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jeudi 20 octobre

Et la médecine, elle est bio ?

La médecine, bio ? Apparemment c'est un pléonasme, la médecine étant l'art de soigner le vivant, et bio signifiant vie. Dans le contexte de ce blog, bio signifierait plutôt "qui préserve l'environnement".

L'impact de la médecine sur l'environnement

Or la médecine ne protège pas systématiquement l'environnement, et bien fréquemment au contraire (et surtout dans son usage vétérinaire).
En Inde et au Pakistan, l'utilisation dans les élevages d'un médicament, le diclofénac, un anti-inflammatoire, associée à une pratique traditionnelle de laisser les carcasses aux charognards, met en péril l'existence de 3 espèces de vautour (en plus de l'odeur pestilentiel des cadavres en décomposition).
Plus près de nous, l'utilisation à mauvais escient d'antibiotique dans les élevages, conduit au développement de résistances chez les bactéries pathogènes. L'administration ultérieure de ces antibiotiques sera alors de moins en moins efficace, aussi bien chez les animaux traités auparavant que chez l'homme.
Je me souviens même avoir lu un article qui supposait que la prise de vermifuge par le bétail, bovins et chevaux, pouvait être plutôt lourde de conséquence. Ces vermifuges incomplètement métabolisés par l'animal, se retrouvent alors partiellement dans les excréments, et empêchent alors les larves de mouches de coloniser bouses et crottins. Plus aucune décomposition des excréments, je laisse imaginer la suite.


Les médecines traditionnelles

Aussi peut-on se tourner un peu plus vers les médecines traditionnelles.Il y a déjà un objectif économique à faire cela.
La médecine traditionnelle, quelle que soit son origine, s'est développée de manière empirique, contrairement à la médecine dite occidentale fondée sur les sciences. La botanique s'oppose à la biochimie, et les opposés se rejoignent. l'industrie pharmaceutique cherche à exploiter les plantes, et leurs molécules (qu'elle souhaitera surement breveter). En attendant, jusqu'à maintenant, et grâce à leurs médecines traditionnelles, les pays en voie de développement peuvent espérer s'affranchir d'une certaine dépendance économique vis à vis des industries pharmaceutiques. Mais ça vaut la peine de rappeler que cette situation de dépendance vient à changer, notamment par la production de médicaments génériques par les pays qui en ont besoin, tout comme l'Inde (cas actuel du Tamiflu).

Globalement les médecines traditionnelles ont bonne presse. Quasiment chaque pays a la sienne, souvent en fonction de sa flore locale. Elles ont été longtemps le symbole d'un savoir oublié, voire méprisé par la Science, et signe d'espoir pour certains (d'où parfois la présence de mouvements sectaires dans ce domaine). Maintenant elle recouvrent leurs lettres de noblesse.
Par chez nous, c'est souvent appelé Remèdes de Grand-Mère. Qui n'a pas pris une petite camomille, pour se calmer ou pour s'endormir plus facilement. Un mal de gorge ? En attendant la visite chez le médecin, une infusion avec quelques clous de girofle, antiseptiques et anésthésiants, et voilà la douleur calmée pour quelques heures. Et l'aspirine ? un extrait d'écorce de saule. Et ainsi de suite, la liste est longue.
Dans d'autres pays, ces médecines ont plus d'importance.


Le Kalaripayat

Le kalaripayat est une technique de combat qui trouve son origine dans la région de Kérala en Inde. Il est même considéré comme l'ancêtre des arts martiaux asiatiques. Pour éviter les accidents corporels et prévenir les accidents musculaires et articulaires, les maîtres devaient apprendre les techniques de guérison.
Ainsi à la fois pour le combat et pour les soins, on devait avoir la maîtrise des points vitaux (marmah), de la science du système nerveux, et de l'anatomie. Et en plus de techniques de massages qui en découlent, ces "médecins-guerriers" ont une connaissance d'une médecine des plantes, la médecine ayurvédique, prépondérante en Inde.


La médecine tibétaine

La médecine tibétaine est déjà plutôt originale dans la façon dont se fait la consultation : la main droite du médecin prend la main gauche du patient, et la main gauche le poignet droit. A chaque doigt du médecin correspond une veine liée à un organe. Le médecin se fait une idée de l'état du patient quand il prend le pouls et observe les vibrations et le souffle à l'intérieur des veines.
Selon la médecine tibétaine, il y a trois éléments : l'humidité, le mouvement et la chaleur. Il y a des maladies de l'air,  du feu de l'eau ou de la terre. Les médicaments sont composés de plantes (parfois plusieurs dizaines). Les 6 goûts que contiennent ces plantes sont essentiels pour fabriquer les médicaments. Ces goûts possèdent 8 pouvoirs différents : lourdeur, brillance, fraîcheur, conquête, légèreté, rugosité, chaleur, coupant. Les 6 goûts correspondent aussi à : terre & eau, feu & terre, eau & feu, eau & air, feu & air, terre & air. Ces 4 éléments produisent 6 goûts différents : sucré, acide, salé, piquant, amer et le goût du myrobolan.
En prenant en compte les 6 goûts possibles dans différents plantes, la médecine décrit différents mélanges de plantes, dont le padma 28. Dans le padma, une substance aurait un pouvoir très antioxydant qui inhiberait la destruction des cellules et "nettoierait les vaisseaux". Une autre substance tibétaine inhiberait la prolifération des cellules cancéreuses, induisant une rémission du cancer le rendant opérable.
Une première hypothèse de l'action de ces médicaments, suggère que l'ensemble des substances fait que leur effet est décuplé et vu qu'elles sont en petites quantité, les effets secondaires sont minimes.
Une autre hypothèse part du principe qu'intervient un rayonnement corpusculaire émis par les cellules. Un peu long à développer, mais pour résumer, les médicaments modifierait l'énergie rayonnante (la lumière) émises par les cellules. Ils n'agiraient pas sur la maladie, mais pousseraient l'organisme à se défendre.
Si on ajoute à cela la pilule précieuse, on comprend que des sectes essaient de s'approprier ces techniques qui frôlent la superstition.

En conclusion

Les médecines traditionnelles ont des siècles d'existence, d'essais divers, d'échecs et de réussites, d'expériences. C'est pour cela qu'elles réservent quelques surprises que la science contemporaine a du mal à expliquer.
Néanmoins, il est possible que la médecine de demain soit à mi-chemin entre celle traditionnelle et celle occidentale, une symbiose des deux pour obtenir de meilleurs résultats tout en ayant moins d'effets secondaires (sur le patient comme dans l'environnement).

Un rendez-vous télévisuel : Samedi 22 octobre à 20h40 sur ARTE "Le Voyage du bouddha bleu" découverte de la médecine tibétaine.

Pondu par Din_Diu vers les 22:21:00, ce billet de la catégorie "Les Sciences" fait l'objet de 0 commentaire(s) .

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