement le fait de "m'en débarrasser".
samedi 19 août
Epée de Damoclès
Une petite pensée quotidienne :
Il a des choses qu'on ne sait pas, et ce n'est pas plus mal,
parce que si on le savait, on regretterait justement de le savoir.
Je vous laisse méditer la question.
jeudi 17 août
Un petit coup de pouce
J'aime bien savoir quel liens pointent vers mon blog. Un de ces liens vient du blog de l'association "Les jardins de Bernatère" (pour atterrir dans ma catégorie au verger). Cette association s'est donnée pour objectif de redonner vie à une vallée oubliée et à ses moulins, et de la dynamiser.
C'est un peu loin de chez moi, ça se passe dans les Pyrénées Atlantique. Mais pour ceux qui habitent dans les parages, c'est le moment ou jamais de découvrir leur projet de vallée jardinée à l'occasion de leur journée portes ouvertes, le 26 août 2006.
Si le blog est pour l'instant assez léger question billets, par contre l'album photo permet de faire une agréable visite des Jardins de Bernatère.
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