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mercredi 31 mai
Conjuguons le temps des cerises : le présent (1 sur 2)
Après avoir conjugé le temps des cerises au passé, je vais donc le faire au présent.
J'enrage. Les cerises sont prêtes à être cueillies, mais le temps fait tout pour m'en empêcher. La pluie, le froid et le vent, ça commence à faire beaucoup. Le plus pénible étant le vent, surtout quand on est perché à 4-5 mètres de haut et secoué à qui mieux mieux, prêt à se casser la figure à tout moment.
Mais il ne faut pas que je sois trop désespéré. Les aléas du microclimat font qu'à 500 m de chez moi, les cerisiers sont vides. Plus exposés aux intempéries, les fleurs de mes cerisiers ont pris du retard, retard pendant lequel les autres cerisiers, plus protégés, ont subi un gel tardif.
Heureusement j'ai rempli un panier et demi ce lundi, mais il en reste encore pas mal sur l'arbre. Et ça me fait mal d'en laisser surtout au prix où elles sont.
Avec ce qui a été cueilli, je peux déjà passer derrière les fourneaux. A commencer avec les clafoutis.
Il faut préparer les cerises, les laver, les sécher, les équeuter et les dénoyauter. Je préfére sans noyaux, c'est plus facile à la dégustation. D'autres préfèrent avec, les noyaux rajouteraient du goût. J'ai 2 recettes de clafoutis à disposition :
| Les Clafoutis | |
| à texture de flan | à texture de gâteau |
| Mettre 180 g de farine en fontaine dans un saladier. Ajouter au milieu les 3 oeufs, les 100 g de sucre semoule, une pincée de sel, et délayer au fouet en absorbant la farine peu à peu. Détendre progressivement en ajoutant le 1/4 de litre de lait, et terminer l'opération en incorporant 30 g de beurre fondu. Aromatiser éventuellement d'une goutte de kirsh et d'un jus de citron, et travailler le tout pour obtenir une pâte souple et homogène. Dans un moule beurré, disposer les fruits et couler la pâte dessus. Faire cuire au four à 220°C pendant 30 min. Servir froid ou tiède. (personnellement je préfère tiède) |
Battre 3 oeufs avec 150 g de sucre roux jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux, puis incorporer 100 g de farine, une pincée de levure, et enfin 20 cl de crème fraîche épaisse. Dans un moule beurré et saupoudré de sucre, verser les fruits (environ 500 g) puis la préparation. Faire cuire au four à 200°C pendant 45 min. Laisser refroidir avant de servir. |
Et bien sûr j'ai mes astuces personnelles. C'est plus fort que moi, tout comme dans le chocolat chaud et le moindre gâteau au yaourt, je mets toujours quelques pincées de canelle en poudre. J'utilise du papier sulfurisé dans le plat à tarte, on utilise du coup moins de beurre, ça empêche la préparation de déborder, et ça permet de réutiliser immédiatement le plat pour une nouvelle fournée.
Mais je fais également toujours la même erreur : je mets trop de fruits. Les fruits restent en surface, et rendent le clafoutis friable.
Il y a quelques années, j'avais fait des cerises au vinaigre.
Préparer un vinaigre aromatisé avec un litre de vinaigre, 200 g de cassonade blonde, une cuillerée à café de poivre en grains, trois clous de girofle, un morceau de cannelle et un soupçon de muscade râpée.
Faire bouillir, puis laisser refroidir.
Verser sur les cerises, lavées, séchées, équeutées et rangées dans des bocaux, jusqu'à leur totale immersion. Fermer hermétiquement les bocaux, laisser reposer à l'abri de la lumière pendant 2 mois environ.
et ça n'a pas eu beaucoup de succès. C'est une habitude à prendre que d'utiliser les cerises comme un condiment, tout comme les cornichons. Peut-être bien que l'année prochaine je recommencerai l'expérience.
Comme autre moyen de conservation, il y a la congélation. Lavées, séchées, équeutées et dénoyautées, je mets les cersises au congélateur soit en couche épaisse d'une ou deux cerises dans un sac de congélation, soit dans des barquettes de congélation. Dans ma famille certains sont plutôt contre la congélation, prétextant que rien ne vaut de consommer les fruits de saisons. Je suis en partie d'accord avec ça, cependant la congélation permet de cuisiner les cerises de façons différentes. En gelant l'eau, contenue dans les cerises, forme des cristaux qui crèvent les cellules du fruit. La cerise glacée, telle quelle, en devient croustillante et tendre à la fois. J'ai eu l'occasion de servir en dessert, une portion de clafoutis encore tiède accomagnée de quelques cerises glacées et d'une boule de glace à la vanille surmontée de fleurs de bourrache, au goût légèrement sucré. C'est un régal pour les yeux et le palais.
Grâce aux cerises congelées, on peut préparer aussi des clafoutis spéciaux, mais ça fera l'objet d'un billet futur.
Et vu que, comme le disait Lavoisier, "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", le reste de chaque fruit est utiliser. Bien sûr on connait le pouvoir diurétique et dépuratif de l'infusion de queue de cerise.
Mais cette année, je vais aussi essayer de conserver les noyaux. Le noyau de cerise peut être est utilisé comme accumulateur de chaleur
: après être passé au micro-onde ou être resté sur un radiateur, il restitue lentement la chaleur, sans se refroidir aussi vite qu'une
bouillotte classique. Mais il peut aussi s'utiliser en compresse froide (en le mettant alors quelques heures au froid), comme un sac à glaçons.
Le hic, c'est qu'en dehors du fait que les noyaux sont séchés au soleil, je ne sais pas grand chose d'autre pour les préparer. J'ai lu parci-parlà que certains les avaient fait bouillir avec une goutte d'eau de Javel. Je crois que je vais plutôt les nettoyer avec du sable puis les laisser au soleil. Je ne manquerai pas de tenir au courant ceux que ça peut intéresser, de l'avancement de ma "future" méthode. Et si d'autres ont des idées à ce sujet, je suis également preneur.
Au prochain numéro, d'autres recettes à base de cerises.
mardi 30 mai
Rendez-Vous Etc,...
Vendredi à Lundi prochain, le Ministère de la Culture organise de nouveau les "Rendez-Vous Aux Jardins". Cette manifestation est l'occasion de visiter des jardins publics et surtout des jardins privés. Pour les amateurs et les curieux, difficile de ne pas résister à la tentation de voir ce qui se trouve derrière certaines portes.Pour cette année 2006, le thème de la manifestation est le parfum. Des plus importants au jardin, je fais souvent référence à l'odorat dans ce blog. Dernièrement, c'était à propos de l'aubépine qui emboconnait. Les légumes, les fruits, les plantes aromatiques, tous dégagent une odeur qui attire les insectes et en repoussent d'autres, une odeur qui inconsciemment nous informe sur la bonne santé de nos potagers et vergers.
La manifestation de ce week-end ne s'arrêtera pas aux seules odeurs des plantes, mais mettra aussi en avant la parfumerie.
Il ne reste plus qu'à espérer que le beau temps sera de la partie.
Pour savoir quels sont les jardins qui ouvrent leurs portes et avoir de plus amples informations, il y a le site Rendez-Vous Aux Jardins.
samedi 27 mai
Effaroucheurs Déco
L'astuce de mettre des CD dans les arbres fruitiers pour effrayer les oiseaux amateurs de fruits, est maintenant connu.
Cependant, ce n'est pas très beau et pas mal de jardiniers de radio et de télé ne se privent pas pour le dire.
Avec des feutres usés pour CD et un peu de temps à perdre, j'ai fait mumuse avec les 4 couleurs à ma disposition, d'abord en dessinant de gros yeux puis en poursuivant (avec plus ou moins d'inspiration). C'était l'occasion de retrouver un peu son âme d'enfant, style bricolage d'été après avoir vu Croque Vacances.
Donc ce que j'ai fait, c'est pour la démo, et pour le reste, mieux vaut laisser cette tâche à des enfants.
Quant à l'efficacité de ces dessins sur les oiseaux opportunistes, ça reste à démontrer.
Pour la ficelle, j'en ai utilisé une qui est en fait trop épaisse. Une plus fine permet aux effaroucheurs de mieux tourner sur eux mêmes, ajoutant de l'effet de surprise.
jeudi 25 mai
Test DVD "Guerre et Paix dans le Potager"

Diffusé sur France 3 en mars dernier, et sorti en DVD il y a 2 semaines, "Guerre et Paix dans le Potager" est un documentaire qui retrace une année de jardinage dans le potager du Moulin en Bretagne. Mais la famille qui y jardine, respecte certaines règles respectueuse de l'environnement : pas de pesticides, pas de pollution des sols.
A l'achat du DVD, déjà un mauvais point. J'ouvre un premier emballage dans lequel se trouve l'étui en carton qui renferme le boitier du DVD ... encore sous emballage plastique. Deux emballages plastiques pour un seul DVD, c'est un emballage de trop. Pas très respectueux de l'environnement tout ça ...

Le menu
Autre point faible, le manque de bonus que permet le format DVD. Pas de making-of, pas de bêtisier, rien de plus que le documentaire. Seule la possibilité d'avoir une piste sonore sans commentaires est relativement originale. On a alors l'impression de voir "Microcosmos dans le Potager".
"Guerre et Paix dans le Potager", tel qu'il a été diffusé sur France 3, reste découpé en 2 parties de 52 minutes, la première couvrant la période d'avril à juillet, et la seconde d'août à novembre. Je ne vais pas m'apesantir sur les images, elles sont magnifiques.

Vue du jardin
Les commentaires humoristiques suivent et rythment la vie du jardin au fil des saisons, avec ses alliés et ses ennemis. On retrouve certains acteurs de mon blog, c'est-à-dire les pucerons, les perces-oreilles, les limaces, les coccinelles, les campagnols, etc, etc,... D'ailleurs la caméra utilise la plupart du temps un angle subjectif, au ras du sol, dans la même situation que la faune du jardin.
Petit détail. Si dans ce documentaire,on apprend que le mulot et les limaces doivent subir l'exil dans un pré voisin, que les chenilles de piéride du chou doivent succomber sous l'action de Bacillus thuringiensis, et que les pucerons sont les victimes de nombreux prédateurs, par contre il n'est rien dit du devenir des doryphores et de leurs larves après qu'ils aient été enlevés des feuilles de pommes de terre. Il reste toujours difficile de rappeler la dure réalité que l'homme aussi est un prédateur.

Les limaces prises au piège
Ce documentaire sonne juste. Ce potager de 20 mètres par 20 a tout du potager qui a du vécu. Par exemple, pour faciliter l'utilisation de la brouette, les voies de passages sont recouvertes de planches ou de débris végétaux. Les sorties nocturnes, pour surveiller le jardin, m'ont également fait remarquer que je le faisais sans m'en rendre compte, au moment de sortir ma chienne.

Le Rallye des Brouettes
Ce qui est aussi "agréable" est de voir aussi des jardiniers qui ont de l'expérience, mais qui pourtant se font surprendre par les assauts des mulots ou des limaces ; on se sent moins seul. On assiste au quotidien de jardiniers nous ressemblant en tout point, avec leurs succès et leurs échecs. D'ailleurs, les expériences répétées du jardinier (les mouches blanches dans la serre, l'artichaut infesté de pucerons, l'introduction de larves de coccinelles) rappelle que le jardinage n'est pas une science exacte, qu'il faut toujours se remettre en question, adapter sa technique aux conditions de climat et de sol, et ne pas hésiter à innover si besoin.

L'observation avant la réflexion
Ce DVD s'adresse aussi bien aux petits qu'aux grands. Les enfants y découvriront le jardin comme un endroit grouillant de vie, et les adultes pourront en prendre de la graine soit pour se lancer dans le jardinage bio, soit pour parfaire quelques une de leurs connaissances. Je pense que ce DVD peut être l'occasion de passer un bon moment en famille.
Besoin pressé d'acheter un cadeau pour la Fête des Mères ou manque d'idée pour la Fête des Pères ? vous tenez peut-être là une solution à votre problème.
En conclusion, ce DVD est le moyen de passer un moment agréable face à de belles images, avec une musique qui finit par rester en tête, tout en apprenant quelque chose.
A voir. Et revoir.
Prix du DVD : environ 20 €
Liens :
le site du documentaire.
en vidéo à la demande.
Conjuguons le temps des cerises : le passé
Aujourd'hui, voyons ce que je vais devoir faire avant la récolte des cerises.
Sur les arbres à production précoce les cerises commencent à avoir une couleur appétissante, et pas seulement pour moi. Il faut que j'agisse.
Je ne m'étalerai pas sur les traitements contre les mouche du cerisier. J'ai 2 cerisiers, un précoce et un tardif. Le précoce, un Burlat, sur lequel les cerises sont en train de murir actuellement, ce qui est trop tôt pour la mouche, n'est donc jamais véreux. Le tardif l'est toujours. Mon choix est fait, je ne consomme pour ainsi dire quasiment pas de cerises de ce dernier (ou alors avec précaution). Sinon les pièges à phéromones sont à mettre mi-mai pour une action fin mai.
Par contre le griottier n'est pas du tout concerné par cette menace.
Contre les pucerons, les logements de ses prédateurs dont les forficules (perce-oreilles), sont en place. Il s'agit d'un pot de
terre cuite rempli de fibre de bois, de paille ou d'herbes sèches.
Pour éloigner les oiseaux, je vais devoir préparer des effaroucheurs.
Et pour le reste, je prépare le matériel : échelle et/ou escabeau, le panier et le crochet qui va avec, éventuellement la scie à élaguer.
Sans oublier les recettes de clafoutis, de cake, de cerises au vinaigre et à l'alcool, de confitures, de sirop, etc, etc, ... et le dénoyauteur. On a souvent la fâcheuse tendance à égarer cet ustensile à l'approche du moment où on va s'en servir ...
Chères cerises, amenez-vous, je suis fin prêt.
mercredi 24 mai
Cétoine sur Sédum
Pour une fois je vais faire de la concurrence à Pixelandre,avec une belle photo.
C'est une Cétoine Dorée qui crapahute sur les feuilles d'un Sédum Blanc, ce qui n'est pourtant pas dans ses habitudes.
La Cétoine Dorée aime bien déguster quelques pétales de fleurs de temps en temps. Long d'environ 2 cm, genre bombardier volant, je le laisse pourtant agir comme bon lui semble. Pourtant il ne s'attaque pas à des nuisibles du potager, et n'a pas grande utilité. Mais cet insecte est tout simplement beau. Et pour moi, un beau jardin est un jardin où non seulement les végétaux sont en valeur mais aussi la faune. Une cétoine dans un wégélia, c'est comme une boule de Noël dans son sapin : ça sert absolument à rien et pourtant on aime bien.
Il y a pas mal de Cétoines Dorées dans mon jardin, et il y a une très bonne raison pour cela, mais ce sera pour un prochain billet.
Pour être sûr de l'espèce de Sédum dont il peut s'agir, je me suis renseigné. Il s'agit du Sédum Blanc. Celui-ci est très apprécié de papillons tels que l'Apollon. Ce papillon existe rarement en-dessous 700 m, ce qui est assez cohérent, étant donné que le sédum est plutôt une plante de montagne. Mais pas de bol, je me trouve bien en-dessous de cette altitude, et je ferai donc l'impasse sur ce papillon.
En toute discrétion.
Cette année j'ai failli pensé que l'un des nichoirs n'était pas occupé. La dernière fois que c'est arrivé, c'est lors de sa première installation. J'avais opté pour un trou d'entrée avec un diamètre adapté aux mésanges bleues. Mais, depuis de précédentes nichées, les mésanges bleues s'étaient faites rares. Et pour avoir des nichées de mésanges bleues, il faut qu'il y ait des mésanges bleues dans les parages. Logique.
J'ai changé l'entrée amovible pour qu'elle soit adaptée aux mésanges charbonnières. Et depuis 2-3 ans, chaque année j'ai pour corvée de vider la mousse, brindilles et autres saloperies dont ces piafs ne cessent d'en bourrer le nichoir.
Ces jours-ci, j'ai vu quelques jeunes de mésanges charbonnières. Mais je n'avais pourtant pas constaté de mouvement autour du nichoir en question. Une année sans ? Et bien non, une année avec. Par hasard, j'ai entendu des oisillons crier à tue-tête, puis un adulte sortir.
La nichée se fait généralement entendre quand un adulte arrive avec de la nourriture, chacun des jeunes réclamant à gorge déployée la part qui lui revient.
Dimanche dernier, je me suis mis à l'affût (avec mon pitoyable Nikon à 2 mégapixels et son zoom x3). Puis au bout de quelques minutes, les adultes ont fini par arriver ensemble (photo de droite), l'un avec un insecte dans le bec, l'autre avec le bec vide. Ce dernier est venu à plusieurs reprises, tapoter à l'entrée, entrer puis sortir du nichoir. L'autre se tenait à distance. J'avais l'impression que les adultes essayaient de faire sortir les jeunes, histoire qu'ils prennent leur indépendance en même temps que leur envol.
Le couple de mésanges avaient porté leur choix sur ce nichoir, aménager l'intérieur, couver et élever les petits, et maintenant les jeunes étaient prêts à sortir. Et moi, je ne me suis rendu compte de leur manège à aucun moment.
On est en période de remise de récompense, je leur décerne donc La Palme d'Or de la Discrétion, pour le film :
L'Entrée de la Mésange Charbonnière
(Très-Très-Court-Métrage Muet en Gif)
dimanche 21 mai
Ancolies de par ici
En lisant les billets sur les Ancolies du Jardin de Sophie, je me suis dit "Et qu'en est il de celles de mon jardin ?"
Réponse : elles vont plutôt bien. Mais ce n'était pas gagné.
Depuis plusieurs années, à chaque printemps je pouvais voir ces vivaces réapparaître, toujours nichées entre des pierres ou des pavés. En plus de ça, elles se ressèment facilement.
Mais il y a 2 ans, l'hiver avait dû être doux ou quelque chose dans ce style-là, parce que toute les feuilles des ancolies étaient dévorées par des petites chenilles vertes. C'était la toute première fois que je voyais un tel dégât sur des ancolies. Sans feuilles beaucoup ont dépéri.
Les ancolies ont eu du mal à s'en remettre : l'an dernier elles se sont faites rares.
Aujourd'hui, ça rentre dans l'ordre. Tranquillement, je les vois reprendre leurs anciennes places.
samedi 20 mai
Fougère & Fougère
Avant-hier j'ai eu une agréable surprise. Mais pour expliquer le pourquoi du comment, il me faut revenir quelques années en arrière.
Le feuillage dense du chêne fait qu'en dessous il y a peu de lumière et qu'il fait frais. Ce qui y sert de pelouse y était donc de plus en plus clairsemée. Ce qu'il fallait, c'était aménager un semblant de sous-bois. Donc, il y a 3-4 ans, j'ai acheté des fougères en pot Matteucia struthiopteris et Dryopteris erythrosora.
Apparemment, cet endroit toujours à l'ombre et bénéficiant seulement de lumière indirect, devait leur convenir. Si Dryopteris végétait un peu et tardait à démarrer, Matteucia profitait de la situation pour drageonner et s'étendre.
A noter que pour les diviser, il suffit de séparer et transplanter les drageons produits par Matteucia, alors que pour Dryopteris il faut y aller à la bêche et diviser la motte.
Mais voilà, pousser sous un chêne n'est pas chose évidente. Le feuillage, large et dense, laisse passer vraiment peu de lumière et arrête une grande part des pluies. Donc en dessous il y fait sombre, frais et sec. Ca convient à Dryopteris mais pas à Matteucia, qui, en période de temps chaud, finit par sécher sur place si je ne l'arrose pas.
Au printemps 2005 je décide donc de déplacer Matteucia et de mettre à leur place des mottes de Dryopteris. Les fougères déplacées se trouvaient désormais sous l'ombre plus claire et plus humide d'un bosquet de bouleaux. Tout allait bien jusqu'à ce qu'arrive l'été, qui malgré un arrosage régulier, a fini par griller les Matteucia les unes après les autres. Je les croyais perdues corps et "âmes" et à jamais.
Avant-hier je me suis rendu compte que, pour la plupart, elles étaient revenues avec une nouvelle vigueur et sans que je m'en occupe. C'est bon signe : ça signifie simplement qu'elles sont maintenant au bon emplacement, celui pour lequel elles sont adaptées, et qu'elles n'ont pas besoin de moi.
Matteucia struthiopteris
Dryopteris erythrosora
Désormais, je vais finir par me retrouver avec, non pas un, mais deux sous-bois : un sous-bouleau et un sous-chêne. Ce ne sera pas pour tout de suite, mais je crois que de toute façon, j'arriverai à faire avec.
vendredi 19 mai
Suivez Le Lapin Blanc ...
Parce que parfois les moteurs de recherche n'envoient pas toujours vers la bonne page, parce que dans toute une floppée de billets il est difficile de savoir lequel renferme la bonne info, et parce qu'il y a plein d'autres raisons,...
... j'ai créé un index où chacun peut aller piocher ce qu'il souhaite, avec un peu plus de précision.
Pour cela il suffit de suivre le lapin blanc qui se trouve en haut de chaque page comme ceci :
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Et pourquoi un lapin blanc ? A cause d'Alice aux Pays des Merveilles ? Oui, mais pas directement. C'est plutôt en rapport avec Matrix et le DVD, où en plein milieu du film un lapin blanc apparaissait, sur lequel on pouvait cliquer et qui dévoilait les coulisses du film.
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